dimanche, mai 03, 2009

Même le rire est fade

Comme les livres, les blogs se parlent entre eux :

La Républiques des humoristes

Non seulement les humoristes se croient légitimes à donner leur avis en politique (alors qu'ils feraient mieux de la fermer, n'est pas Voltaire qui veut), mais en plus, ils sont mauvais dans leur métier : ils ne me font pas rire.

Comparez seulement à Pierre Dac, Bourvil ou Raymon Devos ou plus récemment Desproges.

vendredi, mai 01, 2009

jeudi, avril 30, 2009

La sociologie, une discipline pour débiles mentaux ?

La sociologie, une discipline pour débiles mentaux ?

Le pays saura qu'il est défendu

L'origine de l'immigrationnisme
Dans son plus célèbre discours de guerre, Clemenceau a prononcé cette phrase qui a marqué les esprits : «le pays saura qu'il est défendu».

Aujourd'hui, c'est au contraire le sentiment d'abandon qui domine : le pays sait qu'il n'est pas défendu, quand il n'est pas trahi. Nos politiciens et nos médiatiques considèrent que tout ce qui est français, «franchouillard» dans leur langue, ne mérite pas d'être défendu, et ce n'est pas plus mal si c'est détruit. On peut épiloguer sur la haine des élites pour leur peuple, au point qu'elles participent activement à l'extinction de sa culture.

Cette haine des élites pour le peuple est à l'origine de l'immigrationnisme, cette politique qui consiste à considérer que tout ce qui vient de l'étranger est bien et tout ce qui vient de chez nous est mal (un Arabe fier de ses racines, c'est bien ; un Français fier de ses racines, c'est un beauf). On assiste à une véritable tentative de substitution de population et de culture.

C'est ainsi que les professeurs en viennent, exemple entre mille, à expliquer, sans crainte d'un cuisant ridicule, que l'Europe doit énormément à l'Islam médiéval et a des racines musulmanes. Qu'on parle d'Averroes ne me choquerait pas, si on ne cessait dans le même temps d'enseigner Chrétien de Troyes.

Sur le long terme, je ne suis pas trop inquiet : partout où la question d'une invasion étrangère (appelons les choses par leur nom) s'est posée, les cultures ont montré une résistance tout à fait étonnantes. Songez aux Juifs, aux Grecs et aux Arméniens sous domination ottomane.

Et, puisqu'on en est aux vérités, la culture musulmane n'a rien de si séducteur (qu'a-t-elle apporté au progrès de l'humanité depuis six ou sept siècles ?) que l'on puisse croire qu'elle a la capacité d'attirer au point d'éteindre la culture européenne. Nous ne sommes pas vis-à-vis des musulmans dans la posture des Gaulois vis-à-vis des Romains.

Mais, tout cela, c'est à long terme. Or, c'est bien connu, nous serons tous morts.

A court terme, il reste à comprendre, pour en combattre les effets, la racine du mal : la haine des élites françaises pour leur peuple. Pourquoi ces «collabos» de l'immigrationnisme (1) ?

La haine des élites pour le peuple : le cas de Rachida Dati

Cette haine est particulièrement frappante chez les gens de gauche, parce qu'ils posent comme défenseurs de ce peuple. Or, je suis bien sûr que tous les bobos que je connais vivraient très mal une soirée chez des gens du peuple, chez des smicards franchouillards, qu'ils ne connaissent d'ailleurs pas et évitent soigneusement (il est toujours amusant de constater que ces amoureux du peuple et des immigrés vivent dans des quartiers où il n'y a ni immigrés ni gens du peuple).

On peut juger que la dernière fois que la gauche s'est intéressée aux préoccupations du peuple, c'est quand un maire communiste a fait raser au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés !

Un des exemples les plus illustratifs, d'un comique savoureux et navrant, de cette haine des élites pour le peuple est l'histoire de Rachida Dati. Au début, tout allait bien, un vrai conte de fées immigrationniste, un petit bonheur pour les degôches multiculturalistes.

