lundi, novembre 16, 2015

Hollande, démission ! (2)

Une excellente question d'Eric Verhaeghe :

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La guerre contre la majorité

Une fois de plus, la réaction de François Hollande touche la majorité : l’état d’urgence remet en cause les libertés de tous les Français. En revanche, il ne semble pas vouloir s’intéresser aux groupes spécifiques qui servent de terreau au terrorisme. Rien sur la montée de l’islamisme. Rien sur le rappel aux règles dans les quartiers où la haine du pays se transforme en doctrine officielle. Rien sur cette France des faubourgs qui remue aujourd’hui.

Le souci de François Hollande est-il de contrôler le pays, gens honnêtes compris, ou de gagner la guerre qui s’engage ?
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Question que j'ai déjà soulevée avant même les attentats : Tabous et tabous.

Je persiste à penser que l'Etat, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, est le pire ennemi de la France. Spécialement avec des Hollande, des Taubira, des Valls, des Vallaud, à sa tête.

Roland Hureaux, dans cette fausse lettre de François Hollande aux djihadistes est encore plus saignant que moi :

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Oui, la France a indirectement apporté beaucoup plus d'aide qu'on ne le croit aux djihadistes par sa politique en Syrie. Voici ce que le président de la République François Hollande pourrait presque écrire à l'Etat islamique.

LETTRE DE FRANCOIS HOLLANDE AUX DJIHADISTES

         Messieurs les djihadistes,

Permettez moi de vous le dire. Vous y êtes allés un peu fort.

Non,  je ne méritais pas cela, la France ne méritait pas cela.

Après les attentats que vous avez organisés  à Paris ce 13 novembre  au soir, vous avez clamé victoire sur les "croisés" que nous serions.

Vous nous faites injure. La France est une république laïque  qui ne veut avoir rien en commun avec ces gens là. Nous avons renié nos racines chrétiennes : vous comprendrez que nous ne pouvons pas nous voir  appelés croisés sans déplaisir.

D'ailleurs les croisés , les vrais, combattaient les musulmans et protégeaient les chrétiens.

Or, nous,   depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, non seulement nous ne protégeons pas les chrétiens, mais nous aidons ceux qui les massacrent. Ne prenez pas trop au sérieux tel ou tel ministre que nos avons dépêché dans les camps chrétiens d'Irak : c'est  d'abord  à usage interne.

Vous le  savez, les gouvenrment français vous ont aidés  depuis quatre ans autant qu'ils l'ont  pu . 

Ayant  réduit année après année, notre budget militaire , comprenez que je ne pouvais pas faire beaucoup plus.  Nous vous avons  néanmoins   envoyé beaucoup d' armes,  y compris létales, et d'autant plus volontiers  que c'étaient nos amis communs de la péninsule arabique, le  roi d'Arabie, l'émir du Qatar  et  les autres émirs qui payaient. Et rubis sur l'ongle.

On a beau être le successeur de Jaurès, il y a de petits bénéfices sur  lesquels nous ne crachons pas, même si ça fait un peu durer la guerre.

Comme certaines de ces armes que nos livrions  étaient assez sophistiquées, nous vous avons envoyé des instructeurs, dont plusieurs anciens légionnaires. Quelques dizaines ont même  été faits prisonniers à  vos côtés quand les    troupes de Bachar el Assad ( honni soit-il !) ont assiégé puis repris la ville de Homs. C'était il est vrai du temps de  mon prédécesseur. Mais aussitôt arrivé au pouvoir, j'ai tâché, vous les avez, de faire  encore mieux que lui.

Nous avons formé dans des  camps d'entraînement  en Turquie et en Jordanie, aux côtés de  nos amis américains, dotés il est vrai de plus gros moyens,  les  jeunes recrues qui vous arrivent d'un peu partout, y compris de France. Il fallait certes sauvegarder les apparences.  Nous les avons qualifiés d'"armée syrienne libre", mais , vous le savez, ces recrues ne vous ont pas manqué: aussitôt formées, la plupart ont rejoint vos troupes.

