lundi, août 10, 2015

Racket fiscal : c’est aussi une religion

Exil fiscal : les départs s'accélèrent chez les hauts revenus

La phrase qui m’intéresse dans cet article est celle-ci :

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En novembre dernier, dans une lettre adressée à la Commission européenne, le ministre des Finances, Michel Sapin, avait indiqué vouloir tout mettre en oeuvre pour «accélérer et renforcer la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale».
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Fascinant ! En effet, l’optimisation fiscale est légale, et même de bon sens, tandis que l’évasion fiscale est illégale. Et pourtant, d’après notre ministre, il faudrait lutter contre les deux d’égale manière. Etrange confusion. Or, cette confusion n’est pas un accident, puisqu’on l’enseigne aux contrôleurs fiscaux, à qui l’on apprend que l’évasion est le début de la fraude.

Est-ce à dire qu’en matière fiscale, respecter la loi ne suffit pas, aux yeux des étatistes ?

Il n’y a qu’un domaine où pareille confusion a un sens : la religion. Ne pas être un saint, c’est déjà glisser sur la pente du péché. Le pape François l’a martelé : quand vous faites un don à l’Eglise, il doit vous faire mal et malgré tout donné de bon coeur. Il est donc mal venu de « l’optimiser ».

N'oublions pas que les socialistes ont fait passer un projet de loi, retoqué par le conseil constitutionnel, disant que si vous avez le choix entre plusieurs dispositifs fiscaux, vous devez choisir le plus onéreux pour vous. Le pape François n'aurait pas désapprouvé cette approche pénitentielle de l'impot.

Nous sommes tout à fait dans les thèses expliquées par Serge Schweitzer. Le racket fiscal est une odieuse ponction des puissants sur les faibles, mais c’est, aussi, une offrande propitiatoire au dieu Etat.

Les ministres sont des escrocs, mais, aussi, les grands prêtres de leur propre escroquerie. Comme c’est pratique !

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