dimanche, avril 09, 2017

Bientôt sur vos écrans, le suicide de la droite molle

Le suicide de la droite molle est la prochaine étape de la décomposition politique française.

Si nous avons un deuxième tour Macron-Le Pen, les élus de la droite molle appelleront à voter Macron tandis que leurs électeurs voteront Le Pen ou s'abstiendront. La droite molle sera devenue un parti d'élus sans électeurs, comme le centre de Bayrou.

Si Fillon est battu par Le Pen, explosion du parti.

Si Fillon gagne, le suicide sera plus lent mais tout aussi inéluctable (sauf si un autre pays fait éclater l'Euro, prenant la décision que la droite molle est incapable de prendre), car Fillon échouera, plus ou moins rapidement, mais il échouera : il ne veut pas rompre les liens qui nous entravent (Euro, UE, Schengen, OTAN).

Tout cela est d'une logique implacable, il y a une justice immanente : puisque la droite molle se soumet aux oukases de la gauche, autant voter directement pour la gauche, c'est ce qui fait le succès de Macron, ou pour la vraie droite, c'est ce qui fait le succès de Le Pen.

En mai 2017, les Français auront le président qu'ils méritent.

Non pas à cause de cette élection en particulier. On admet qu'il peut y avoir tromperie sur une élection. Les électeurs de Mitterrand en 1981 ou ceux de Sarkozy en 2007 ont de bonnes raisons de s'estimer floués.

Cependant, sur la durée, la tendance est nette. Cette élection est la huitième depuis Giscard d'Estaing, il y a unanimité pour considérer que chaque président est pire que le précédent. Mais, à chaque fois que les Français ont eu l'occasion de renverser la tendance, ils ne l'ont pas saisie.

 Il y a toutefois des Français qui ont plus de responsabilité que les autres dans ce désastre : les élites. Elles ont constamment cherché à fausser les élections. Le problème de fond est là : une partie des Français, la plus élevée, a divorcé de la France.

Notons, comme Zemmour, comme Camus, comme d'autres, que les traitres ont atteint leur but : si la campagne électorale en cours est atroce, c'est parce qu'il n'y a plus de peuple français, mais des communautés, plus ou moins françaises, de plus en plus segmentées, qui ont chacune leur candidat. Prochaine étape : le scénario Houellebecq.

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