Il est vrai  qu'entre les  deux principaux groupes que vous constituez, nous aidons davantage Al Nosra que Daesh. Mais vous comprenez que ,  Al Nosra se trouvant aux portes de Damas et  notre objectif prioritaire restant, comme mon ministre Fabius ne cesse de la proclamer,  la chute du régime de Bachar el Assad, c'est eux qu'il fallait aider d'abord. Et puis , je vous le dis, vous les gens de Daesh avez parfois de mauvaises manières :  vous  produisez  des vidéos  sur You Tube chaque fois que vous procédez à des décapitations , comprenez que ça fait mauvais genre : comment voulez-vous nous  vous aidions ? Les gens d' Al Nosra , eux,  ne font pas ça. Ils ont certes la main aussi lourde que vous , surtout  quand ils prennent  un village chrétien ou alaouite, mais ils sont plus discrets. Ils ont même pris la précaution de  changer de nom : ils ne s'appellent plus Al Qaida, ce qui rappelait de mauvais souvenirs  aux  Américains.   Notre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, est même allé jusqu'à dire  qu'ils faisaient du  bon boulot"!  D'une certaine manière, cela s'adresse à vous tous. Mais il est entendu que nous  parlions  seulement de votre action contre Assad, pas ce que vous veniez de faire à Paris, bien sûr.

Puisque le régime d'Assad est  votre pire ennemi,  je vous le dis sans ambages, il est aussi notre pire ennemi. Raison de plus pour vous dire que vous avez exagéré. Au fond, si vous n'aviez pas entrepris ce genre d'action sur notre territoire national, nous avions tout pour nous entendre.

Quand nous avons annoncé au mois de septembre, un peu bruyamment il est vrai,  notre participation à  une grande coalition contre Daesh, il ne fallait pas nous prendre au mot. Cela aussi  était à  usage interne. Le premier bombardement que nous avons entrepris, avant la session des Nations-Unis,  n'a visé qu'un bâtiment vide en plein désert. Depuis, le régime de Damas  nous a interdits d' approcher le porte-avion Charles de Gaulle de ses côtes,  arguant que nous avons bombardé surtout des puits de pétrole  lui appartenant. Sans doute exagère-t--il un peu mais tout de même , s'il le dit,  ne pensez-vous pas qu'au fond,  nous ne sommes pas très dangereux pour vous ?  

Nous avons un autre ami commun , le présidant turc Erdogan . Son parti vient de remporter les élections . Il vous aide de multiples manières, en bombardant vos ennemis kurdes, en permettant aux volontaires venus  du monde  entier de rejoindre  vos rangs - et ils sont de plus en plus nombreux, vous le savez,  à le faire  - , en vous livrant des armes, et même en organisant une filière de départ vers l'Europe des jeunes syriens qui risquent d'avoir  à vous combattre dans les rangs de l'armée syrienne. Cet ami commun, loin  de nous plaindre de lui,  nous avons vu sans déplaisir et en  tous les cas sans la désavouer, Angela Merkel aller le soutenir  ostensiblement avant les élections - de fait,  au nom de l'Europe et donc en notre nom. Les pays  les plus riches de la planète qui forment le G 20  se réunissent dans quelques jours chez lui,  à Antalya. Ce sera une consécration  pour lui. Un proverbe arabe dit que  "les amis  de nos amis  sont nos amis ".  Vous voyez que nous ne  sommes pas ennemis  !

Et d'ailleurs si nous atteignons notre but qui reste  la chute du régime odieux d'Assad, vous pourrez entrer à Damas. Vous avez dit que vous y établiriez la charia : libre à vous. Nous n'interférerons plus alors  dans les affaires intérieures de la  Syrie. Vous pourrez planter le  drapeau du califat à 220  Km de Jérusalem et à 85  km de Beyrouth. Allah est grand ! 

Les  attentats que vous avez revendiqués étaient donc inutiles . Cette fois , je m'adresse à Daesh qui , seul l'a fait ,  mais nous savons votre proximité puisque  vos troupes combattent indifféremment sous l'une et l'autre bannière.

