samedi, juillet 14, 2018

Les vraies raisons du dépeçage d’Alstom, par Leslie Varenne (et les conclusions qu'il faut en tirer)

Les vraies raisons du dépeçage d’Alstom, par Leslie Varenne

Tous ceux qui se sont intéressés à la question ont compris pourquoi, avec la collaboration des traitres à fusiller (Macron, Gaymard, Kron, Hollande et compagnie - je ne plaisante pas, je pense vraiment qu'ils méritent le peloton d'exécution (1). Je ne crois pas que cela arrivera pourtant c'est amplement mérité) qui nous servent de dirigeants, les Américains de General Electric ont forfait à leurs promesses et dépecé Alstom, profitant d'un complot dirigé par le ministère de la justice américain.

Parce qu'Alstom s'apprêtait à collaborer sur des techniques stratégiques avec les Chinois, contre lesquels les Américains s'estiment en guerre larvée, ou, du moins, en lutte pour la domination mondiale. Et c'est aussi pourquoi Airbus, qui a une chaine d'assemblage d'A320 en Chine, est dans le collimateur.

Je ne blâme pas les Américains : ils poursuivent la stratégie qu'ils estiment la meilleure pour leur pays. En revanche, les mots les plus durs siéent à nos dirigeants qui trahissent au profit des intérêts et des objectifs d'une puissance étrangère (actions passibles de la Haute Cour, passons).

On demande aux Français des efforts destinés à satisfaire des ambitions étrangères, qui sont à Berlin, à Washington ou dans la zone dénationalisée de Bruxelles.

Quelle valeur nationale et, par la suite, internationale, auraient les efforts des Français, si ces efforts étaient dispersés ou noyés à titre d'auxiliaires dans la puissance de leurs alliés ? Non, non. Les services des Français ne sont dus qu'à la France.

Charles De Gaulle, 11 novembre 1942

Et maintenant ?

La stratégie doit être la dédollarisation, puisque le dollar sert de levier aux diktats américains. On nous avait présenté l'Euro comme une solution. C'était une tromperie. Sortons de cette impasse et exigeons de payer nos importations en monnaie nationale, y compris le pétrole. Certes, il sera plus cher. Et alors, si c'est le prix de la liberté ?



Quand on a les bonnes conceptions, tout est simple.

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(1) :  un des motifs d'accusation (et donc de condamnation à mort) de Pierre Laval était d'avoir bradé les mines de Bor aux Allemands.

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