Ca, c'est plus important que la pseudo-affaire Buisson, mais vous en entendrez beaucoup moins parler.
Affaire Anna : l'oppression au pouvoir
Cela m'inspire plusieurs réflexions :
1) La police, c'est nécessairement l'exercice d'une violence : le voleur n'est pas ravi d'aller en prison (d'ailleurs, grâce à Taubira, il n'y va plus). Les méthodes de la police ne sont pas toujours très propres, c'est la vie, mais, du moins, les policiers ont une protection morale : savoir qu'ils agissent pour la bonne cause. Pourchasser le voleur et l'assassin fait l'unanimité, la moralité de l'action n'est pas en doute.
La police politique, c'est autre chose, la moralité en est pour le moins douteuse. Les manifestants anti-dénaturation du mariage étant ce qu'ils sont, le risque de trouble grave à l'ordre public ne peut être invoqué. Il s'agit donc bien de fliquer ceux qui n'ont pas le bonheur d'être d'accord avec le gouvernement du Bien.
On nous en fait tout une batteuse des juges et des policiers français qui ont exécuté leurs ordres sous le gouvernement de Vichy, mais en quoi étaient-ils différents des juges et des policiers qui appliquent avec zèle les consignes partisanes des ministres Taubira et Valls ?
Un fonctionnaire de la DCRI n'est pas fondamentalement différent d'un fonctionnaire du KGB ou du SD. Ce qui change, c'est le cadre légal et les ordres. Si les ordres deviennent anti-démocratiques, ils sont appliqués quand même.
J'ai bien peur que, cinquante ans après, les propos d'Hanna Arendt sur la banalité du mal n'aient toujours pas été véritablement compris.
2) Quand on vénère l'Etat, quand on fait de l'Etat une idole, c'est le genre de problème auquel on s'expose. De Gaulle disait, à la suite de Nietzsche, que l'Etat est le plus froid des monstres froids, il fait tout ce qu'il peut pour étendre indéfiniment son pouvoir, comme un organisme cancéreux. Les Anglo-Saxons, même s'ils n'y parviennent pas toujours, ont du moins l'idée que limiter l'Etat est une chose morale, souhaitable. Les Français n'ont pas cette sagesse. Tant pis pour eux, tant pis pour nous.
3) Je suis persuadé depuis longtemps (je le soupçonnais avant l'élection de François Hollande, j'en ai eu la confirmation depuis) que ce gouvernement, alliant la prétention d'incarner le Bien et le cynisme, est un véritable danger pour la démocratie. Il vient à la suite de décennies de travail de sape de l'idéal de l'homme libre, qui est le fondement de la démocratie.
4) Terminons sur une note positive. Tout est bien qui finit bien. La justice peut encore quelquefois triompher du mal glacé de la bureaucratie.
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mercredi, mars 05, 2014
samedi, février 23, 2013
Manuel Valls déplore "une crise de l’autorité dans notre pays"... Mais qui a vraiment un problème : la France ou la gauche ?
Manuel Valls déplore "une crise de l’autorité dans notre pays"... Mais qui a vraiment un problème : la France ou la gauche ?
Manuel Valls est un salopard :
> «Je ne sais quelle France»
Et un impuissant :
> Valls, ministre populaire mais impuissant
> Zemmour, Valls et le remplacisme
Manuel Valls est un salopard :
> «Je ne sais quelle France»
Et un impuissant :
> Valls, ministre populaire mais impuissant
> Zemmour, Valls et le remplacisme
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vendredi, novembre 30, 2012
dimanche, avril 04, 2010
Valls / Zemmour
Valls / Zemmour
C'est un débat agréable entre deux types pas cons.
Bien sûr, il y a un crétin gauchiste (qui c'est ? C'est la première fois que je le vois) qui intervient au début et un peu au milieu et un peu à la fin, mais il est tellement un ton en-dessous qu'il s'en aperçoit et qu'il ferme sa gueule d'inculte décérébré (1). Les crétins sont une calamité de la télévision, il faut s'y faire.
En revanche, je suis surpris des quelques interventions de François Hardy : c'est simple et de bon goût.
**************
(1) : a contrario, le trait caractéristique d'Eric Zemmour, qui le distingue de 99 % des intervenants de la télévision, c'est une grande culture politique. C'est pourquoi, avec lui, on évite la fâcheuse impression de creux, de vide, qu'on a avec les autres. On échappe à cette sensation fort déplaisante d'être devant des perroquets qui répètent des choses qu'ils ne comprennent pas.
C'est un débat agréable entre deux types pas cons.
Bien sûr, il y a un crétin gauchiste (qui c'est ? C'est la première fois que je le vois) qui intervient au début et un peu au milieu et un peu à la fin, mais il est tellement un ton en-dessous qu'il s'en aperçoit et qu'il ferme sa gueule d'inculte décérébré (1). Les crétins sont une calamité de la télévision, il faut s'y faire.
En revanche, je suis surpris des quelques interventions de François Hardy : c'est simple et de bon goût.
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(1) : a contrario, le trait caractéristique d'Eric Zemmour, qui le distingue de 99 % des intervenants de la télévision, c'est une grande culture politique. C'est pourquoi, avec lui, on évite la fâcheuse impression de creux, de vide, qu'on a avec les autres. On échappe à cette sensation fort déplaisante d'être devant des perroquets qui répètent des choses qu'ils ne comprennent pas.
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