Et , moi, président  Hollande, compte tenu de ma bonne volonté à votre égard, je ne  méritais franchement pas cela. Je vous en supplie, ne recommencez pas, vous me feriez vraiment de la peine.
                                                                  F.H.


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Même le Figaro, qui n'est pas un parangon de rébellion, doute de François Hollande :

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Impitoyable ?

Face à l'épouvantable tragédie qui a glacé d'effroi la France et le monde, François Hollande et Manuel Valls ont su trouver les mots. Qu'ont-ils dit sinon inviter des Français traumatisés par tant de vies fauchées aux cris d'«Allah Akbar» à puiser en eux la force d'âme nécessaire pour relever l'effarant défi du terrorisme islamiste. La France sera «impitoyable» (Hollande) et entend bien «anéantir» ses ennemis (Valls). Soit.

Mais comment faire ? Il suffit de se poser la question pour éprouver l'ombre d'un doute. Car si la gauche au pouvoir entend se donner les moyens de remporter cette guerre, elle doit renoncer à elle-même. Comment François Hollande peut-il, sur le plan judiciaire, lui imposer des procédures d'exception lorsqu'une partie de sa majorité tresse des couronnes à Christiane Taubira, championne revendiquée d'une justice bienveillante et, à entendre certains juges, fière de l'être? On reste sans voix en apprenant que l'un des kamikazes, un Français répondant au nom d'Ismaël Omar Mostefaï, délinquant multirécidiviste, n'a jamais fréquenté la prison. Comment revoir toute la chaîne pénale, durcir l'ensemble de l'arsenal (rétentions, expulsions, interdictions de territoire, déchéances de nationalité) quand le PS se complaît encore et toujours dans une vision rousseauiste de la justice? S'il veut se donner des chances de réussite, François Hollande devra donc dire non à Christiane Taubira et à tout ce qu'elle symbolise.

Il devra aussi dire non à Angela Merkel et la convaincre - comme tentent de le faire certains responsables de la CDU - que sa politique généreuse à l'endroit des migrants constitue une redoutable erreur historique. Qui ne voit que cette grande migration est une aubaine pour tous ceux qui, sur l'autre rive de la Méditerranée, rêvent de faire couler le sang en Occident au nom du grand califat ?

La gauche peut-elle s'avouer ces vérités? Peut-elle concevoir d'abandonner toutes ses lubies (le communautarisme, le différentialisme, le soixante-huitardisme geignard et le droit de l'hommisme sermonneur) qu'elle chérit tant et qui fondent son identité ? Hélas, le doute est permis. Faire la guerre requiert d'avoir derrière soi des guerriers déterminés et sans états d'âme. Et non des troupes qui réclament des pistolets à bouchon quand il faudrait des mitrailleuses. À cette aune, nul n'osera prétendre que la majorité socialiste est la plus à même de mener le titanesque combat contre l'État islamique. Le président de la République devra donc la brutaliser. Et, si la chose est possible, impitoyablement.
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On connaît les décisions à prendre (un article parmi d'autres : Islamisme : les propositions choc d'un groupe de hauts fonctionnaires) et nous savons tous, parce que nous connaissons nos politiciens, qu'elles ne seront pas prises.

Nous continuerons donc l'escalade sécuritaire qui pourrira la vie de tous les Français, cautère sur jambe de bois, parce que nos politiciens ne veulent pas traiter le fond des choses, ce qui nous permettrait de nous débarrasser des fouteurs de merde.

Même le service minimum, à savoir les démissions de Valls, Cazeneuve, Taubira et Fabius, nous ne l'aurons pas.

Dans ses tripes, dans son coeur et dans sa tête, le pays sait qu'il n'est pas défendu. Que la police et l'armée, mal utilisées, sont inutiles.

Un mot plus personnel : je constate que mes analyses d'avant les attentats étaient justes, j'aurais pu écrire ce billet d'après les attentats en copiant-collant des textes écrits avant. Bien loin d'en être satisfait, j'en éprouve un profond désespoir, puisque c'est inutile.

A quoi bon ? Le destin de Cassandre n'est guère enviable.





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