Quand les choses ont-elles commencé à se dégrader ? Quand les critiques permanentes ont elles pris leur essor ? Quand la chasse à la Dati a-t-elle été ouverte ? Quand elle a commencé à se comporter en nouvelle riche, c'est-à-dire en ancienne pauvre. Il faut faire partie de la haute, être bourré d'argent, avoir vécu dès sa plus tendre enfance dans l'aisance (il y a des fosses pour cela), pour afficher son mépris de l'argent.

Mépriser l'argent, c'est un truc de type qui n'a jamais eu de souci d'argent. Le code est subtil : il faut afficher son mépris de l'argent. Mais, en même temps, l'étaler discrètement pour bien faire voir qu'on en a ; le tout sans avoir l'air d'y toucher, et cependant y penser toujours. Bref, être faux cul avec le fric, ça s'apprend. Je constate que les plus rapiats dans les aéroclubs sont ceux qui ont le plus d'argent. Ils sont aussi les plus prêts à déclarer qu'ils ne comptent pas et sont généreusement de gauche.

Rachida Dati ne savait pas tout cela, ne connaissait pas les usages de la caste. Elle s'est comportée, ô horreur, ô abomination, comme une fille du peuple qui a gagné au Loto. Et on ne lui reproche pas d'avoir gagné au Loto politique, d'avoir intrigué et magouillé, tous le font. On lui reproche d'avoir agi benoîtement en fille du peuple, d'avoir déclaré qu'elle aimait les belles robes et les bijoux. Les autres aussi, ils ne s'habillent pas chez Tati et leur bijoux ne sont pas en toc, mais ils savent qu'ils ne faut pas s'en vanter.

Ils ont découvert avec autant d'horreur une fille du peuple en leur sein que des bonnes sœurs découvriraient une hardeuse dans leurs rangs et l'ont rejetée encore plus vite (les bonnes soeurs auraient fait preuve de charité chrétienne).

Pourquoi tant de haine ?

Question difficile : pourquoi les élites détestent-elles leur peuple ? Le snobisme a toujours existé et est naturel.

La Révolution Française a créé une peur du peuple qui a plus ou moins subi un coup d'arrêt avec la Commune, mais le changement fondamental me semble dans les conditions de vie : on peut désormais vivre dans des beaux quartiers totalement aseptisés, débarrassés des RMIstes et des smicards. Allez à Auteuil, Neuilly, Boulogne-Billancourt pour voir.

Les progrès techniques font que les élites peuvent désormais vivre avec le minimum de contact avec le peuple, la domesticité a quasiment disparu, les organisations modernes sont telles que les rapports avec la base passent par des intermédiaires.

Ce mouvement technique a coïncidé avec un mouvement historique. Deux guerres mondiales en trente ans, ça fait beaucoup. Le peuple, qui s'est fait hacher menu, était le coupable tout trouvé. N'est-ce pas lui qui a braillé comme un con en 1914 «A Berlin !» ou «Nach Paris !» ?

Bien entendu, les élites étaient aussi responsables, mais comme elles désignaient les coupables, elles ont pris soin de s'éviter trop de désagréments. On a donc honni le nationalisme populaire, celui qui défile en chantant, en oubliant les motivations guerrières spécifiques à la haute, comme l'intérêt ou le goût de la distinction ou l'ennui.

Mai 68 a été l'épiphanie de ce snobisme : quoi de plus snob que de revendiquer la licence des mœurs ? Il y a là un trait commun avec les nobles d'Ancien Régime dont l'ironie semble avoir échappé à beaucoup.

On remarquera qu'aux Etats-Unis, qui n'ont pas de raison de culpabiliser à propos des deux guerres mondiales, cette haine des élites pour le peuple est nettement moins prononcée, «mainstream» n'y est pas infamant comme «populaire» chez nous.

