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dimanche, février 02, 2020

Brexit : un échec personnel pour la classe dirigeante française

AU LENDEMAIN DU BREXIT, AUCUNE PLUIE DE SAUTERELLES SUR LE ROYAUME-UNI

Le Brexit est un double échec pour la classe dirigeante française :

1) incapable d'analyser correctement l'événement lui-même.

2) incapable de placer correctement la France dans ce nouveau contexte et d'en tirer des conséquences autres que mesquines, technocratiques et à courte vue.

Ces gens qui se croient supérieurement intelligents au point d'en montrer une insupportable morgue sont bêtes, mais bêtes ...

Pourquoi  parlé-je d' « échec personnel de classe », terme qui semble oxymorique, soit c'est personnel, soit c'est collectif ?

Parce que chaque personne de la France d'en haut avec laquelle j'ai discuté du Brexit semblait impliquée personnellement (ce que je crois : sa vision du monde et de lui-même était mise en cause. Le Brexit le fait passer de gentil mondialiste à méchant mondialiste) et qu'elles étaient absolument unanimes à dénigrer le Brexit, parfois avec des excès proches de la démence (ce que les Anglais ont baptisé le BDS Brexit Derangement Sydrom. Je ne me lasse pas de rappeler cet article extraordinaire Dear Richard Madeley: 'My husband’s views on Brexit and climate change are killing off our sex life').

Au fait, si vous voulez comprendre le Brexit :



Sur le continent, nous n'avons plus ces moments de communion patriotique naturels.

samedi, décembre 14, 2019

Compilation : je ne suis pas le seul à me réjouir de la victoire de Johnson

D'abord une friandise :




Mathieu Bock-Côté: « Vive le Brexit ! »

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Les électeurs favorables au maintien dans l’Union européenne étaient jugés plus évolués que leurs adversaires. D’un côté, on trouvait une jeunesse urbaine, civilisée, mondialisée, diversitaire, belle et désirable, se projetant dans le monde et n’ayant pas peur de l’étranger. De l’autre se trouvaient les ploucs, les paumés, les bouseux, les lépreux, les retardataires de l’histoire, les édentés malodorants, les plébéiens haineux, les vieux restes du monde d’hier. Lorsqu’il vote selon les consignes qu’on lui donne, le peuple est démocrate. Lorsqu’il s’entête à faire le contraire, il est populiste.

[…]

Et les commentateurs le répétaient d’ailleurs inlassablement:  au fond d’eux-mêmes les Britanniques regrettaient leur vote. Mille sondages ont cherché à les convaincre que leur volonté souverainiste s’amollissait. N’y a-t-il pas plus grande incivilité, aujourd’hui, que de mal voter ? Il suffirait qu’on leur donne l’occasion de voter à nouveau pour qu’ils puissent se repentir. Un deuxième référendum permettrait d’annuler les résultats du premier, de corriger une faute morale, de renouer avec l’avenir.

Manifestement, les choses étaient un peu plus compliquées et les Britanniques, loin de regretter leur vote de 2016, reprochaient à leurs élites d’avoir tout fait pour entraver sa concrétisation. Les élections de jeudi, de ce point de vue, se sont présentées tout à la fois comme l’expression d’une révolte populaire et un rappel à l’ordre démocratique. Il y a des limites à ne pas respecter la volonté du peuple. À tout le moins, il devrait y en avoir. On devine que le commentariat cherchera encore, néanmoins, à relativiser la victoire pourtant incontestable des conservateurs de Boris Johnson. À moins qu’il n’en vienne à maudire la démocratie.

Pour les thuriféraires de l’idéologie dominante, qui conjugue globalisme et multiculturalisme, le désaccord politique est un scandale moral. Le désir de restaurer l’indépendance nationale n’aurait aucune légitimité. Il relèverait d’un repli sur soi frileux, gênant, honteux, gâteux. Le souverainisme britannique ne serait rien d’autre qu’une manifestation d’irrationalité collective, au mieux, et de haine, au pire. La dissolution progressive des frontières et la construction d’une gouvernance globale seraient le seul avenir possible pour l’humanité.

[…]

Le Brexit vient désavouer fondamentalement la thèse selon laquelle le sens de l’histoire serait pour de bon déterminé et qu’il ne serait pas possible d’en dévier, à moins de faire régresser consciemment l’humanité. Il rappelle que la volonté des peuples peut resurgir dans l’histoire pour infléchir leur destin, pour peu que des hommes et des femmes de bonne volonté rendent possible son expression.
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David Desgouilles : triomphe de Boris Johnson : la défaite de nos médias. Ils nous disaient que le Brexiter ne pouvait pas gagner ...

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On nous avait dit que les Britanniques regrettaient le Brexit.

