Affichage des articles dont le libellé est la route de la servitude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est la route de la servitude. Afficher tous les articles

jeudi, novembre 26, 2020

Après le suicide.

 Le suicide de l'Occident est acté. Même si la covidémence s'arrêtait immédiatement, les dégâts sont déjà historiques.

Or, la covidémence ne va pas s'arrêter, elle est sans fin, puisque nous avons admis que la liberté peut être sacrifiée pour une maladie banale. Le moindre rhume de travers suffira donc à justifier le grand n'importe quoi liberticide.

La tyrannie sanitaire s'installe, la vaccination obligatoire de fait et des restrictions débiles supplémentaires sont prêtes. Nous avons avons abandonné notre culture de liberté et notre prométhéisme.

Nous sommes coupables, nous sommes ridicules : la peur d'une maladie qui tue les vieux fragiles, ayant dépassé leur espérance de vie à la naissance, suffit à nous faire renoncer à vivre. Il y a déjà longtemps que nous étions habitués à avoir peur de tout et les jeunes ne sont pas les moins grotesques dans cette lâcheté généralisée (l'enfant-roi plus la télévision plus la fabrique du crétin).

Nous ne périssons même pas dans les flammes d'une bataille perdue avec l'empereur aux remparts. Nous nous éteignons comme des vieux égrotants qui ne savent plus parler que de leurs maladies et de leurs pilules. Le vocabulaire qui me vient à l'esprit est celui du carnaval, du Guignol, de la Commedia Dell'Arte.

Et après ?

La Chine et l'islam sont aujourd'hui les deux forces qui vont.

L'islam est bien malade de son inadaptation à la liberté occidentale. Comme nous renonçons à celle-ci, une de ses contradictions se trouvera mécaniquement résolue. Le glissement du masque au voile est tout naturel.

Je préfère encore la domination chinoise. Mais la Chine ne s'embarrassera pas de nous. Elle se contentera de veiller à ce que les ayatollahs qui nous dirigeront ne contestent pas sa suprématie.

Ne vous bercez pas d'illusion : la servitude n'est pas confortable. Il va y avoir des pleurs et des grincements de dents. Et des morts qui ne se relèveront pas à la fin de la pièce.


vendredi, novembre 29, 2019

Déchristianisation et prédisposition à la servitude.

Nous vivons une dérive liberticide très inquiétante car non pas circonstancielle mais fondamentale. L'horreur des LBD qui éborgnent les Gilets Jaunes et les juges qui les condamnent à la chaine, avec une sévérité qu'on ne leur connaît pas pour la racaille, ne sont que des symptômes d'un mal plus profond.

François Sureau a bien analysé cette dérive liberticide comme un millénarisme conséquence de la déchristianisation.

Nous sommes passés du péché originel au rousseauisme. Le Mal nous est insupportable, nous ne savons plus l'interpréter, il ne cadre plus avec notre paysage mental.

Puisque le Mal ne sera pas puni par le Jugement Dernier, il faut l’empêcher ici et maintenant et, comme chaque liberté est une occasion de faire le mal, il faut limiter les libertés et sonder en permanence les reins et les cœurs. Tout cela se traduit très concrètement dans des lois très liberticides (ce n'est pas Eric Zemmour qui me démentira !).

Or, quand je discute avec les jeunes, le christianisme, c'est l'inquisition, les croisades (évidemment, vues très négativement) et la pédophilie. Bravo l'école de « larépublique », Hollywood et Canal Plus.

Certes, le christianisme n'est pas le seul moyen de lutter contre la servitude, mais il est tout de même un outil majeur sous nos latitudes. Nos jeunes n'ont aucune arme intellectuelle contre la servitude. Pour commencer, ils ne savent même pas la reconnaître.

Car, pour se préserver soi-même de la servitude, il ne faut pas seulement répéter comme des perroquets que la servitude, c'est mal. Il faut avoir des idées, des principes, des références, une profondeur, qui permettent de voir arriver la servitude, d'en comprendre les mécanismes et les instruments, d'imaginer des antidotes.

Pour faire l'apologie du christianisme, c'est facile de citer Saint François d'Assise et Saint Vincent de Paul. Ils correspondent bien à notre époque féminisée, mais pas très pertinents s'agissant du combat contre la servitude.

Je préfère citer Saint Louis et le cardinal Richelieu. Il y a aussitôt un écrémage des interlocuteurs sous divers prétextes, beaucoup se carapatant lâchement. Mais, avec ceux qui restent, peut s'engager une conversation intéressante sur la liberté collective et la liberté individuelle.

jeudi, juillet 19, 2018

Après Théo la matraque, Manu la tabasse

On apprend qu'Alexandre Benalla (certains y voient la francisation de Ali Ben Allah, je n'en sais fichtre rien et je n'ai trouvé aucun fait en ce sens),  « conseiller garde du corps » (titre fort étrange) d'Emmanuel Macron, ayant un bureau à l'Elysée, s'est déguisé en policier pour tabasser un manifestant le 1er mai.



