mardi, février 12, 2019

La ligue des cons (le « mur des cons » des journalistes)

« Ligue du LOL » : la bande des « harceleurs » qui vous font la morale.

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La magistrature avait son « mur des cons », le milieu hype de la presse branchée a donc aussi le sien, plus actif, plus venimeux, plus bête et plus méchant puisqu’il s’en prenait directement aux personnes afin de les déstabiliser. Dans les deux cas, pourtant, c’est le même ressort psychologique et idéologique : le sentiment d’avoir tous les droits, d’être au-dessus des autres, le sentiment qu’appartenant au camp du Bien on peut tout se permettre, y compris fouler des victimes et des personnes rendues vulnérables au pied.

Que dire, aussi, de cet aspect ricanant propre aux adulescents, en permanence agressif, cynique et tournant tout en dérision, une dérision facile pour jeunes bobos parvenus, où l’on reconnaît par exemple le petit crochet de Vincent Glad, le fondateur de cette ligue des imbéciles malfaisants et désormais journaliste à Libération (spécialisé récemment dans l’activité des gilets Jaunes sur les réseaux sociaux, encore et toujours les réseaux sociaux) – dont il a été mis à pied, hier, à titre conservatoire – et par le Grand Journal de Canal +, grand pourvoyeur d’adulescence devant l’Eternel ?

[…]

Ce petit monde de l’entresoi médiatico-mondain, qui se déclare constamment progressiste, fustigeant sans cesse ceux qu’il jugera insuffisamment féministes ou trop réactionnaires sur les questions sociétales, se retrouve nu. Et, nu, il s’aperçoit, ô surprise, qu’il est comme tous les autres, habité de violence, que l’homme est plutôt naturellement mauvais, animé de pulsions basses. Le même qui critiquera volontiers la morale politique, selon lui douteuse, de ses adversaires, va soudainement découvrir ou feindre de découvrir que l’homme est un loup pour l’homme, enfin, surtout pour la femme, et qu’en meute il est aussi lâche que malveillant. Sale coup pour le progressisme ; LOL pour les autres, qui étaient moins naïfs, moins sournois ou moins hypocrites.
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Notre camarade serial-commentateur Curmudgeon trouve que cette affaire est au-delà du simple vice, que c’est de la perversité.

Je ne conteste pas. Mais les journalistes bien-pensants (1), comme ceux impliqués dans cette affaire, sont déjà tellement enfoncés dans mon mépris que je n’arrive pas à m’en émouvoir.

C’est comme si on me disait qu’Hitler battait son chien (ce qu’il ne faisait pas, d’ailleurs), ce n’est pas gentil mais par rapport à ses autres crimes, c’est négligeable.

Nous parlons de gens qui promeuvent ardemment la destruction de notre société, c’est-à-dire qui travaillent à pourrir la vie de millions de gens. A côté de cela, le harcèlement plus particulier de quelques-uns pâlit un peu. Il faut plutôt regarder la lune que le doigt.

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(1) : il ne faut pas oublier ce qu'est un journaliste en activité en 2019 : un enfoiré qui a un QI d'huitre mazoutée et qui ne recule devant aucun mensonge. Les autres sont au chômage.

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