dimanche, octobre 29, 2017

Règne de la vulgarité, règne du mensonge

Notre monde atteint des sommets de vulgarité. Le hashtag #balance ton porc n’est qu’un exemple parmi mille. C’est évidemment la résultante de l’esprit soixante-huitard et de l’effondrement de l’intelligence des occidentaux.

Au moins, pour se consoler, pourrait-on se dire que cette vulgarité inaugure des rapports plus sincères. Si tout le monde dit ce qu’il a sur le cœur sans retenue, les rapports sociaux seront plus vrais, n’est-ce pas ?

Cette manière de penser ajoute la vulgarité de la pensée  à celle du comportement et de l’expression. C’est un mensonge sur la nature de l’homme.

Non, l’homme n’est pas au premier degré. Non, il ne sait pas toujours ce qu’il veut. Et même quand il le sait, il peut très vite changer d’avis. Il regrette aussi souvent ce qu’il a fait que ce qu’il n’a pas fait. Il éprouve les plus grandes difficultés à se connaître lui-même. L’homme n’est pas ce robot moite qu’aiment y voir tous les modernes.

C’est pourquoi, aux époques où nous n’étions pas abrutis, nous apprenions à tourner sept fois la langue dans notre bouche. Pour prendre en compte toute notre complexité.

Pour conclure, la vulgarité ne crée pas des rapports sociaux plus sincères mais seulement plus violents.


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