dimanche, juillet 09, 2017

Macron : « Pour lutter contre le terrorisme islamique, supprimons le diesel ».

Au G20, Emmanuel Macron a déclaré : « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique ». D'où le titre, ironique, de ce billet.



Si c'est ça, « la pensée complexe » de Jupiter, il vaut mieux effectivement qu'on se passe de conférence de presse du 14 juillet.

Ce n'est pas de la pensée complexe, c'est de la pensée tarée. On comprend bien le raisonnement à deux balles, qui n'a rien de complexe : réchauffement climatique = déplacements de populations = troubles sociaux = terrorisme.

Sauf qu'il est complètement faux : les parents de Mohammed Merah n'ont pas immigré en France à cause du réchauffement climatique et les islamistes ne tuent pas au nom de revendications socio-économiques mais au nom de l'islam.

La cartographie du terrorisme islamique ne correspond absolument pas aux zones de réchauffement, mais aux zones où il y a ... des musulmans.

Le macronide nous sert une énième resucée de ce mensonge que le terrorisme islamique aurait exclusivement, ou principalement, des causes économico-sociales.

Macron fait un superbe non sequitur : il n'y a aucune logique qui mène du réchauffement climatique au terrorisme islamique. Tous les malheureux ne deviennent pas des terroristes musulmans et tous les terroristes musulmans ne sont pas des malheureux. En revanche, l'islam comporte des prescriptions d'une extrême violence et tous les terroristes musulmans s'en revendiquent.

Marine Le Pen a évidemment du bon sens  quand elle dit : « Emmanuel Macron ne voit pas de rapport entre islam et islamisme, en revanche, il voit un rapport entre climat et terrorisme ».

D'ailleurs, même si le raisonnement de Macron était juste, le discours resterait absurde : en effet, la lutte contre le réchauffement climatique ne serait une solution qu'à long terme, il ne serait pas permis pour autant de faire abstraction du court-terme.

Bien sûr, tout le monde a compris le fond de cette tartuferie : la continuation de la politique de l'autruche face à l'islam. Macron part dans des considérations lointaines pour ne pas affronter le présent.

Dernier commentaire : bien évidemment, Macron a des défenseurs, qui prennent les autres pour des débiles, alors qu'ils nous sortent des absurdités par idéologie, et ne pas adhérer sans barguigner à leurs pseudo-évidences fait de vous un crétin. C'est assez marrant et inquiétant.

La pensée Macron est bien adaptée à cette population des demi-intellectuels, ceux qui se croient intelligents parce qu'ils savent manier des mots ronflants mais qui sont cons comme des balais parce qu'ils ont perdu tout bon sens.


We Have Nothing to Fear but Hope Itself

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In other words, the battle is fought out on a purely symbolic level. Politics, far from being a practical art, has now become a theoretical matter, and we are all theorists now.

The day after Donald Trump was elected President of the United States, the Guardian, the British liberal newspaper favored by intellectuals, claimed that America had changed beyond recognition, overnight. This seemed to me absurd, as if the election had been a coup d’état and Trump had become a dictator with absolute power.

[…]

I doubt whether anyone other than an intellectual ever thought that America had changed utterly and unrecognizably overnight with the election of Mr. Trump. Most people probably believed, rightly, that their lives would continue much as before, neither for the better nor for the worse. Mr. Trump was neither the beginning of a new world nor the end of an old one. Change always occurs but is mostly undirected, which is why discussions of what caused it are without end.

[…]

Speaking personally, I have reached an age when I have more to fear from politicians than to hope from them: or perhaps I should say that I have reached an age when I realize that hope and fear are not symmetrically realistic where politics is concerned, given how much easier it is to damage than to improve. It is possible to fell a tree in a few minutes; it may be impossible to grow it in less than a century. We have nothing to fear but hope itself.
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