jeudi, août 30, 2018

Toute l’Eglise en clameurs (RL Bruckberger)

La Providence fait vraiment bien les choses. Parce que le Figaro a publié un article d’été sur l’amitié entre le RP Bruckberger et Albert Camus, j’ai sorti ce nom de ma mémoire enfouie et acheté quelques livres d’occasion pour une bouchée de pain (mais on sait l’importance du pain pour les chrétiens !).

Or celui-ci, de 1977, Toute l’Eglise en clameurs, recueil de chroniques hebdomadaires post-Vatican 2, tombe pile-poil dans l’actualité. Celle du drame que vit l’Eglise aujourd'hui. Drame directement relié aux errements doctrinaux et comportementaux de Vatican 2.

Extrait.

Son jugement général de Vatican 2 est le suivant : l’Eglise s’est ralliée à la modernité (mouvement commencé avant Vatican 2, mais qu’elle aurait dû arrêter au lieu de le prolonger) au moment même où celle-ci avait perdu son crédit et jetait ses derniers feux (le positivisme qui fonde la modernité est largement discrédité). Alors que l’Eglise, restant elle-même, aurait pu être le secours de ceux qui cherchaient une voie hors de la modernité, elle les a trahis en se soumettant à la moribonde.

Je pense qu’il y a dans cette vision des restes de ses conversations avec Camus.

Comme tout bon dominicain, Bruck a une dent rageuse contre les jésuites. Là encore, il est difficile de dire qu'il s'est trompé.

Il ne cache pas son accord avec Mgr Lefebvre, avant le schisme.

Bien sûr, ce point de vue est vivement contesté par les progressistes et la bataille fait rage autour du scandale pédophile, qui est en réalité un scandale homosexuel, qui est en réalité le scandale de la fin de la croyance au péché et à l’enfer de certains prêtres, qui ont cessé d'être des apôtres du Christ.

La seule faute d’analyse de Bruckberger a été de croire que le problème serait résolu, certes dans la douleur, mais assez rapidement. Il a cru que Jean-Paul II serait ce sauveteur, il ne fut qu’un ralentisseur de la chute.

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