vendredi, septembre 04, 2015

Bébé mort : Sydney confortée dans sa politique

Comme quoi on peut avoir diverses interprétations d'un événement. Vous ne serez pas étonnés que je penche pour l'interprétation australienne.


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Bébé mort : Sydney confortée dans sa politique

Par LeFigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 04/09/2015 à 09h08 | Publié le 04/09/2015 à 09h03

Les images insoutenables d'un enfant syrien mort noyé rappellent la nécessité de mettre fin aux activités des bateaux des passeurs et confortent la politique d'immigration extrêmement restrictive de Canberra, a déclaré aujourd'hui le Premier ministre australien. Les photographies du corps d'Aylan Kurdi, âgé de trois ans, échoué sur une plage turque au moment où l'Europe est confrontée à la plus grave crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale illustrent le caractère «malfaisant» du trafic d'être humains, a déclaré Tony Abbott à la presse.

Après son arrivée au pouvoir en septembre 2013, son gouvernement conservateur avait organisé par l'intermédiaire de l'armée le refoulement systématique des bateaux de migrants qui arrivent dans ses eaux. «C'est une photographie absolument déchirante que (...) pas un seul parent ne peut voir sans se sentir dévasté», a dit le chef du gouvernement. «Je sais qu'il y a de l'intérêt pour la politique mise en place par l'Australie parce que si on met fin à l'activité des trafiquants, alors forcément il n'y a plus de décès en mer. La chose la plus humaine à faire à moyen et long terme c'est d'anéantir ce trafic malfaisant». La politique australienne comporte deux volets. Les bâtiments de la marine interceptent les bateaux transportant des migrants et les renvoient vers leur point de transit, souvent vers l'Indonésie. 

Les migrants qui parviennent à gagner les rives de l'Australie sont placés dans des camps de rétention sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou sur l'île de Nauru, dans l'océan Pacifique.



Même si leur demande d'asile est considérée comme légitime après instruction de leur dossier, Canberra ne les autorise pas à s'installer en Australie [cette phrase est une remarquable désinformation de l'AFP, prise en flagrant délit]. La seule option qui s'offre à eux est le retour dans leur pays, la vie dans les camps de rétention dans les îles ou au Cambodge, pays pauvre avec lequel l'Australie a conclu un accord. L'Australie dit que cette politique est un succès dans la mesure où aucun bateau n'est arrivé depuis un an et qu'aucun décès en mer n'a été signalé. Vingt bateaux transportant 633 migrants ont été refoulés depuis 2013. Les défenseurs des droits de l'Homme qualifient de «désastre» le placement des réfugiés en camps de rétention, citant les nombreux abus qui y seraient commis.
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