dimanche, janvier 31, 2016

Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Pourquoi il ne faut pas sauver la Sécurité sociale

Les commentaires du Figaro sous cet article sous d'un provincialisme affligeant. Cela fait penser à Brassens, on a envie de fredonner :

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le vaccin fait par
Leur Sécu même ruinée rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

A part quelques isolés, dont, évidemment, votre serviteur, les commentateurs semblent persuadés qu'il n'y a pas de meilleur système de santé au monde que notre Sécu, ce qui est absolument faux, à la fois dans les résultats sanitaires et dans les coûts. Pour ne prendre qu'un exemple, le système suisse a de meilleurs résultats pour moins cher.

Mais, quand on ne connaît qu'un sytème de santé, c'est forcément le meilleur. Alors on pare son ignorance, sa paresse intellectuelle et son manque de curiosité de grands mots ronflants du genre « idéologie libérale ».

Sans compter l'intérêt personnel bien compris, car ce qui ressort de bien des commentaires, c'est « les autres doivent payer pour moi ».

Le ton courroucé de certains valide l'opinion d'Eric Verhaeghe sur la vénération du dieu Etat-providence. C'est le ton de croyants qui s'offusquent d'un blasphème et non celui de citoyens rationnels qui discutent d'un système de santé parmi d'autres possibles, avec ses qualités et, horresco referens, ses défauts.

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