On nous avait dit qu’ils regrettaient d’avoir pris cette si mauvaise décision, abreuvés de fake news.

On nous avait même dit qu’ils s’en repentaient. Pourtant, aucune image des files de citoyens de Sa Majesté en train de se flageller avec des orties fraîches ne nous avait été proposée.

On nous avait dit que les Britanniques avaient compris que c’était très mal de tricher avec le Sens de l’Histoire.

On nous avait dit que Boris Johnson était au mieux un clown, au pire un sous-Trump.

On nous avait dit – dans la si sérieuse émission C dans l’air – que BoJo pouvait même perdre son siège face à un si sympathique candidat travailliste d’origine pakistanaise.

On nous avait dit que les Britanniques voulaient un autre référendum.

[…]

Et puis, ce matin, patatras.

Les Tories ont triomphé. BoJo le clown a sa majorité. Absolue, la majorité. La plus large depuis quarante ans.

Corbyn a perdu. Les LibDem ont treize sièges. Farage n’en a aucun. Inutile, Farage. Puisque les Tories de Johsnon font le job (M’entends-tu, Christian Jacob ?).

Au nord, dans les fiefs du Labour, le peuple qui votait à gauche mais qui avait plébiscité le Brexit en 2016, a sanctionné Corbyn, après l’avoir vu délibérément tenter d’annuler leur décision souveraine aux Communes. Les Tories ont gagné après avoir mené une campagne qui tournait le dos au thatchérisme, célébrant le retour de l’Etat dans l’économie.

[…]

On aimerait voir la réaction dans la plupart des rédactions françaises ce matin. Au Monde, notre grand quotidien de référence, bien sûr. Autour de Madame Lapix, aussi. Chez Joffrin. J’allais oublier la joyeuse bande du Bien et du Juste de France Inter. Quant à Yves Calvi ce matin sur RTL, il ne s’y attardait pas trop. Il préférait continuer de gloser sur le blocage de notre bon pays par des hordes gauchistes.

La tentation serait de demander des comptes à tous ces gens et les accuser d’avoir menti sciemment. Ce serait une erreur. Car le pire, c’est qu’ils étaient de bonne foi. N’y voyons pas un complot médiatique. Pour la plupart, ils sont tellement prisonniers de leurs schémas mentaux qu’ils croyaient sincèrement aux calembredaines qu’ils débitaient à l’échelle industrielle [c'est pour que vous ne soyez pas prisonniers des débilités des médias qu'il y a des blogs]. Ils dénonçaient les fake news des brexiters, ce n’était pas pour en créer à leur tour ! Imaginez le reporter du service public de radio ou de télévision, formé par l’ESJ de Lille, et qui vit chaque minute sa vie professionnelle au service du Bien contre le Mal (Non, vous n’êtes pas dans un épisode de Goldorak, mais dans une rédaction française).

Imaginez-le, pendant ses week-ends à Londres, tâter le pouls de la Ville-Monde, pourquoi pas participer aux grandes manifestations londoniennes contre la fermeture, contre la xénophobie, contre le populisme. Imaginez-le, ébloui par la marée de drapeaux bleus et étoilés, ignorant tous les vieux cons beaufs qui avaient voté Leave en 2016, inondés par la propagande poutino-trumpienne. Ce reporter, il est sincère, il n’est pas menteur. Il est bon, il n’est pas cynique. Il est idiot, il n’est pas manipulateur.

Pendant deux jours, comme au lendemain de la victoire de Trump, il y aura peut-être une légère remise en question. On invitera un ou deux experts qu’on n’a pas vu depuis quelques mois, lesquels avaient été plus lucides que les autres. En 2016, on avait ainsi troqué Nicole Bacharan, la femme qui disait que Trump ne pouvait pas gagner, ni les élections présidentielles, ni même la primaire républicaine, par Laure Mandeville du Figaro, qui avait été une des seules à avoir des yeux.

Très vite, tout était rentré dans l’ordre. On a pardonné à Nicole. Elle est revenue. Deux jours de remise en question ? Peut-être trois ? Ou pas du tout ? Faites vos jeux !
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La victoire de Boris Johnson

Un point de vue américain :

Boris Triumphant. The British election was a thunderous rejection of the Labour Left.

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Now that Brexit will happen, and Johnson has a majority that leaves him with no excuses if he fails, the UK is the site of arguably the most important political experiment in the world. The question is whether there is a responsible, mainstream conservative answer to the populist pressures unleashed across the West in recent years. The answer will reveal itself in the fate of the country under Boris Johnson in the coming years.
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vendredi, décembre 13, 2019

Et nous, Français ?

Un grand peuple dans une petite île (1) vient d’affirmer sa volonté de vivre dans l’indépendance.

