jeudi, novembre 12, 2015

Sorel et Delsol mordent : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas

Malika Sorel et Chantal Delsol mordent :

Les « Illusions perdues » de Malika Sorel

Malika a tout compris. Nos élites ont mis au rencart le peuple français, pour une utopie universaliste de citoyens du monde. «Nous vivons la mise en minorité progressive du peuple autochtone sur ses propres terres. C'est le simple jeu de l'arithmétique, et cela, les élites politiques le savent… Nous ne sommes plus dans un régime de solidarité nationale, mais dans celui, imposé par le haut, d'une solidarité internationale… Politique du dernier arrivé, premier servi.» Non, ce n'est pas un complot, c'est pire, c'est la réalité. Malika est venue, a vu, et a été vaincue. Mais au moins, au bout de cet itinéraire, qui pourrait s'intituler «Illusions perdues», Malika sait. Elle sait que nos élites savaient. Et qu'elles ont voulu ce que, désormais, nous savons.

La France mûre pour un régime autoritaire ?

En ce qui concerne le pouvoir technocratique, ce sont les électeurs de droite qui s'attachent massivement (80 %) à cette idée, ce qui est normal puisque n'ayant aucune conviction particulière, ils pensent sans doute que la politique est quelque chose comme une administration, un vaste bureau qui manie des chiffres [je connais des imbéciles politiques qui correspondent exactement à ce portrait, ce sont les mêmes qui trouvent Juppé «brillant»]. Il faut dire cependant qu'il ne reste plus beaucoup de convictions à la gauche non plus…

Il faut cependant préciser ce que la question elle-même [du remplacement due la démocratie par un pouvoir autoritaire et technocratique pour faire les réformes nécessaires] comporte d'étrange. Si une grande partie des Français souhaitent les réformes, on ne voit pas pourquoi les politiques n'ont pas le courage de les accomplir. En réalité, nos concitoyens savent que les réformes nécessaires sont douloureuses, et que si un gouvernant démocratique les met en oeuvre, ils seront immédiatement dans la rue pour l'en empêcher. Autrement dit, les Français souhaitent qu'on les y force parce qu'ils se savent eux-mêmes sans courage. Ils sont comme un enfant qui réclamerait qu'on l'oblige à boire sa potion parce qu'il n'y arrivera pas de sa propre volonté.

Il vaudrait mieux que les Français, assumant la charge de la citoyenneté, acceptent de leur plein gré les décisions énergiques et amères. Il ne faut pas se contenter de dire que les politiques sont des couards. Il faut ajouter que les Français se comportent comme des enfants.

En comparaison, Christian Vanneste paraît presque fade :

Accueil généreux des migrants ou déclin du courage ?

Soljenitsyne dénonçait le déclin du courage dans son Discours de Harvard et fustigeait les « fonctionnaires politiques et intellectuels manifestant… de l’irrésolution… face à l’internationale de la terreur ». La lucidité de l’écrivain russe éclaire le débat actuel entre la prétendue générosité des uns et le réalisme des autres, entre les Merkel, Juncker, Hollande et Viktor Orban.





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