vendredi, décembre 23, 2016

Trump et Hollande : où sont les conflits d'intérêts ?

Les journaux gauchistes croient avoir trouvé un nouvel angle d'attaque contre Trump : les multiples « conflits d'intérêts » (comprenez par là mélange des intérêts privés des dirigeants avec les affaires publiques) de la future administration Trump.

Or, il ne semble pas que le public s'en émeuve. Aurait-il, comme d'habitude, compris quelque chose que les journalistes ignorent ?

D'abord, cette histoire de conflits d'intérêts est curieusement hémiplégique. Elle ne concerne que des gens venant du privé. Pourtant, quand, en France, des hauts fonctionnaires de carrière, comme Jospin ou Hollande, déversent des centaines de milliards d'argent volé aux contribuables sur les fonctionnaires pour sauver leur place, les journalistes ne nous parlent pas de conflit d'intérêts. Pourtant, il est gigantesque, maousse costaud, tout ce que pourra faire Trump sera minable à coté. C'est si vrai que, chez nos amis britanniques, un fonctionnaire doit démissionner avant de se présenter aux élections (et un franc-maçon doit se déclarer).

Alors, ces histoires de conflits d'intérêts ne seraient-elles pas un moyen d'interdire aux non-fonctionnaires de s'occuper des affaires de l'Etat ? Premier soupçon.

Et puis, ce conflit d'intérêts, est-ce si grave ?

La monarchie française était un conflit d'intérêts permanent puisqu'il était admis qu'un ministre s'enrichisse à certaines conditions :

1) qu'il ne soit pas en conflit avec le roi.

2) que cet enrichissement ne devienne pas offensant.

3) que sa politique donne satisfaction.

Mais, quand le roi est mécontent, alors la corruption pèse dans la balance. J'aime assez l'idée qu'un ministre puisse se retrouver à Montfaucon ou à Pignerol.

Il ne me semble pas que, sauf peut-être dans ses dernières années, l'ancienne France fût mal dirigée.

C'est là le point essentiel : conflit d'intérêts ou pas, quand on fait la bonne politique, tout passe.

D'où le deuxième soupçon : cette insistance sur les conflits d'intérêts ne serait-elle pas une manière d'avouer que Trump ne laisse pour l'instant que peu de prise à la contradiction politique ?

Bref, les conflits d'intérêts, on s'en fout. On en reparlera si Trump se plante. Les journalo-gauchistes sont une fois de plus en complet décalage.


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