Et nous, Français ?

Allons nous encore vivre longtemps dans la peur ? Peur de sortir de l’Euro ? Peur de sortir de l’UE ? Peur d'affirmer notre indépendance, notre volonté de prendre nos décisions sans en référer à personne, sans nous subordonner à quiconque ?

Il faut aborder ces sujets en face, sans timidité, ni fausses promesses.

Nous sommes aussi un grand peuple. Ne l’oublions pas.

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(1) : Bernanos : (de mémoire) « Si on devait raconter l'histoire de l'Angleterre, ça commencerait comme un conte pour enfants : il était une fois, dans une petite île, un grand peuple, seul contre tous ... ».

Rhâââ lovely !

La victoire écrasante de Johnson est une joie sans mélange, d'autant plus avec des succès importants dans l'Angleterre ex-industrielle ex-Labour.

Après Trump et Salvini, c'est le signal que l'authentique démocratie et la liberté collective, celles qui s'affranchissent du gouvernement des juges, des médias et des minorités, bref de l'oligarchie bobo, bien-pensante, politiquement correcte, anti-nationale, restent possibles.

La France, avec son choix désastreux de la subordination à l’Allemagne (trahison caractérisée de nos dirigeants), va beaucoup souffrir de ce renouveau anglais (plus que britannique) mais quel espoir pour le peuple français.

J’espère que Johnson sera à la hauteur et commencera par punir les traîtres, les parlementaires frequent travellers Londres-Bruxelles ces trois dernières années. J'ajoute une pensée émue pour Nigel Farage, qui a été un grand patriote comme il n'y en a plus dans les politiciens français.

Une fois de plus (vieille habitude dans notre histoire), les Français amoureux de liberté vont porter leurs vœux de l'autre côté de la Manche (mais nous avions déjà commencé : je n'ai cessé de prier pour cette victoire !). Je pense à René Char dans son maquis de Haute-Provence (circonstances individuelles plus dramatiques mais la France n'est pas moins en danger aujourd'hui) : « C'est contre nous chasse perpétuelle. Pluie : nostalgie Londres ».

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6am update: Boris Johnson's landslide election win

Boris Johnson and Carrie Symonds
Route to victory: Boris Johnson and girlfriend Carrie Symonds at his count. CREDIT: REUTERS
It was an extraordinary night. Boris Johnson has won a landslide election victory, smashing through Labour's "red wall" by winning over millions of working-class voters. Political Editor Gordon Rayner reports that a predicted majority of about 80 seats would be the Conservatives' best result since 1987 - and means the Prime Minister can forge ahead with his plan to get Britain out of the EU by Jan 31. At just after 5am, the Tories crossed the 326-seat threshold for a majority. By 6am, they had won 358 seats. Follow our live results tracker, which allows you to search by constituency. As Sterling enjoyed its biggest surge in a decade, Mr Johnson said his government "has been given a powerful new mandate to get Brexit done, to unite this country and take it forward". These maps and charts show how the majority was won and this round-up has the night's biggest winners and losers. What happens next? Read our guide. And Matt - of course - stole the night, comedy-wise, with his cartoon.  

When former mining constituency Blyth Valley turned blue at shortly before 11.30pm, it was clear an extraordinary realignment of politics was taking place. The earthquake moment was just the start of a wave of unexpected Tory victories in swathes of the Midlands and the North - some traditional Labour seats voting Conservative for the very first time. Camilla Tominey has a full analysis of how it set in motion a Churchillian triumph not seen since the days of Margaret Thatcher. 

PS: Keep an eye on your inbox at lunchtime for a special midday edition of Front Page, bringing you the latest election fallout and expert analysis.

Corbyn urged to quit as party faces up to huge losses

Jeremy Corbyn is facing mounting calls to step aside immediately after announcing he will not lead his party into another election campaign. The Labour leader called for a "process of reflection" following the crushing defeat, which is expected to be the worst since Michael Foot led the party to disaster in 1983. But in a move that is likely to provoke fury among Labour MPs, Mr Corbyn indicated that he could cling on during that period until the party was ready to "move on". Deputy Political Editor Anna Mikhailova explains how it all fell apart for Mr Corbyn. And Gareth Davies examines the likely options for next leader.

Defeat for Lib Dem leader caps disastrous campaign

Liberal Democrat leader Jo Swinson suffered a humiliating "Portillo moment" after losing her seat to the SNP by just 149 votes. One of the biggest shock results of the night came only weeks after the 39-year-old declared she could be Britain's next Prime Minister and win "hundreds of seats". Ms Swinson blamed a “wave of nationalism” after defeat in her East Dunbartonshire seat. Bill Gardner reports on the humbling of the Lib Dem's first female leader who wanted to head up a "Remain Alliance".