samedi, juin 25, 2016

It's not the economy, stupid !

On connaît le slogan de l'élection de Clinton « It's the economy, stupid ! ».

Ces dernières décennies, l'économie a servi d'argumentaire à des programmes idéologiques. Or, il ne me semble pas qu'une seule élection ait été gagnée sur des arguments économiques (celle de Clinton ?).

Il faut être riche pour mépriser l'argent (rien ne m'agace plus que le gauchiste pété de thunes qui méprise les arguments « comptables »), je ne méprise donc pas les arguments économiques. Mais ils s'inscrivent dans une perspective plus vaste qu'ils ont souvent pour but de dissimuler.

Je suis donc bien content que les Britanniques aient fait fi des scénarios économiques apocalyptiques qu'on leur promettait en cas de Brexit. Ils ont sans doute montré du bon sens : dans une économie libérale, les individus s'adaptent et il serait vraiment très étonnant que les plus et les moins du Brexit ne se compensent pas. Dois-je rappeler que bien des pays en dehors de l'UE ont un niveau de vie supérieur ?

Par contraste avec la Grande-Bretagne, je suis atterré par le niveau du débat politique en France. Je n'idéalise pas le débat britannique, mais, au milieu de trucs qui ne volaient pas haut, on trouvait l'essentiel : par exemple, on a parlé beaucoup de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et de la Cour de Justice de l'Union Européenne qui sont de véritables scandales démocratiques, dont on ne parle pratiquement jamais en France.

Je suis révulsé, malgré mon mépris insondable pour les magistrats français et ma défiance sans bornes envers le système judiciaire français, qu'un jugement d'un tribunal français puisse être renversé par des gnomes venus dont ne sait où. Nos juges sont pourris, mais ce sont les nôtres.

Que l'économie passe au second plan des débats politiques est une excellente nouvelle.

En attendant, je continue à savourer les têtes d'enterrement des européistes.

Allez, encore un petit coup de Farage :




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