Les «zartistes» en première ligne

Dans cette haine du peuple, les «zartistes» sont en première ligne. Quand je vois Pierre Arditi, Fanny Ardant ou Emmanuelle Béart faire leur numéro de groupies gauchistes des immigrés illégaux (sous-entendu, la France est peuplée d'affreux franchouillards racistes), je me demande quelle est leur légitimité et quelle est leur compétence. Pourquoi écouterai-je quelqu'un qui, comme Emmanuelle Béart, revendique son inculture ? (Elle a quitté l'école tôt et s'en glorifie).

Si ils ont quelque chose à dire, qu'ils fassent comme tout le monde : qu'ils tiennent un blog ! Personne ne sera obligé d'aller y voir et de les subir.

Tous ces gens se contenteraient de faire leur métier, nous n'en serions que mieux. Est-ce que je vais à la télé et à la radio donner mes opinions sur ceci ou cela ?

Les élites parlent entre elles et parlent d'elles-mêmes avec grandiose nombrilisme et se félicitent mutuellement de leurs belles âmes. Grand bien leur fasse. Mais pourquoi sommes nous astreints à nous faire tympaniser de leurs bavardages ?

Que faire ?

La réponse individuelle est simple : transmettre, sans haine sans crainte ni remords, la culture française. On peut préférer sans culpabiliser Piaf à Diams, l'andouillette au kebab, les femmes en mini-jupe aux femmes en tchador, le christianisme à l'islam et la France à l'Algérie.

J'ose à peine évoquer le rôle du système éducatif dans cette transmission de la culture. Cependant, tout espoir n'est pas perdu : les profs ont été et sont encore les fourriers du multiculturalisme, mais ils en sont aussi les premières victimes donc les premiers à être forcés de se remettre en question, soit en tombant carrément du coté de la soumission (2), soit en résistant (voir le succès parmi les enseignants du film La journée de la jupe).

Par contre, la réponse collective, c'est-à-dire politique, est nettement plus problématique. J'ai peur de violences.

Les fauteurs de troubles n'inspirent la crainte que parce qu'ils ne rencontrent pas d'opposition. Ce sont des tigres de papier. Je vous ai raconté cette histoire de touristes russes qui ont cassé la gueule dans le métro de «jeunes issus de l'immigration» qui les provoquaient.

Or, on ne bande pas à fond le ressort de l'ego d'un peuple en l'humiliant constamment sans risquer d'en prendre un bon coup quand il se détendra.

Je ne sais pas comment ça se passera, peut-être qu'il y aura une émeute de banlieue de trop.

Les immigrés qui se voient comme des conquérants risquent alors de découvrir qu'ils sont très faibles, qu'ils ont contre eux l'appareil de l'Etat, l'armée et la police, sans compter que les «de souche», tout soumis et veules qu'ils paraissent aujourd'hui, seraient tout à fait capables de s'organiser.

Et si en plus on ajoute par là-dessus une possible tension économique, on n'est pas sorti de l'auberge.

Le malheur dans tout cela, c'est que même les immigrés intégrés, pour peu qu'ils se repèrent facilement à leur couleur de peau, risqueraient de ne pas être épargnés. La colère populaire, c'est comme le dentifrice : allez donc la faire rentrer dans le tube une fois qu'elle est sortie.

Je ne suis pas sûr que nos immigrationnistes réalisent à quel point ils jouent avec le feu.

Nota : j'ai découvert récemment le sigle CPF. J'ai mis un certain temps à comprendre ce que ça signifiait : Chance Pour la France. Evidemment, c'est une manière de tourner en dérision le discours des immigrationnistes qui nous expliquent que l'immigration est une chance pour la France. Application du jour : Youssouf Fofana, qui a torturé Ilan Halimi comme un SS, avec l'aide 26 (26 !!!)complices est un CPF.

