samedi, novembre 10, 2018

L'époque des vaines polémiques

On a honte d'une polémique aussi creuse :



Rappelons que la phrase de De Gaulle de 1966 à Verdun suffit à la régler de manière raisonnable et patriote (car dans cette polémique, il y a beaucoup de narcissisme communautaire/politique, et que je te fais mousser la moraline à deux balles pour te montrer ma belle âme, qui méconnaît la vision plus élevée, au niveau national) :

« Si, par malheur, en d'autres temps, en l'extrême hiver de sa vie, au milieu d'évènements excessifs [membre de phrase très important : Pétain n'aurait jamais été chef de l'Etat s'il n'y avait pas eu la défaite. Cela tempère ses responsabilités, même s'il n'est pas totalement innocent de cette défaite], l'usure de l'âge mena le maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire qu'il acquit à Verdun, qu'il avait acquise à Verdun vingt cinq ans auparavant et qu'il garda en conduisant ensuite l'armée française à la victoire ne saurait être contestée ni méconnue par la patrie. »

Ceux qui entretiennent cette polémique sont comme d'habitude l'anti-France qui veut culpabiliser les Français au nom d'une idéologie universaliste hors sol (et, Zemmour a raison, d'une instrumentalisation stalinienne de l'histoire).

Cette polémique ne m'intéresse donc pas : il est juste que soit rendu hommage à Philippe Pétain avec les autres maréchaux. Et si on ne le fait pas, c'est une injustice. Point barre.

En revanche, qu'on se perde dans cette polémique sans intérêt est navrant. Ce manque d'intelligence, de recul, de connaissances, dans les arguments (Zemmour à part) invite au mépris le plus cinglant. C'est ce symptôme de bêtise qui me travaille. Comme le dit Todd, la France est dans un état de décadence morale et intellectuelle dont je me demande si elle peut sortir.



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