jeudi, août 20, 2020

L'ami américain (E. branca)

Les relations entre les Américains et De Gaulle.

On constate une fois de plus que les Etats n'ont pas d'amis mais des rapports de forces et que les discours sur l'amitié transatlantique ou le « couple » franco-allemand (comme d'ailleurs certains discours sur une certaine religion) ne sont que l'habillage du renoncement et de la soumission.

Roosevelt est obsessionnellement anti-gaulliste. Au point, ce qui est un exploit, d'en indisposer les Anglais ! Et même anti-Français, puisqu'il prévoyait le démantèlement de la France du nord.

Si les Américains avaient pu vaincre Hitler sans libérer la France, ils n'auraient pas hésité.

L'obsession de Rossevelt était bien secondée par quelques Français bien en cour à Washington, Léger, vraiment très léger, Monnet et Chambrun (lui, au moins, avait des excuses familiales), qui auraient plus mérité que des pauvres types perdus à la LVF d'être fusillés à la libération.

Johnson est presque aussi anti-gaulliste que Roosevelt. Les Américains aident bien l'OAS, dont elle n'ignore pas les projets d'assassinats de De Gaulle.

Le seul président américain a avoir une attitude amicale fut Nixon.

Mais l'Amérique est diverse, et il est aussi arrivé à De Gaulle d'avoir des soutiens en Amérique, généralement pas dans les plus hautes sphères.

Non, le plus stupéfiant de ce livre, c'est le nombre de Français prêts à trahir leur pays pour plaire à l'étranger, surtout quand l'étranger habite à Washington. Je ne pensais pas déjà pas grand bien de la bourgeoisie française (1), ce livre ne la fait pas remonter dans mon estime.

Emmanuel Macron est son digne représentant.




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(1) :


La petite-bourgeoisie étriquée et anti-patriote (le Figaro antigaulliste)


Les bourgeois, la violence et le diner en ville

La bourgeoisie pétainiste

Giscard à l'OAS ?



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