samedi, février 04, 2017

Ferrari a un accident de Collard





Le Goff :

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L'un des phénomènes problématiques est l'existence de journalistes moralisateurs et justiciers qui vivent dans l'entre-soi, tout en se voulant les représentants naturels des pauvres, des victimes, des exclus et de toutes les misères du monde. Ils se font volontiers les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, en même temps que les gardiens de la vertu dans le domaine des mœurs et de la culture postmodernes. Pour ces journalistes, le «gauchisme culturel» est naturel ; ils baignent dedans depuis longtemps et ne s'en sont jamais détachés ; il est partie intégrante de leur identité et de leur image. 

Ces journalistes militants ne cessent de donner des leçons à tous ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, leurs goûts et leurs mœurs, présentés comme une marque du progrès. Leur aspect cool et branché se conjugue avec la figure de l'imprécateur qui désormais prêche dans les médias, dénonçant les mauvaises pensées, les paroles et les comportements qui ne correspondent pas à l'idée qu'ils se font du Bien. Ce journalisme militant a non seulement tendance à se croire le centre du monde, mais il s'affiche volontiers comme un nouveau redresseur de torts apostrophant les puissants et les princes. Un nouveau type de journalisme, qui se veut d'investigation, a évolué dans cette direction. Il est devenu plus agressif dans la façon dont il se met en scène pour apostropher les politiques et tous ceux qui incarnent à ses yeux la figure du dominant, coupant sans cesse la parole en ne manquant pas de se faire valoir par la même occasion.
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Si les journalistes étaient neutres et honnêtes, le comportement de Gilbert Collard serait inadmissible. Mais les journalistes se comportent comme des militants, il faut donc les démasquer en débattant avec eux comme avec un opposant politique et non comme avec un interlocuteur de bonne foi.









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