samedi, juillet 04, 2015

Non, la Grèce ne joue pas sa survie

J'en ai un peu marre de lire d'énormes conneries, dans un sens ou dans l'autre, sur la Grèce.

Jean-Marc Sylvestre, qui n'en rate pas une, nous dit dans Atlantico que La Grèce joue sa survie mais l'Europe aussi.
  • au sens littéral, c'est absurde : il faut plus qu'une crise économique pour faire disparaître une nation. La Grèce ne joue pas sa survie.
  • même si on prend en considération que c'est une hyperbole, ce titre est crétin. Rien ne permet d'affirmer que la sortie de la Grèce de l'Euro serait une catastrophe de moyen terme. Quant au court terme, l'expérience prouve que les peuples s'adaptent toujours et que l'on a plus peur avant l'épreuve qu'une fois qu'on est bien dedans.
En revanche que «l'Europe», c'est-à-dire l'utopie technocratique Union Européenne, joue sa survie est une possibilité. Son assise charnelle, sentimentale, celle qui permet de passer les tempêtes, est très faible. Même cela, la fin de l'UE, je n'y crois pas.

Quel que soit le résultat du referendum, le soleil se lèvera sur l'Acropole mardi matin. Et les Grecs souffriront, surtout ceux qui ne sont pas fonctionnaires.

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