jeudi, août 11, 2016

Apaisement catholique : le choix de la lâcheté

L'apaisement catholique ? Non merci. La réponse au Pape sans ambages de Dabiq, le magazine officiel de l'Etat islamique

C’est une remarque que j’ai déjà faite : l’EIIL mène très largement aux points question argumentaire.

Entre l’EIIL, qui prétend être le véritable islam, et ses contradicteurs qui répètent, à chaque attentat, comme des perroquets, y compris des catholiques et des politiciens dont on se demande bien ce qui les autorise à donner leur avis et d’où ils tiennent leur surprenante compétence islamique, « C’est pas ça l’islam » , il n’y a pas photo. L’EIIL publie des argumentaires charpentés, logiques. Je n’ai pas assez de compétences pour juger du fond mais la forme est intelligente, ils ne se contentent pas d’incantations creuses. En face, c’est léger, léger, léger.

Mon interprétation de ce déséquilibre est simple.

D’une part, je suis convaincu que l’islam est un système religieux, politique et juridique très violent. La position de l’EIIL n’est donc pas dépourvue de vérité, ce qui est plus facile à défendre et à argumenter.

D’autre part, ceux qui nous donnent des cours d’islam sortis d’on ne sait où pour nous expliquer que le terrorisme n’est pas le vrai islam n’en ont rien à foutre de savoir quel est le véritable islam. Leur préoccupation est ailleurs. Ce sont des lâches qui ne veulent pas affronter la violence de l’islam parce qu’il y a 10 millions de musulmans en France et je ne sais combien d’autres millions en Europe. Poser la question de la violence de l’islam revient donc à poser la question de millions de violents potentiels dans nos pays. La question gêne. Alors, par commodité, on décrète que l’islam n’est pas violent. Ce n’est donc pas une conclusion qu’on tire après réflexion, mais un postulat qu’on pose pour ne pas avoir à affronter les emmerdes. On dit ce qu’on a envie d’entendre pour avoir la paix. On comprend alors pourquoi leur argumentaire est si faible.

Sous couvert d'Evangiles, l'attitude du clergé est d'une grande lâcheté.

Comme l'explique très bien Chesterton, les vertus chrétiennes sont devenues folles parce qu'elles vivent séparées.

Si nous les réunissons comme il se doit, nous obtenons un tout autre discours que celui que l'on nous tient actuellement.

La Charité, tendre la joue gauche, très bien. Mais alors, il faut aussi la Foi, l'exigence de Vérité. Autrement dit, les catholiques doivent expliquer sans relâche aux musulmans qu'ils sont dans l'erreur et que leur dieu est un faux dieu et que la seule voie est celle du Christ. Cela , je ne l'entends pas du clergé.

Le Pardon ? D'accord. Mais il faut aussi la Justice, ne pas faire semblant qu'il n'y a pas d'ennemi, il faut désigner l'ennemi et expliquer en quoi il a tort et proposer des solutions pour le ramener à la paix. Cela, je ne l'entends pas du clergé.

D'où mon diagnostic de lâcheté.

Prenons un peu de recul. Le sujet n'est pas nouveau : islam et chrétienté sont confrontés depuis 1400 ans. Saint Bernard et Saint Thomas d'Aquin ont défini les conditions de la guerre juste, autorisée si nécessaire.

Croyez vous que nos évêques, nos cardinaux et notre pape sont meilleurs chrétiens que Saint Bernard et Saint Thomas ? Pour ma part, j'en doute très fortement.


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