lundi, juin 01, 2015

Mesclun : Juppé fausse droite vrai con, résistants à la gomme, Hollande dans l'erreur

André Bercoff : «la primaire ouverte, piège à cons»

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Les mots avaient donc un sens. Jusqu'à ce qu'un esprit, aimablement pervers, invente la primaire «ouverte»: les partis politiques n'étant plus ce qu'ils étaient, et la ferveur militante ayant pris quelques coups dans l'aile suite à la soi-disant désaffection du peuple, il importerait de faire voter le maximum de Français pour désigner le candidat de telle ou telle formation à la prochaine élection au sommet de l'État. Quelques esprits simplets et basiques essayèrent de faire preuve de bon sens: s'il s'agit d'un homme ou d'une femme qui doit conduire son parti à la victoire, ne faut-il point, en toute équité, que ce soit uniquement et exclusivement les adhérents dudit parti qui aient leur mot à dire? Après tout, ceux qui cotisent régulièrement, qui organisent et assistent aux meetings, qui collent les affiches, qui entretiennent les permanences, qui vont, qu'il pleuve ou qu'il vente, arpenter marchés et préaux, trottoirs et immeubles, afin de porter la bonne parole électorale, ne sont-ce pas ces vaillants laboureurs du quotidien qui devraient avoir le privilège de choisir ?

[…]

Eh bien non. En vue des élections de 2007, il fut décidé, du côté de la rue de Solferino, que toute personne qui paierait une somme modique et qui adhèrerait à une profession de foi aussi vague que possible, aurait, du jour au lendemain, le même droit qu'un militant encarté depuis dix ou vingt ans. I

[…]

[…] il reste que cette démarche de primaire «ouverte» est une faute. Pis: une insulte à tous ceux pour qui l'engagement politique est autre chose qu'un aller-retour, tous les cinq ans, au bureau de vote. En mai 1968, les gauchistes criaient: «élections, piège à cons». Il semble que ce slogan soit devenu contagieux et en dise long sur la décomposition avancée d'idéaux politiques devenus marques de fabrique.
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