vendredi, février 02, 2018

Battling Donald : le stratège électoral du siècle ?

A propos du fameux mémo dont Trump doit accepter la déclassification :

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Ce à quoi l’Amérique est confrontée est un complot organisé par les hauts fonctionnaires du département de la Justice d’Obama, du FBI, de la CIA, du DNC de Hillary et des médias aux ordres pour renverser le résultat d’une élection démocratique et destituer le président. La base du coup d’État est un faux dossier acheté, qui consiste en des allégations non étayées contre Trump, et qui a été utilisé pour obtenir des mandats judiciaires, au nom de la loi FISA, pour espionner Trump et divers associés espérant trouver quelque chose qui puisse être utilisé contre Trump. Quoi qu’il en soit, les fausses allégations ont pu être livrées aux médias vendus à la CIA et utilisées pour créer un scandale nécessitant un procureur spécial pour enquêter sur le Russiagate. Une fois l’enquête en cours, les journalistes ont poursuivi le scandale en espérant convaincre assez d’Américains que Trump devait avoir fait quelque chose – “pas de fumée sans feu” – qui justifierai sa destitution. La combine avait fonctionné contre Richard Nixon, mais pas contre Ronald Reagan, et Trump n’est pas Reagan.

Lorsque l’amiral Rodgers, directeur de l’Agence de sécurité nationale, a découvert que le FBI et le DOJ utilisaient abusivement le système d’espionnage pour des raisons politiques partisanes, il a fait savoir qu’il allait informer le tribunal FISA. Cela a poussé le FBI et le DOJ à se précipiter à l’avance devant le tribunal et à avouer des “erreurs” en promettant de resserrer les procédures afin de ne pas commettre d’autres erreurs à l’avenir. Ce sont ces “erreurs” et corrections que révèle le document judiciaire de la FISA.

En d’autres termes, l’information existe déjà dans le domaine public qui prouve que le Russiagate était une conspiration organisée dans le but de renverser le président des États-Unis ...
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Voir ici l'exposé des enjeux du Russiagate :

“D.C.-la-folle” : une crise de plus

Watergate Puissance Dix

Le résumé est simple : l'organisation Clinton, le parti démocrate, l'administration Obama, le ministère de la justice et le FBI se sont entendus pour essayer d'empêcher Donald Trump d'être élu, puis pour le destituer, une fois élu. C'est effectivement le Watergate puissance dix.

L'essentiel du fameux mémo est connu depuis des mois (avant l'élection de Trump, il y avait déjà des articles sur le fameux, fumeux, Steele, payé par les Clintons pour monter le dossier russe contre Trump).

Cela signifie que Trump, suivant la maxime de Napoléon « Lorsque vous voyez l'ennemi faire une faute, ne l'interrompez pas, laissez le aller au bout de son erreur », aurait laissé pendant des mois ses adversaires l'insulter et le traîner dans la boue pour mieux leur porter l'estocade (je suis persuadé que son image de type impulsif est sa plus grande arme pour tromper ses adversaires et les abrutis de journalistes. En fait, c'est un renard qui chasse à l'affut).

Il y en a qui ne doivent pas très bien dormir du coté des Clintons. En France, quand on pousse ses partisans à manipuler la justice pour fausser une élection, on finit président de la république. Aux Etats-Unis, c'est (en théorie) la prison à vie.

Seul bémol, le calendrier : ça me semble un peu tôt pour influencer les élections de mi-mandat en novembre. Mais je peux me tromper et Trump avoir raison.

Tout cela me semble trop machiavélique, trop parfait, pour être vrai.

Je crois que la presse et les démocrates vont tout faire, mais vraiment tout (y compris tuer ou déclencher une guerre si c'est utile à leur cause) pour détourner l'attention. Et ils ont beaucoup de moyens (la panique du Washington Post et du New York Times, qui nous bassinent de leurs immenses vertus journalistiques, à l'idée qu'une information, le mémo Nunes, soit portée à la connaissance du public me fait bien marrer).

C'est pourquoi, si le scénario imaginé par les partisans de Trump venait à s'accomplir, on pourrait sans exagération qualifier Donald Trump de stratège électoral du siècle (son parcours jusqu'à maintenant ne laisse guère de doutes sur son grand talent électoral).

Dernière minute : les Démocrates font le coup du mépris. Ils arguent que le mémo Nunes, c'est de la basse politique, à laquelle ils ne s'abaissent pas. Comme si essayer de destituer le président avec un dossier inventé de toutes pièces, ce n'était pas de la basse politique !

Le toupet de ces gens est infini. C'est normal : leur postulat est qu'ils représentent le Bien. A partir de là, tout leur est permis, tout ce qu'ils font est bien. C'est pourquoi tant d'imbéciles sont de gauche : cela leur évite la fatigue de penser.

Mais, en l'occurrence, les Démocrates ont des excuses : la panique et la peur. C'est un coup à ce qu'à la fin de cette année, Trump soit pratiquement sûr d'être réélu et les Clintons plus proches de la prison que de la Maison Blanche. Je n'y crois guère, mais cette hypothèse doit quand même sacrément agiter certaines cervelles.


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