vendredi, juillet 06, 2018

En 1940 déjà, certains Français voyaient l'Allemagne avec les yeux de Chimène ...

Éric Zemmour : « Angela Merkel, une passion française »

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Si tout le monde, ou presque, abandonne la chancelière dans son pays, elle bénéficie d'un soutien indéfectible en France, en tout cas parmi les élites. Dans les médias de gauche comme de droite, on continue à lui tresser des louanges ou à lui trouver toutes les excuses du monde. A l'Elysée, on l'assure de notre solidarité face à l'offensive des pays de l'Est. Même dans l'opposition, LR ne touche pas à un cheveu de Merkel ; et lorsque Mélenchon ose se réjouir de la défaite de l'équipe de football allemande, la presse le tance sévèrement. Germanophobe est, dans la hiérarchie de la « cage aux phobes » de notre système médiatique, une insulte presque aussi grave qu'« islamophobe » ou « homophobe ».

On peut s'interroger sur cette passion des élites françaises pour Angela Merkel.
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Ce tropisme d'une certaine bourgeoisie française pour la trahison, que je fais remonter à l'anglophilie de Voltaire, est pour moi un mystère.

J'en comprends la ligne, qui est toujours la même : « La France est trop petite. C'est folie que de vouloir rester indépendants. Trouvons nous un maître qui nous protégera et soumettons nous y avec sagesse ». Seul le nom du maître change, et encore, pas tant que ça. On tourne toujours entre Berlin, Londres et Washington, plus rarement Moscou. Aujourd'hui, le nom du maître est Angela, demain ça sera un autre.

Si je comprends le raisonnement de cet esprit de trahison, j'ai le plus grand mal à en comprendre les racines et la persistance.





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