mardi, mars 23, 2010

Ca dérape, ça dérape

Nous en avions déjà un premier symptôme avec l'affaire du ministre de la culture pédophile défendu sans vergogne ni pudeur par ses amis gauchistes. Mais nous ne l'avons peut-être pas pris assez au sérieux.

Voilà Nicolas Sarkozy, présenté (à tort, mais c'est une autre histoire, seules les apparences comptent) comme le candidat de la «droite décomplexée», voire proche du Front National, qui épouse une femme de petite vertu bobo-gauchiste , qui verse dans une véritable fascination pour les personnalités de gauche, qui s'entoure de gauchistes jusqu'au gouvernement et à la Cour des Comptes, et sacrifie à toutes les idoles bien-pensantes, la «discrimination positive», la «diversité», l'écologisme, j'en passe et des meilleures.

Si le prétendu représentant de la «droite décomplexée» en est là, à leur rendre un tel culte, à leur faire sans cesse allégeance, comment la bien-pensance ne se sentirait-elle pas tout permis ?

C'est ainsi qu'elle en arrive à qualifier, dans son pauvre vocabulaire pour crétins médiatiques, de «dérapage»(1), forcément condamnable et justiciable de censure, non seulement toute opposition franche et massive à ses thèses, mais désormais, toute mise en doute, tout manque d'enthousiasme, de la vulgate du Bien Suprême.

Mais la roche tarpéïenne est proche du Capitole. Le pouvoir absolu enivre et fait faire des erreurs mortelles.

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(1) Dans les commentaires de Vingt Minutes, on trouve : «Suite à de nombreux dérapages de la part de nos internautes, cet article est désormais fermé aux commentaires.» Peut-on faire plus tarte, plus niais, comme censure ?

Zemmour en entretien préalable de licenciement au Figaro

Zemmour en entretien préalable de licenciement au Figaro

Deux hypothèses :

1) C'est une manœuvre pour provoquer une réaction des lecteurs et pouvoir dire «Vous voyez, on ne peut pas le virer, il est si populaire».

2) C'est sérieux : le Figaro est le journal de cette fausse droite française qui cherche toujours à donner des gages de bien-pensance à la gauche et qui, évidemment, échoue toujours à trouver grâce aux yeux de celle-ci. Dans cette hypothèse, une intervention du pouvoir, gêné que chaque chronique d'Eric Zemmour révèle à quel point il est faussement de droite, est évoquée.

Vous remarquerez que ces deux hypothèses ne sont pas antinomiques puisque les deux manifestent un manque de couilles patent.

Il existait une autre possibilité : pas d'entretien de licenciement et «circulez, y a rien à voir».

Je n'arrive même pas à être surpris, ou en colère, ou quoi que ce soit. J'ai un tel mépris pour les grands organes de presse français que toute lâcheté, bassesse ou bêtise de leur part m'apparaît dans l'ordre des choses.

Une chose est claire : certaines vérités, en France, peuvent entrainer le licenciement d'un journaliste. Car la phrase reprochée à Zemmour est factuelle. On peut lui reprocher son absence de précautions oratoires, mais on est alors dans l'ordre du débat. Autrement dit, débattre de certains sujets est interdit. C'est un «dérapage» (quelle expression idiote) insupportable que de dire la vérité.

Je redoute le message que cette histoire envoie, une fois de plus, aux vrais Français, ceux qui ne renient pas la France d'avant (et il y en a qui sont d'origine immigrée, ça n'est pas le problème) : «Vous subissez une invasion migratoire, mais vous ne devez pas vous défendre, vous ne devez même pas exprimer les inquiétudes et les sentiments qu'elle provoque en vous, vous ne devez pas en parler, même pas y penser, même pas mentionner des faits incontestables. Vous devez vous taire et accepter sans murmurer. Vous devez vous soumettre, avec amour. Même une pensée de murmure, de rébellion, est le début d'un crime de racisme. Vous devez aimer Big-Mamma qui vous émascule.»

A mettre en prison des sentiments forts et légitimes, on ne nous prépare pas des lendemains qui chantent, mais des lendemains qui castagnent.

lundi, mars 22, 2010

L'Europe se retire de l'histoire

Quand je fais le tour des sujets qui m'intéresse, l'économie, la politique, la démographie, le militaire, l'aéronautique, la littérature, le cinéma, la recherche, je ne peux éviter cette conviction que l'Europe se retire de l'histoire, aspire à une quiétude qui est celle de la mort.

dimanche, mars 21, 2010

Une éducation

En 1961, une jeune étudiante, brillante, en pleine préparation d'Oxford, est séduite par un homme plus âgé.

Ce film a beaucoup de charme et de classe. Carey Mulligan a un air d'Audrey Hepburn dans Sabrina.

Zemmour et Pétain

Eric Zemmour est à la mode. Je vous en parle une dernière fois. Dans Mélancolie française, il soutient trois thèses vis-à-vis de Philippe Pétain :

1) la principale erreur de Pétain eut lieu en 1917, lorsqu'il décida d'attendre les Américains, consacrant une fois de plus la défaite du continent face à la puissance venue de la mer. On connaît les sarcasmes de Clemenceau et de Foch contre Pétain, «il a fallu le pousser à la victoire à coups de pied au cul».

A cette lueur, il réveille une interprétation des mutineries de 17. Chacun sait qu'elles étaient orientées contre les offensives inutiles, mais rien ne dit que les poilus auraient refusé des offensives utiles. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé par la suite : les offensives bien préparées n'ont donné lieu à aucune mutinerie.

