dimanche, septembre 03, 2017

Mort à crédit

Mort à crédit

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Ce titre d’un roman de Céline s’impose de plus en plus à mon esprit quand je réfléchis au comportement de la plupart des européens et de leurs « clercs » (comme le comprenait Benda dans son livre de 1927, La trahison des clercs) devant le péril que leur fait courir l’islam. Ce livre paru en 1936, et qui fit scandale, faisait suite à Voyage au bout de la nuit qui en 1932 connut un immense succès. Ce ne fut pas le cas de Mort à crédit, qui bien que n’étant pas la suite du premier en constituait pourtant la clé d’interprétation. Les personnages sont à peu près tous de pauvres minables, s’étourdissant dans une vie médiocre pleine de ces illusions euphorisantes que distille toujours un temps qui semble faire crédit. Mais au bout du chemin, et quelquefois même en son cours, on trouve la mort ! Et chez Céline, elle n’apparaît jamais parée, son surgissement relève soit du sordide, soit du suicide ou de l’assassinat. En attendant, les protagonistes paient les intérêts du crédit que la mort offre généreusement aux sots qui sont ses clients… et ils sont légion !

Ce n’est pas la première fois depuis maintenant plusieurs années que l’Europe se trouve confrontée à une puissance de mort qui offre largement son crédit. L’exemple de ce qui n’était pas encore la France, mais la Gaule à la fin de l’empire romain est à cet égard bien parlant ! Quand on y fut forcé d’accueillir ces migrants qu’étaient les barbares, païens ou ariens (chrétiens hérétiques niant la divinité du Christ) les religieux chrétiens n’ouvrirent pas à leur intention des centres de formation païens pour leur vanter les charmes de Wotan ou les délices du Walhalla. Pas plus qu’ils ne se crûrent obligés de leur enseigner le catéchisme selon Arius, avec la vaine et bonne intention de leur faire accepter les bienfaits de la culture romaine (car on ne donnait pas encore dans le multiculturel). Ils entreprirent tout simplement de les convertir au catholicisme. Si donc, par malheur, il est vrai que la communauté de Taizé « organise des cours coraniques pour les migrants », et va jusqu’à faire venir un imam de Chalon-sur-Saône pour les persuader que les lois de la République ne sont pas incompatibles avec l’islam, l’estampille « mort à crédit » s’impose, en ajoutant que de telles activités étendront « les largesses » de cet endettement à beaucoup de français. Quel message est ainsi donné aux djihadistes de tous poils ! Que doivent-ils en penser ? « Voyez ces bons français, qui après s’être identifiés à Charlie et avoir accepté immédiatement le rôle de victimes, font enseigner le Coran par leurs religieux ! ». « Ils ont tiré les conséquences des célébrations islamo-catholiques de la Vierge Marie, mère d’Issa (Jésus pour les ignorants) ». Quel plus beau signe de compassion pourrait-on donner à nos frères chrétiens d’Orient morts martyrs pour avoir refusé ce que les moines de Taizé dispensent avec tant d’ardeur et de publicité médiatique ?

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Des pratiques comme celles de Taizé et des célébrations islamo-catholiques de la fête de l’Annonciation en découlent. Elles sont à proscrire, tant par les autorités religieuses catholiques – je ne donne qu’un avis, n’ayant pas autorité en la matière – que par les autorités politiques, car nous sommes en guerre, et là le motif est clair : atteinte au moral des troupes, « intelligence » avec l’ennemi et risque d’incitation aux désordres ! On va me répondre : pas d’amalgame ! Eh bien justement parlons-en !
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