dimanche, avril 19, 2020

Les caractères d'une psychose collective.

Covid-19 : Analyse d’une psychose collective



Au regard des comparaisons historiques, notre réaction (à nous, Français de 2020) au COVID-19 est grotesque et déshonorante (1). C'est une perte de sang-froid dont nous n'avons vraiment pas à nous glorifier. Nous sommes plusieurs ordres de grandeur en-dessous des épidémies notables (2), dont certaines n'ont pas affecté la continuité de la vie collective.

On me dira qu'il ne faut pas comparer avec le passé parce que les mentalités ont changé. A mes yeux, ce n'est pas un argument, puisque mon reproche est justement ce changement de mentalité que je considère comme une décadence.

A cause de ma trop grande bonté, j'accepte momentanément le présentisme. Hé bien, les morts du coronavirus par rapport aux 600 000 morts par an en France, ce n'est pas grand'chose. D'autant plus si on considère l'âge des victimes : ce n'est pas faire insulte aux vieux que de considérer que perdre 2 ans d'espérance de vie n'est pas la même chose que d'en perdre 50 (3).

Bref, nous sommes dans une folie collective et ce n'est pas glorieux. Mais c'est dans la continuité de l'abrutissement de l'homme moderne.

Le principal facteur de mortalité aujourd'hui en France est l'impéritie de l'Etat et ça n'est pas près de changer.



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(1) : le fait que d'autres pays partagent nos errements n'est pas une consolation.

(2) : l'argument « c'est parce que le gouvernement a agi, sinon ça aurait été bien pire » est de moins en moins pertinent. Les indices s'accumulent sur le fait que la politique française (pénurie de masques, pénurie de tests, pas de protocole marseillais en ville, renvoyer chez eux les malades légers, confinement général, pas de priorité aux EHPAD) maximise, et non minimise, la mortalité. A tout le moins, on peut affirmer sans trop de risques de se tromper que ça ne change pas l'ordre de grandeur par rapport au cours naturel de l'épidémie.

(3) : cela n'empêche pas que le gouvernement doit s'efforcer de minimiser la mortalité de l'épidémie (ce qu'il ne fait d'ailleurs pas, bien au contraire) mais dans une mesure raisonnable, sans arrêter le pays. Nous sommes bien partis pour que le (faux) remède (le confinement) soit pire que le mal (le virus).

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