jeudi, janvier 31, 2019

Racaille-Gilets jaunes : deux poids-une mesure

Des gens, pas très fins ou de mauvaise foi, trouvent que les pro-GJ sont soudain bien chatouilleux sur les méthodes de la police et les libertés publiques et qu’ils ne le sont pas autant concernant les interventions de la police dans les banlieues islamisées.

Je pourrais me contenter d’en rire. Je vais répondre :

1) Les problèmes soulevés ont ce point commun de tous les deux résulter de décisions politiques. Si la police est violente dans les banlieues, c’est à cause du choix politique de laisser la situation pourrir en n’endiguant pas l’immigration (c’est le moins qu’on puisse dire). Si la police est violente contre les GJ, c’est le choix politique de l’escalade du gouvernement Macron.

2) Les deux questions sont très différentes. La police use de la violence dans les banlieues pour réprimer la délinquance. La police use de la violence contre les GJ pour réprimer une protestation politique, on n’a pas fait autant de politique en France que les Gilets jaunes depuis trente ans. La légitimité de l’intervention policière n’est pas du tout la même.

3) Ce dernier point va faire beaucoup plus polémique. Les Gilets jaunes font partie du peuple français, ils manifestent en chantant la Marseillaise. Les délinquants de banlieue ne sont français que de papiers et si leur comportement porte un message politique, c’est celui de la sécession. La délinquance en banlieue est donc une attaque contre la France, pas les Gilets jaunes.

(1) et (2) justifient à mes yeux bien des différences de traitement entre les banlieues et les Gilets jaunes.

On peut regretter le comportement généralement peu respectueux (c’est le moins qu’on puisse dire) et peu aimable (rien ne justifie qu’un policier s’adresse à une passante en lui criant « Dégage, vieille truie ! ») de la police française. C’est en partie culturel : la police française a toujours été au service du pouvoir et non de la société. Mais, comme signalé en (1), c’est aussi en partie le fruit de décisions politiques et ce sont celles-ci qu’il faut remettre en cause.

Le comique de l’histoire est que, si les Gilets jaunes étaient écoutés, la police aurait nettement moins besoin d’être violente en banlieue.


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