(1) : ceux qui nous expliquent qu'il faut s'adapter au fait accompli de la présence d'immigrés (en modifiant nos comportements -l'habillement des femmes, par exemple, pour ne pas «provoquer») sont-il si différents de ceux qui nous expliquaient qu'il fallait s'adapter au fait accompli de la présence de beaux guerriers blonds parlant Germain ?

(2) : dans La journée de la jupe, un prof soumis se fait casser la gueule par ses élèves et explique qu'il faut les comprendre. Le flic répond sobrement : «Après tout, si ça vous plaît de prendre des pains dans la tronche ...».

mercredi, avril 29, 2009

Chéri

Inspiré d'un roman de Colette. Un fils de demi-mondaine s'éprend d'une collègue de sa mère plus âgée que lui et se cabre dans le mariage arrangé qu'on lui a préparé. On se retrouve devant le problème classique et très actuel du fifils à sa maman qui n'a jamais connu d'obstacle à ses volontés et qui se retrouve comme un couillon à l'âge adulte quand il doit affronter les contrariétés de la vraie vie. Il reste un éternel adolescent mal dans sa peau (mais bon, fidèles lecteurs, ce discours vous est familier, je vous l'ai assez seriné).

J'apprécie particulièrement dans les films et les livres de la Belle Epoque et du Beau Dix-hutième Siècle, c'est que les mœurs et les manières y sont plus raffinées. Ca change de la brutalité de notre sale temps.

A noter que les tenues de Michelle Pfeiffer sont superbes.

Immigration : il n'y a qu'à demander au Wall Street Journal

Il y a quelquefois des coïncidences. Je tombe dans le Wall Street Journal, sur cet article qui concerne le sujet dont nous débattons depuis quelques jours.

Heirs to Fortyun ?

mardi, avril 28, 2009

Necker ou Turgot ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais nous vivons une crise économique.

Aussi sûrement que le beau temps succède à l'orage, une reprise aura lieu un jour. Je ne puis vous dire ni quand ni comment, mais cela arrivera.

L'Etat, au sens large, sera devant une montagne de dettes. Se posera alors la question récurrente à la politique économique française : Necker ou Turgot ?

Necker : les ingénieux montages, l'acrobatie comptable, pour continuer à profiter des délices de l'endettement, la popularité, le tout finissant en catastrophe.

Turgot : l'effort, la réforme difficile, la lutte contre les corporatismes et les avantages exquis, l'impopularité chez les bruyants, la responsabilisation et l'espoir d'un avenir meilleur qu'on ne doit qu'à soi. Et la dette éteinte par la croissance (1).

La question des finances publiques n'est pas, contrairement aux apparences, seulement un problème économique, mais, surtout, une question morale.

Car tracer les frontières entre ce qui relève de l'individuel, c'est-à-dire de la responsabilité et de la liberté, et du collectif, c'est-à-dire de l'irresponsabilité et de la contrainte, est un choix moral.

Le financement n'est ensuite que la traduction de ce choix en termes comptables.

On ne peut savoir si la politique tombera coté Necker ou coté Turgot à la sortie de la crise.

En effet, tous nos politiciens depuis trente ans sont des super-Necker, mais l'histoire a oscillé de l'un à l'autre, De Gaulle, toujours supérieur en tout, a réussi à faire Necker à la sortie de la guerre et Turgot à son retour au pouvoir.

Le temps de la décision n'est pas encore là. Espérons que nous choisirons Turgot. Les Français n'ont pas tous comme idéal le fonctionnariat et l'assistanat. Les Français ne sont pas tous rétifs à l'effort et à la responsabilité.



Pendant qu'on y est, on rappellera la divergence entre Condorcet et Turgot : Condorcet, le théoricien, préconisait une réforme qui frappe comme la foudre, pour prendre de vitesse les oppositions, qu'elles n'aient pas le temps de s'organiser. Turgot, l'homme pratique, préféra le pas à pas.

Avec le recul, on sait que Condorcet avait raison : les réformes décisives, celles qui frappent les conservatismes au coeur de leur puissance, doivent être immédiates.

