samedi, janvier 13, 2018

Nous vivons des temps fort déplaisants

Quand on me dit « Il faut vivre avec son temps », je réponds tout naturellement « Je n'en vois pas la nécessité ».

Je ne vis pas dans une cabane au fond des bois (quoique, si je pouvais dans des conditions pas trop inconfortables, je n'hésiterais guère) mais je partage bien peu des sentiments, des engouements, des peurs et des intérêts de mes contemporains. J'utilise des instruments modernes mais je reste en retrait, je ne m'y engage pas.

Nous vivons une époque que je juge fort déplaisante, très menteuse, très bourrage de crâne et raconteuse de bobards.

Une basse époque qui prend les hommes par les sentiments les plus bas : l'envie, la jalousie, le stupre, l'égoïsme, la méchanceté.

(Vous me pardonnerez de ne pas traduire les articles en français.)

Unpleasantness and Other Topics

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The political scene and discourse have gotten so very unpleasant and just plain vicious that delving into the arena makes me hesitate.

The progressive insanity is now everywhere on display in its full and flowery anger and destructiveness. Trump hatred has become a mental illness. He is given zero credit for doing anything right. The Russian "collusion" story becomes increasingly absurd and unreal. The real world of the economy and its sudden and vast improvement is ignored, including the tremendous improvement in minority employment rates. The fact that Rocketman Kim has blinked in his stare-down with our President is hardly noticed. ISIS is a shadow of its former self, and that draws little notice. Israel is getting its capital recognized thanks to Trump and there is no little to no notice given--including among America's secular Jews many of whom seem to have become enemies of Israel. The real world is ignored in favor of fantasies about multiple genders, the contributions of "Dreamers," conservatives being responsible for sexual repression and harassment, and on and on. Virtue signaling is the new progressive reality.

At a time when things are finally going well for America and the West, the progressive fifth column works feverishly to undermine us.
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Une époque fliquée comme jamais. On nous bassine avec l'inquisition, mais si vous croyez que nous sommes plus libres de penser aujourd'hui, vous vous trompez lourdement.

Le pilori existe encore. Il suffit d'assister au lynchage des Catherine par le tribunal des réseaux « sociaux ».

Même l'humour, surtout l'humour, est étroitement surveillé :

François Rollin, l’anti-Jamel comedy club

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L’observation attentive de ce qui décline renseigne parfois sur la nature de ce qui advient. Après avoir définitivement relégué la poésie au rang de curiosité muséique, notre époque poursuit son travail d’épuration, liquidant toute forme d’expression artistique échappant à la religion de l’utile et du politiquement correct. Ainsi l’humour noir et le rire absurde figurent en bonne place sur la liste des registres menacés d’extinction, le premier jugé inapproprié car offensant, le second devenant inaudible auprès d’un public pétri d’idéologie utilitariste, qui voit en cette forme de discours fantaisiste une pure perte de temps. Tout le contraire du stand-up anglo-saxon caractérisé par la quête du rendement optimal dont le corollaire est l’application systématique d’un contrôle de l’efficacité par la mesure (« un rire toute les dix secondes »). Ici, l’effet comique n’est plus incidemment produit par la magie d’une situation, mais fait l’objet d’une recherche assumée explicitement, dépouillée du moindre détour poétique, prolongeant ainsi le règne de la rationalité et du calcul jusque dans les café-théâtre.


L’engouement de nos compatriotes, et notamment des plus jeunes, pour cette modalité du discours comique renseigne sur le degré d’imprégnation de l’idéologie utilitariste dans la psyché populaire, et signe la marque d’une incroyable soumission à cette idée qui voit en l’homme un simple rouage de la méga-machine productiviste. La révolution n’est définitivement pas pour demain.


M’étant rendu à deux reprises au dernier spectacle de Rollin, j’aurais dû comprendre les atermoiements d’une infime partie de la salle comme la marque d’une telle rupture. Cette manière bien à lui de naviguer hors des limites de la raison, de prendre le spectateur à contre-pied, d’aborder avec le plus grand sérieux des thèmes parfaitement dérisoires… autant de tentatives qui peinent à convaincre un public qui ne jure que par l’empire du Machinal et la sécurité du Même, exigeant de l’artiste qu’il substitue au grand jeu, le grand « Je ».


Le retour en grâce d’un rire qui ne soit ni utile ni mimétique parait plus que nécessaire à l’heure où triomphent la logique du rendement et le culte de soi. Faisons la part belle aux artistes dont l’ambition est de redonner un peu de souffle à une époque écrasée par la pesanteur de ses propres certitudes et dont l’horizon s’apparente à une interminable et sinistre ligne droite.
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Notre époque, qui a décidément le mensonge dans le sang, a porté au pinacle la rébellion de pacotille. Il est très aisé de reconnaître un de ses fameux rebelles d'opérette : à la télévision, il en fait des tonnes, la retenue et la pudeur ne passeront pas par lui, tout le monde est d'accord avec lui.