La vidéo n'est pas particulièrement violente, il ne faut pas exagérer (mais on voit que Benalla vient pour cogner), cependant elle est tout de même très dérangeante, et révélatrice.

Régis de Castelnau détaille les aspects juridiques :

AFFAIRE BENALLA : LE CODE PÉNAL ? POUR QUOI FAIRE ?

Les questions qui viennent immédiatement à l'esprit sont :

1) Est-ce le rôle d'un conseiller de l'Elysée de tabasser des manifestants ? Je sais bien que le sport est bon pour la santé, mais tout de même.

2) Comment a-t-il pu se déguiser en policier sans que personne ne l'en empêche ? Peur des représailles du Chateau ?

3) Pourquoi une sanction si légère (quinze jours de mise à pied) ?

4) Pourquoi la justice est-elle restée inerte ?

5) Pourquoi les journaux se sont-ils tus (deux mois de délai. On imagine la vitesse si Marion Maréchal avait tabassé Brigitte M.) ?

Au fond, tout cela confirme ce que nous (« nous » désigne ceux qui se servent de leur tête pour réfléchir, qui ne doivent pas être très nombreux, vu que Macron a été élu) savons déjà d'Emmanuel Macron et de son entourage : des adolescents attardés, sans aucun frein intérieur (comme l'avait dit Manuel Valls), sans retenue, sans respect, qui se croient tout permis, dévorés de narcissisme et qui, hélas, hélas, hélas, ont la puissance de l'Etat et du Système à leur disposition. Bref, des dangers publics.

Leur sentiment d'impunité est justifié : malheur au peuple esclave qui se donne de tels chefs.

Mention spéciale pour les braillards de gauche et de droite qui crient au scandale et au fascisme.

J'espère que vous n'avez pas oublié que les mêmes ont appelé à voter Macron il y a peine plus d'un an pour « faire barrage » au scandale et au fascisme, lepénistes. Et qu'ils recommenceront exactement pareil dans quatre ans. Comme a dit Zemmour à Clémentine Hautaine, « tout ce cinéma pour, à la fin, appeler à voter Macron. Vous feriez mieux de vous taire ».

Prix spécial du jury pour la droite molle, qui aurait un boulevard devant elle ... si elle ne pensait pas précisément la même chose que Macron. Wauquiez, c'est Macron avec trois mois de retard.

Addendum : on apprend qu'un deuxième collaborateur de l'Elysée est mis en cause. Ca commence à faire Starmania Quand on arrive en ville :



Y a pas à dire, la Macronie, c'est fun !

Addendum 2 :

Cette affaire va faire pshitt car il n'y a pas d'affaire mortelle pour un gouvernement en juillet (en septembre, c'est la rentrée, on passe à autre chose) et c'est dommage.

On peut même se demander si Le Monde, qui est un journal de minables lèches-cul, n'a pas sorti cette affaire en juillet pour ne pas qu'elle explose en septembre. Ca serait tout à fait le genre de ces hypocrites.

De toute façon, il ne se passe jamais rien d'important dans les colonies (sauf bien entendu pour les colonisés que nous sommes). L'essentiel se passe au centre de l'empire, c'est-à-dire, pour notre époque, à Washington.

jeudi, février 27, 2014

Vers la société servile



Vous connaissez le premier paradoxe démocratique : les qualités pour être élu sont à l'opposé des qualités pour gouverner.

Kenneth Minogue pointe un deuxième paradoxe démocratique : les jours d'élections, les citoyens sont considérés par les politiciens comme des adultes responsables et leurs décisions ce jour-là font force de loi, incontestables. Les politiciens savent assez se réclamer de cette légitimité. Tous les autres jours de l'année, les citoyens sont considérés par les politiciens comme des mineurs irresponsables que l'Etat doit guider et protéger.

Il est vrai que ce paradoxe est en train de disparaître par le mauvais bout : même les jours d'élections, les politiciens ne considèrent plus les citoyens comme des adultes responsables. C'est que recouvre l'usage intensif de «populiste» comme insulte.

L'inquiétant rétrécissement des libertés publiques

Cellule de soutien psychologique pour les jurés d'assises : le ridicule ne tue plus !

L'explication de Bilger est limpide :

Si une telle absurdité [la cellule de soutien psychologique pour les jurés d'assises] était suivie d'effet, elle ne ferait que renforcer cette tendance qui, bien au-delà du judiciaire, nous constitue comme des handicapés de l'audace et des angoissés de l'action, nous fait craindre ce qui est susceptible de nous rehausser et n'a pour objectif que de nous éloigner en définitive de l'épopée familière et combative qu'est toute existence, même la plus réussie, pour nous engluer dans la peur avant le mouvement, dans la suspicion avant la connaissance, dans l'effroi avant les symptômes.

Mais la phrase la plus importante est :

Etre juré d'assises est un honneur, un don démocratique, pas une maladie.

L'honneur, c'est un vieux truc d'homme, désuet, dépassé. Maintenant, le neuf, c'est de considérer les gens comme des victimes, des malades ou des enfants. Voire tout cela à la fois.

Enorme progrès !