Dans la France d'aujourd'hui, ça serait une limitation très sévère, voire une interdiction, du droit de grève des fonctionnaires (contrepartie logique du fait qu'ils assument, ils le revendiquent assez fort, des missions de service public) et l'obligation pour les organisations syndicales de publier des comptes certifiés sous peine de poursuites.

(1) : bien sûr, les esprits chagrins me répondront que, Turgot ayant été viré, on ne se sait pas si ses réformes auraient eu de si bons effets. Admettons que, si l'on regarde la suite de l'histoire économique, il est permis de le supposer.

Le tout-marché contre le capitalisme

Le tout-marché contre le capitalisme

Le capitalisme, c'est-à-dire l'accumulation de capital, permettra de sortir de la crise actuelle. Or, nous en sommes encore loin, les gouvernements continuant de favoriser l'accumulation de dettes.

L'autombile US : le retour des morts-vivants

Soyons clairs : les Big Three sont en faillite.

Seules les interventions de l'Etat les ont maintenus à flots.

Voici maintenant que le syndicat d'ouvriers prend des participations. Or, c'est une voie très sûre vers la faillite comme l'ont prouvé certaines compagnies aériennes à forte participation salariée, tout simplement parce que la priorité des salariés n'est pas la survie de l'entreprise, mais le maintien des salaires et des emplois.

Bref, pour quelques mois de survie confortable, on obère de plus en plus les maigres chances d'un véritable rétablissement.

lundi, avril 27, 2009

Les Arabes vus par un Amazighe

A coté de ces articles, j'ai l'air d'un enfant de choeur avec mes précautions de langage et mes tortillements du cul :
Les Arabes dans l'impasse de la chaussure


L'arabo-islamo-intégrisme, une culture de la haine

«Tu ne m'as jamais fait jouir»

Allant au cinéma ce dimanche, j'ai vu les bandes-annonces. Dans l'une d'elles, Romaine par moins 30, le principal argument du personnage principal pour quitter son compagnon de trois ans semble être «Tu ne m'as jamais fait jouir». C'est censé être drôle.

On voit là la profondeur des sentiments, l'hyper-sensibilité et le raffinement des relations sentimentales, si l'on peut dire, qui y ont cours.

Le pire est que ce film est peut-être bien et qu'il se pourrait que j'aille le voir.

Mais tout de même, résumer trois ans de vie commune à «Tu ne m'as jamais fait jouir» méritait de figurer dans l'ample catégorie «Le monde moderne ne sera pas châtié : il est le châtiment».

Mais bon, les mélomanes ne semblent pas moins cons que les cinéastes : Purée musicale

dimanche, avril 26, 2009

L'agression du Noctilien par Bercoff

Ca fera plaisir à Bob de voir que tout le monde n'est pas couché :



J'ai un collègue qui a une excellente, et lamentable , explication de la soumission femelle de la victime à ses agresseurs : elle s'est fait voler ses papiers, les voleurs ont donc toutes ses coordonnées. Ainsi pourvu, elles peuvent venir lui casser la gueule si ses propos leur déplaisent.

Bien sûr, ça ne retire rien au fait que Sciences Po est un haut lieu de l'endoctrinement à la soumission au multiculturalisme, c'est-à-dire à la dhimmitude..

OSS 117, Rio ne répond plus

J'avoue que j'étais surpris que l'accumulation de clichés racistes de ce film ne déclenchât pas un tir de barrage de la bien-pensance. Bien sûr, il s'agit de second degré, comme la tirade de Shylock par un nazi, mais, justement, la bien pensance est fort connue pour tout prendre au premier degré dans la plus parfaite stupidité des belles âmes auto-satisfaite.

Il est vrai que Jean Dujardin est protégé par un talisman : il a fait acte d'allégeance au boboïsme en insistant sur le fait qu'il est un descendant de «l'humour canal», c'est-à-dire un humour de crétins qui croient être fins, les malheureux, mais qui sont en réalité insupportables au point de me pousser à casser les télés où ils passent, mais, ô miracle, ils sont degôches.

