mercredi, juillet 08, 2015

Euro : le piège européiste est très efficace

Les Attali, Delors, Giscard et compagnie sont de piètres gouvernants, en revanche comme salopards tordus, ils se posent là.

L'Euro est un piège redoutable, les pièges à loups sont des bricolages d'amateurs à coté.

Comme l'écrit Alexis Feertchak, l'Euro serait un club mutuellement profitable à ses membres, la Grèce en serait sortie depuis longtemps sans trop de fracas (l'Italie et la France aussi). Mais l'Euro n'est pas un club, c'est une construction idéologique destinée à piéger les peuples dans l'européisme.

C'est un piège sophistiqué à triple mâchoire :
  • un flou juridique volontaire sur la sortie de l'Euro (alors que n'importe quel règlement intérieur de club de pétanque a des clauses de sortie) qui entretient l'incertitude.
  • une pression délirante de la classe jacassante, unanime à hystériser la situation, alors que les avantages et les inconvénients de la dissolution d'une union monétaire n'ont aucun mystère.
  • La grande force de l'Euro est le fait accompli. On nous fait croire que la sortie de l'Euro est le saut dans l'inconnu, ce qui est faux (voir le point précédent).
En cas de sortie de l'Euro de la Grèce (ou d'un autre pays), voilà ce qui va se passer :
  • bordel pendant six mois à un an, le temps de ré-introduire la nouvelle monnaie. 
L'administration émet en attendant des bons de paiement. L'Euro et la nouvelle monnaie sont en circulation. Forte dévaluation de la nouvelle monnaie. Beaucoup de fraudes. L'Euro est thésaurisé (loi de Grisham) et, si la banque centrale est rigoureuse pour ne pas transformer la nouvelle monnaie en monnaie de singe, la circulation de l'Euro s'atténue puis disparaît. Le fond de la misère est atteint environ six mois après la sortie.
  • dopée par la dévaluation et en raison du rattrapage à effectuer, l'économie se redresse «miraculeusement».
  • enfin, la troisième étape : le destin assumé souverainement. Soit le gouvernement a profité de la dévaluation pour réformer (cas du Chili, de l'Islande et de la Suède, par exemple), soit le gouvernement s'est laissé aller à des expédients démagogiques et un cycle de misère recommence.
Je cite le Chili à dessein. D'une part, ce n'est pas un pays nordique, d'autre part, je ne suis pas sûr que le processus que je décris se fasse démocratiquement à toutes les étapes. La résolution du dilemme «l'horreur sans fin ou la fin de l'horreur» est très douloureuse.

J'ai employé l'image du piège, on peut aussi employer celle de la cocotte-minute : plus on souque le couvercle, plus l'explosion finale est violente, mais les coupables ne sont pas ceux qui ont fait exploser, ce sont les souqueurs de couvercle.

Au fait, voici ce que Google m'a donné en tapant «piège», ça ne ressemble pas du tout à l'Euro :


















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