dimanche, janvier 06, 2019

Benjamin-le-radical : alors, ça va, la courante, la chiasse ?

« Gilets jaunes » : Benjamin Griveaux évacué après une intrusion dans son ministère

Ah, Griveaux, cette grande lumière de la pensée !

Ca m'agace parce que je pense que cette escalade de la violence ne peut que mal finir pour la France, mais tout de même, comment vous cacher mon vif plaisir de voir encore un Tartarin du gouvernement "se replier sur des positions préparées à l'avance" , comme on disait en 1940, la queue entre les jambes, la mine chiffonnée, sous la pression des Gilets jaunes ?

Il y a un coté Guignol bastonnant le gendarme qui ne peut que réjouir les âmes simples comme moi.

C'est du vaudeville. Macron dit : "Qu'ils viennent me chercher", les Gilets jaunes répondent : "Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher". Griveaux dit : "Soyons radicaux". Les Gilets jaunes répondent : "D'accord. On va être radical. On va te casser la gueule".

Depuis le début, je redoute que Macron utilise les troubles des Gilets jaunes pour imposer une tyrannie de fait (on voit bien l'appel au parti de l'ordre (1)) et je me demande comment empêcher ça.

Les Gilets jaunes sont peut-être en train d'apporter la réponse : le ridicule. On combat la tyrannie en ridiculisant le tyran.

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(1) : sous le magistère de Péguy, il faut faire la différence entre l'ordre apparent et l'ordre juste, le seul vrai.

Emmanuel Macron est en apparence le garant de l'ordre, mais, en réalité, parce qu'il a été élu au terme d'une campagne électorale biaisée, injuste, c'est lui le plus gros facteur de désordre.

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