Cependant, la tolérance de la bien-pensance est limitée et sa patience courte (rien n'est plus intolérant que les tolérants auto-proclamés). OSS 117 ne sera pas évoqué au Festival de cannes. Et na !

Au fait, c'est un film plaisant.

vendredi, avril 24, 2009

Le machisme ne passera pas

Le machisme ne passera pas

Parmi les signes de notre décadence, je suis particulièrement sensible à ceux qui ont trait à la culture.

Le metteur en scène ne veut pas monter «Dom Juan parce que cette pièce ne montre que des femmes qui souffrent». Je ne sais si c'est à rire ou à pleurer.

jeudi, avril 23, 2009

L'anti-France : le fétichisme des mots et les faits

Les mots ont une vie, une histoire et, de ce fait, des connotations. Forts de ce constat irréfutable, certains en tirent qu'il est juste besoin de s'attacher superficiellement aux mots pour comprendre une pensée.

Ainsi, il suffirait que j'écrive «travail, famille, patrie» ou «anti-France» pour me classer aussitôt dans les nostalgiques du pétainisme et du maurrassisme.

Mais, manque de de chance, ça ne fonctionne pas ainsi, car les mots ont également un contexte et plusieurs sens. Ainsi, que je me réfère à l'anti-France avec Super-Dupont, illustré par une superbe image, et non avec Charles Maurras, n'est peut-être pas seulement du à mon inculture crasse.

Peut-être est-ce pour moi, sait-on jamais, une manière de signaler une certaine distance.

Quant au travail, à la famille et à la patrie, ces notions, ô surprise, existaient avant que les syndics de faillite du pétainisme ne les reprennent à leur compte.

Alors pourquoi ce fétichisme, un peu ridicule, des mots ?

Essentiellement parce qu'il est une distraction : pendant qu'on titille le diptère, on ne discute pas d'autre chose, de faits douloureux et pénibles.

Le travail sur les mots est important, mais seulement si il permet de dégager du sens. J'emploie les mêmes mots que la devise du pétainisme, et alors ? J'ai des idées sur les corporations, l'économie, la vie en société, la place de l'Etat, les races, radicalement opposées aux idées de la «révolution nationale».

Je reviens donc à la discussion, je résume ma position :

1) certains Français issus de l'immigration sont perdus pour la société (si vous ne me croyez pas, je vous en présenterai). Il va bien falloir en faire quelque chose de ces gens, je ne sais pas bien quoi. Mais à choisir entre l'enfermement des fauteurs de troubles et la barricadage des honnêtes gens, je préfère encore la première solution.

2) Cet échec vient à mes yeux :

a) d'un afflux trop massif d'immigrés. Il existe un seuil au-delà duquel l'intégration est beaucoup trop difficile voire impossible. Ce seuil varie en fonction de l'origine des immigrés et de la politique du pays d'accueil.

b) La politique d'assitanat pratiquée par la France est peu propice à l'intégration car elle ne force pas les immigrés à tourner la page de l'immigration. Cette politique a été particulièrement dommageable pour les populations africaines, que j'estime plus difficiles à assimiler (je reconnais que ce point mérite discussion, mais cela me semble tout de même au premier abord une constatation d'évidence).

3) Cet échec d'assimilation a également des conséquences néfastes pour la culture du pays d'accueil, c'est-à-dire la France, qui perd son identité plutôt que de s'enrichir de ses immigrés. Rome n'est plus dans Rome.

Les politiques oscillent entre l'immigrationnisme («tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, l'immigration est une richesse et bla bla bla et bla bla bla ...») et le sécuritaire.

