dimanche, juillet 12, 2015

Après Mélenchon, après les Français, Tsipras, un autre baisé de Hollande

Il se dit de plus en plus que François Hollande, c'est-à-dire, qu'on le veuille ou non, la France, a laissé croire aux Grecs qu'il les soutiendrait pour mieux les lâcher en rase campagne afin de complaire aux Allemands. J'ai honte.

François Hollande est coutumier de ces petites habiletés de sous-chef de bureau au conseil général de Corrèze. Et son compère Moscou-Vichy, ça ne vole pas plus haut. C'est pas des aigles qu'on a élus.

Il l'a fait au PS, avec Mélenchon par exemple.

Je ne me souviens plus des chiffres exacts mais l'esprit y est : Mélenchon, membre du PS, souvenons nous, dépose une motion au congrès du parti et François Hollande, premier secrétaire, lui promet (tout le monde sait que les scores sont magouillés) que sa motion fera plus de 10 %, pour sauver la face. Au final, Mélenchon fait 4 % et voue depuis une haine inextinguible à François Hollande.

Quant aux Français, nous nous sommes tous faits baiser, surtout les crétins qui ont voté pour lui, inutile que j'insiste.

Maintenant au tour de Tsipras.

Je n'en peux plus de toute cette bassesse, de ces minables finasseries de petit arrangeur, de ces magouilles de commis aux choux farcis. Et je suis d'autant plus frustré et amer que je dois reconnaître que toutes ces manières de pourriture lui réussissent, au moins à court terme : François Hollande est président de la république et il n'est pas exclu qu'il soit réélu en 2017. Quant au long terme ... après moi, le déluge.

Je sais bien que la politique n'est pas propre, mais il y a des limites. Comme disait Herriot (1), la politique, c'est comme l'andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop. Aujourd'hui, l'odeur de chiottes venant de l'Elysée devient incommodante. C'est -comment dire ? - nauséabond !

On peut se consoler avec De Gaulle : «En politique, il arrive quelquefois qu'un geste conforme à l'honneur soit un bon investissement de long terme». Piètre consolation.

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(1) : deux anecdotes peu flatteuses sur Herriot : au printemps 1940, il était surtout préoccupé de sa ville de Lyon, qu'il voulait déclarer ville ouverte afin de lui éviter la destruction. En 1945, il refusa un poste ministériel proposé par De Gaulle en arguant que sa priorité était de reconstruire le parti radical. Conclusion gaullienne : «Je lui parlai de la France, il me parla du parti radical». Bref, un minable. Un minable important, qui compte, mais un minable tout de même. Comme Hollande.

Tiens, il me rappelle aussi Juppé : normalien, maire d'une grande ville, mais étroit, étriqué, incapable d'élévation et de caractère (ne pas confondre le caractère et l'ego : l'ego, Juppé en a a revendre, mais aucun courage intellectuel, prêt à toutes les soumissions, européistes, islamistes, etc).




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