jeudi, mars 07, 2019

La culture de mort : en politique et en économie aussi (la soviétisation)

Saint Jean-Paul II disait que notre monde moderne était travaillé par la culture de mort. On a souvent, par lâcheté, réduit cette expression au problème de l’avortement. Elle était bien plus vaste. A cette culture de mort, il opposait la Vérité. Vérité sur l’homme, sur sa vie, sur sa raison d’être, sur la société.

Conséquence de la culture de mort, le règne du mensonge. Il y a des mensonges presque comiques. Par exemple, la mascarade de la terrible menace Le Pen qui a mobilisé les imbéciles pour Macron. Nous sommes quelques uns à en avoir ri de bon cœur.

Mensonge plus insidieux et beaucoup plus grave : la manipulation des prix par les banques centrales depuis trente ans. De bulles en bulles qui enrichissent les riches. Cette manipulation détruit nos économies aussi sûrement que l’immigration incontrôlée détruit nos sociétés.

En empêchant l’épreuve de la vérité des prix, elle pérennise les situations malsaines et pervertit les mécanismes économiques.

Or, suivant une technique de manipulation des esprits que nous connaissons bien, des ballons d’essai sont envoyés pour acclimater l’idée folle que les banques centrales pourraient financer directement les déficits publics (vous savez, ce que, suivant un mythe débile, la fameuse loi de 1973 est censée empêcher).

La conséquence est connue : la soviétisation de l’économie, gérée par des comités de technocrates (bien sûr, anti-démocratiques par essence). L’Etat, soulagé des soucis de financement, étend indéfiniment son emprise et celle de ses clients (dont les grosses boites conniventes). La vraie propriété privée est évincée. Bien sûr, pour les imbéciles, afin qu’ils continuent à bien voter, on garde les anciennes formes de l’économie, vidées de leur substance.

Ce n’est pas franchement une nouveauté : nous sommes déjà très avancés dans ce système. Il s’agit juste d’une étape supplémentaire.

Ensuite, dans quelques années ou quelques décennies, destruction de la monnaie, hyper-inflation à la vénézuélienne.

Et individuellement ? On ne peut pas s’opposer par l’intérieur. Il faut soit y participer soit s’en abstraire.

Il y a de plus en plus de gens, certes encore très minoritaires, choisissant le retrait. Si cela a un sens économique (au moins, ceux-là savent probablement mieux pourquoi ils vivent que les gros cons en 4x4), c’est inefficace politiquement.

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