Ce sont les deux faces d'un même problème, on caricature les immigrés (tout blancs ou tout noirs, si je puis dire), mais on refuse de les voir tels qu'ils sont et notamment de considérer les interactions entre notre société et leur culture, les motivations et les raisons de leur immigration, leur évolution. Bien entendu, ce qui mettrait quiconque radicalement en cause est soigneusement évité : à l'immigré, on dit «ce n'est pas de ta faute mais celle de la société» et au Français, on explique que c'est la faute de son racisme atavique, ce qui, au fond, lui coûte moins que de remettre en cause l'Etat-providence.

Pourtant, on ne peut même pas dire qu'on ne sait pas ce qui marche : l'école et le travail. Mais l'école part en couille et le travail, il n'y en a pas, ou alors au noir.

Mais là encore, on retombe sur des remises en cause que nous préférons éviter.

Vous connaissez mon dada scolaire. On 'exige plus rien des élèves, donc on ne leur apprend plus rien. C'est particulièrement vrai des enfants d'immigrés : sous prétexte de respecter leur culture, on les y enferme. Le petit juif venu de Grèce Albert Cohen lisait Montaigne à dix ans. Dois-je faire la liste de tous ces immigrés qui se sont enrichis de la culture française et qui l'ont enrichie en retour parce que l'école a été exigeante avec eux et ne s'est pas occupée de «respecter leur culture» ?

Allez y traitez moi de maurrassien ou de néo-pétainiste, faites moi si ça vous fait plaisir (je ne veux pas vous en priver)votre sempiternel numéro de la supériorité morale du gauchiste, mais démontrez moi que j'ai tort.

mardi, avril 21, 2009

L'anti-France (2)

Je pense que la présence de plus en plus prégnante de l'anti-France nécessite l'intervention musclée de Super-Dupond.

Cette anti-France a deux origines qui confluent dans le grand fleuve de l'anti-France :

> une importante frange de la population d'origine immigrée qui est française sans se sentir française. Les gouvernements successifs n'ont pas su se montrer exigeants avec ces immigrés, notamment à l'école, et les ont habitués à l'assistanat, qui est la pire chose qui puisse arriver à une population («Si tu veux qu'il t'aime, apprends lui à pêcher. Si tu veux qu'il te haïsse, donne lui un poisson»). J'en connais : de vrais parasites de la société, connaissant toutes les arcanes et les démarches de l'assistanat, qui n'en ont jamais assez et n'apportent ni ne créent jamais rien.

> Cette frange d'origine immigrée a en miroir une frange d'origine française, qui s'est elle aussi habituée à l'assistanat comme un du, au point, là encore, de considérer que l'Etat, donc le pays, n'en fait jamais assez pour eux, sans qu'ils ne fassent jamais rien pour lui. De plus, cette frange a hérité de l'auto-dénigrement collectif provenant du traumatisme des deux guerres mondiales et des guerres coloniales.

Avant que vous ne critiquiez mes propos comme caricaturaux, réflexe de la bien-pensance sur la défensive, je précise que je connais des cas dans les catégories que je cite d'assez près pour avoir une opinion argumentée sur leur comportement et sur ses causes.

Il se peut que je me trompe, que ce que je connais autour de moi soit peu représentatif, mais je n'en vois pas les raisons éventuelles. Au contraire, j'incline à penser que, si manque de représentativité il y a, c'est que le milieu dans lequel je vis minimise, plutôt qu'exagère, les ravages de l'assistanat.

Les nationalistes ont le slogan «La France, aimez la ou quittez la !» Bien sûr, comme tout slogan, il est facile mais surtout il procède me semble-t-il d'une erreur d'analyse : tout ce que je baptise anti-France (pour les ignares : c'est une référence à Giotlieb) ne saurait pas où aller si par un coup de baguette magique ils étaient expulsés.

Regardez ces jeunes d'origine africaine qui crachent sur la France : croyez vous qu'ils se sentiraient chez eux au Maroc, au Cameroun ou au Sénégal ? Ils ne sentent pas d'ici, mais ils ne sont pas d'ailleurs non plus.

