vendredi, novembre 10, 2017

Guerre des sexes et gnose

L’idée de Jean-Louis Harouel selon laquelle la modernité est l’héritière de la gnose trouve une nouvelle illustration dans l’actuelle guerre des sexes médiatique.

En réalité, ce n’est pas une guerre, puisqu’il y a d’un côté les harpies qui attaquent et de l’autre les hommes qui se couchent (ah, plus veule que Bruno Lemaire, ça va être dur à trouver (1)).

Cette hystérie est, pour l’homme (au sens d’être humain !) à l’ancienne, tout à fait ridicule et ne mérite qu’un éclat de rire. Car, dans cette conception traditionnelle, les hommes et les femmes sont différents, leur relation s’alimente de cette différence et tous, de l’un et l’autre sexe, sont également faillibles parce qu’humains. Il convient donc d’examiner ces affaires de harcèlement au cas par cas et avec la plus grande circonspection, certainement pas d’en faire une batteuse caricaturale.

Maintenant, voyons cette affaire d’un point de vue gnostique. L’être humain a vocation à (re-)devenir un pur esprit, le corps est un malheur, un poids, une condamnation. De ce point de vue, la différence des sexes est la plus corporelle, donc la plus condamnable. Le sexe n’est bon qu’à avilir le corps, pour libérer l’esprit, c’est pourquoi la détestation du sexe voisine chez les gnostiques avec l’exaltation de la jouissance sexuelle.

Donc tout ce qui montre la différence sexuelle est condamnable, c’est pourquoi le harcèlement, qui est par nature sexué et dissymétrique, est décrit comme l’abomination des abominations.

De plus, le gnostique pense, contrairement au chrétien auquel il s’oppose, que la perfection est de ce monde, d’où la rééducation perpétuelle.

Mais il ne faut pas oublier une chose : la gnose hait la procréation. Toute société gnostique périt faute de faire des enfants en nombre suffisant. Une société ne supporte les gnostiques qu'à la condition qu'ils soient très minoritaires et baillonnés, si elle leur laisse donner le la, elle disparaît.

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(1) : il a déclaré le matin à la radio qu’il ne dénoncerait personne, que la délation n’était pas dans ses valeurs, et a présenté ses excuses l’après-midi même, devant le raz-de-marée Twitter et a dit que, bien sûr, il dénoncerait les harceleurs s’il en connaissait. Et c’est ministre …

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