Mais le vraie rebellion est toujours aussi solitaire, puisqu'elle est, comme depuis la nuit des temps, refus de suivre le troupeau, même un troupeau de moutons repeints en loups en carton.

Louis de La Bardonnie, Français de vieille souche, était châtelain à deux pas de Saint Michel de Montaigne et de Castillon-la-bataille, où les armées de Charles VII ont foutu la dernière pilée de la guerre de cent ans aux Godons. Il ressemblait, paraît-il, à Henri IV et paraissait venu directement de cette époque.

Révolté par la voix chevrotante du vieillard Pétain, rasséréné par l'appel de De Gaulle il fut des premiers Résistants, et des plus courageux (avec une famille de sept enfants : reproche pour ceux qui ont prétexté de leur charge de famille pour ne pas s'engager. Ne les jugeons pas, mais admirons d'autant plus les ceux qui n'ont pas hésité) et des plus pittoresques.

Voici la lettre qu'il écrivit après guerre à son chef et ami, Gilbert Renault dit colonel Rémy (« Rambaud plage » était le point de passage de la ligne de démarcation sur la Lidoire que Rémy a traversé à la nage en plein hiver -c'était une époque où on s'amusait) :

La Bardonnie à Rémy

Peut lui reprocher de ne pas avoir été de son temps ?

Heureusement, il y a quelques lueurs d'espoir :


Of Crudeness and Truth

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Nothing scandalizes a leftist like the truth. Point out that women and men are different, that black Americans commit a disproportionate amount of violent crime, that most terrorist acts are committed by Muslims, and the Left leaps to its collective feet in openmouthed shock, like Margaret Dumont after a Groucho Marx wisecrack. This is racism! This is sexism! This is some sort of phobia! I’m shocked, shocked to find facts being spoken in polite company!

No one is really shocked, of course. This is simply a form of bullying. The Left has co-opted our good manners and our good will in order to silence our opposition to their bad policies. The idea is to make it seem impolite and immoral to mention the obvious.

[…]

Enter President Donald Trump. He is a rude and crude person. He speaks like a Queens real estate guy on a construction site. And because he does not have good manners, he thoughtlessly breaks the rules with which the Left has sought to muzzle those who disagree with them. In this regard, I frequently compare Trump to Randle Patrick McMurphy, the loudmouthed, ill-mannered roustabout from Ken Kesey’s brilliant novel One Flew Over the Cuckoo’s Nest. McMurphy comes into an insane asylum controlled by a pleasant, smiling nightmare of a head nurse named Ratched. Nurse Ratched, while pretending to be the soul of motherly care, is actually a castrating, silencing tyrant. Her rules of good manners, supposedly fashioned for the benefit of all, are really a system of mental slavery. All of McMurphy’s salient character flaws suddenly become heroic in the context of her oppression. Only his belligerent ignorance of what constitutes good behavior can overturn the velvet strangulation of her rule.

For Nurse Ratched, read Hillary Clinton, CNN, the New York Times, Yale University, Twitter, and Google/YouTube—all the tender ministers of polite silence and enforced dishonesty. If Donald Trump’s boorishness crashes like a bull through the crystal madhouse of their leftism—well, good. It’s about time.

I don’t know exactly what Trump said in a closed-door meeting with senators at the White House this week. Unnamed sources say that he referred to some African countries and Haiti as “shitholes.” Maybe so; sounds like him. In any case, when it comes to a chance to attack Trump, our journalists don’t waste time with fact-gathering or source-identifying. Like Madonna, they just strike a pose. Various media knuckleheads have reacted to the alleged comment by calling Trump “racist,” “Nazi,” “Evil,” and a “terrorist sympathizer.”

[…]

So, when it comes to the Great Shithole Controversy of 2018, my feeling is: I do not care, not even a little. I’m sorry that it takes someone like Trump to break the spell of silence the Left is forever weaving around us. I wish a man like Ronald Reagan would come along and accomplish the same thing with more wit and grace. But that was another culture. History deals the cards it deals; we just play them. Trump is what we’ve got.

For all the bad language, for all the loose talk, I would rather hear a man speak as a man without fear of the Nurse Ratcheds in the press and the academy than have him neutered and gagged by a system of good manners that has been misused as a form of oppression. Better impoliteness than silence. Better crudeness than lies.

We have seen the effect of uncontrolled immigration on Europe. It is very, very bad. The fact is: some countries are shitholes. I don’t want this to become one of them.
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Allez, pour conclure, un peu de harcèlement sexuel :



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