Maintenant, que faire ? D'abord dire la vérité : il y a une génération perdue, tant d'origine immigrée que française, dont l'éducation a été mal faite et dont il n'y a pas grand-chose à tirer. Si l'on coupe les vannes de l'assistanat et si on lutte contre les trafics qui font vivre ces marginaux, ils se révolteront, ils casseront, mais il ne leur viendra pas à l'idée de chercher du travail.

Pour ceux là, il y a la solution américaine : l'enfermement, soit dans des prisons, soit dans des cités ghettos. L'alternative à la solution américaine, c'est que les perturbateurs soient laissés en liberté et que ça soit les bons citoyens qui s'enferment. Les politiques françaises inclinent vers cette deuxième solution. Elle n'a pas ma préférence.

Pour les autres, c'est-à-dire pour ceux qui ne sont pas irrémédiablement perdus pour la société, une réforme énergique et profonde remplaçant l'assistanat par la responsabilisation, c'est-à-dire une libéralisation, ferait le plus grand bien.

Je suis persuadé, pour revenir au sujet initial de l'anti-France, que le patriotisme serait grandement amélioré car le syndrome consistant à attribuer au pays des problèmes qui relèvent de la responsabilité individuelle s'en trouverait amoindri.

D'ailleurs, on remarquera, les exemples viennent facilement, que ce n'est pas dans les pays réputés les plus libéraux que le patriotisme est le moins fort.

L'anti-France

Après ses excuses à répétition, Ségolène Royal a affirmé hier sur France 2 qu'«on a quelquefois honte d'être Français».

Cela apparaît clairement comme une tactique délibérée : elle estime qu'il y a plus de voix à gagner qu'à perdre en tenant un discours anti-patriotique. On voit d'ailleurs bien à quelles franges de la population elle s'adresse.

Ce qui m'inquiète est que, parmi ses qualités, Ségolène Royal a un bon instinct électoral. Sa tactique signifie donc qu'on arrive à un moment où les Français à contre-cœur sont suffisamment nombreux pour peser sur un vote.

Rien de réjouissant ... Mais on peut quand même en rire : La France pénitente, les causes d'une femme battue

lundi, avril 20, 2009

Les traders sont des salauds, mais qui les nourrit ?

L'opinion publique s'est fait, sous la houlette des politicards, une opinion : les traders sont des salauds.

Admettons. Mais quel est le plus grand marché de trading ? Les matières premières ? Les devises ? Les actions ?

Mais non, vous n'y êtes pas : le plus grand marché de trading, ce sont les obligations publiques, la dette étatique.

Je dis juste ça en passant.

La royalitude

Le comportement de Ségolène Royal est limpide : tout plutôt que l'oubli. Privée de moyens financiers par son échec à conquérir le PS, elle est condamnée à user des armes qui ne coûtent rien, la parole et le toupet.

Malheureusement, le bruit de fond médiatique est si fort que, pour se distinguer de la masse, elle est obligée à l'escalade : toujours plus provocante et choquante.

Je me demande si, son problème étant un déficit de crédibilité, elle ne ferait pas mieux de se retirer quelques temps, style «vieux sage sur la montagne».

Ca serait peut-être en 2012 plus profitable que cette course désespérée contre l'oubli.

Vous remarquerez que je ne parle là que d'image, et non du fond de ses idées et de ses convictions. En effet, celles-ci sont tout à fait secondaires pour être élu (mais pas pour gouverner, on retombe sur l'éternel paradoxe démocratique : les gens qui gagnent les élections ont peu d'aptitudes à gouverner).

Ponyo sur la falaise


Désormais, crier au génie quand on voit un film de Miyazaki relève du réflexe conditionné.

Disons juste que Ponyo est un film étrange et un très bon Miyazaki. Plus proche de la réalité que ses autres films, à part Porco Rosso, il trace aussi un portrait des adultes plus nuancée.