2) l'armistice était inévitable. Pétain a servi de nécessaire bouclier. Il s'appuie sur des citations, officieuses, de Churchill et De Gaulle.

3) Pétain trahit en allant au-delà de l'armistice. Il cite De Gaulle : «Travail, Famille, Patrie ? Pétain n'a jamais travaillé, jamais eu de famille et il a vendu la Patrie aux Allemands.»

Je suis d'accord avec les première et troisième propositions, mais la deuxième est une erreur très répandue qui montre que, soixante-dix ans après, le gaullisme est encore incompris et surprenant.

De plus, les thèses 2 et 3 sont contradictoires : toutes les trahisons à venir étaient contenues dans l'armistice.

Le mieux est que je vous cite une lettre que viens d'envoyer à la NRH :


Fidèle lecteur de votre revue, je suis outré par la page 38, sous la signature de Philippe Conrad, de votre dernier numéro intitulée 1940 : l’inévitable armistice.

Vous vous laissez aller à votre pétainisme et à votre anti-gaullisme habituels, que je vous pardonne d’habitude aisément à cause des qualités de votre revue. Mais là, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

Vous justifiez l’armistice par des raisons militaires. C’est au mieux de la mauvaise foi, au pire de l’incompétence.

Je tiens à vous rappeler que :

> L’armistice n’était pas militaire mais politique. Si il ne s’était agi que de la situation militaire, la capitulation de l’armée, à laquelle Weygand s’est opposé, eût suffi. Les partisans de l’armistice ont manœuvré en fonction d’une analyse politique qui s’est avérée à la fois fausse et traitresse. Si le général De Gaulle avait été tué le 17 juin 1940 et la France laissée aux seuls partisans de l’armistice, où en serait elle aujourd’hui ?

> Même les raisons militaires que vous invoquez sont fallacieuses.On ne peut certes pas refaire l’histoire, mais, enfin, une armée qui n’a même pas tenté de traverser la Manche aurait été capable de traverser la Méditerranée face à la Marine Nationale et à la Royal Navy ? De qui vous moquez vous ?

Bref, l’armistice n’a été signé que parce qu’Hitler a réussi par une politique habile et sans scrupules à convaincre les gouvernants français qu’il était là pour «mille ans» et que la Grande-Bretagne allait avoir «le cou tordu comme un poulet».

Non, malgré les déclarations de Winston Churchill en ce sens, l’armistice n’était pas inévitable. La capitulation, seule, l’était. Et ça change tout.

Rage anti-catholique : le suicide continue en cinéma permanent

La laïcité est maintenant dévoilée pour ce qu'elle est : une machine de guerre anti-catholique et seulement cela.

Les laïcistes qui ne laissent rien passer à l'Eglise catholique financent sans rechigner les mosquées et les cantines scolaires hallal. Ils tolèrent la burqa. Tout cela au nom du «respect des cultures». Et il y a même des catholiques pour trouver cela très bien, c'est dire si il y a des cons partout.

On connaît la raison profonde de cet acharnement : l'Eglise catholique, à cause de son organisation hiérarchique et de son pape, véhicule quelques valeurs masculines, comme la fidélité et l'obéissance. En tant que notre matrice culturelle, elle nous rappelle douloureusement que nous ne nous sommes pas faits tous seuls.

Cela met les petits soldats du maternalisme dans une rage hystérique, qui n'est pas explicable par les raisons qu'ils en donnent : il faut tuer, discréditer, frapper et frapper encore, les derniers vestiges du Père. Chaque jour où l'Eglise n'est pas trainée dans la boue est une insulte au culte de la Mère.

Sans cette interprétation psychologique, on ne comprendrait pas la dissymétrie dans le traitement des scandales religieux. Les prétendus laïcistes ne critiquent pas tant les autres religions parce que ce n'est pas leur père, ils n'en ont rien à foutre de les tuer, et qu'en plus, ce sont des foirards qui ont la trouille de critiquer l'Islam.

Mais tout cela est suicidaire : tuer le père, c'est un passage de l'adolescence. Ensuite, on devient suffisamment adulte pour accepter tous ses héritages, aussi imparfaits soient-ils.

Justement, nous sommes dans une société d'adolescents attardés, d'enfants, qui à force d'avoir été choyés par la Mère, la leur, puis Big Mamma-Etat, n'arrivent pas grandir.

Nous sommes que, nous le voulions ou non, de culture catholique, la langue française en est imprégnée (vous allez me dire, ça n'est pas grave : le nombre de gens qui parlent français diminuent dramatiquement, aujourd'hui, on ne le parle plus, on le baragouine), cette rage anti-catholique, c'est une rage contre nous-mêmes, nous nous en voulons d'avoir des racines.

Nous sommes plus que jamais engagés dans cette course folle à l'homme nouveau, sans passé, sans histoire, sans héritages, sans devoirs filiaux, et, bien entendu, sans avenir.

On nous donne des prétextes moraux, mais personne (en tout cas, pas ceux qui prennent du recul) n'est dupe. Croyez vous que les étrangers non-catholiques nous admirent de la rigueur que nous montrons vis-à-vis de l'Eglise ? Non, ils nous trouvent bizarres, même si souvent ils se réjouissent de nous voir détruire nous-mêmes une religion concurrente.

Bref, le suicide civilisationnel continue, sous les acclamations enthousiastes de la bien-pensance.

samedi, mars 20, 2010

Katyn et le journal l'Immmonde

C'est vieux mais ça me revient à l'esprit parce que je vois que le DVD de Katyn est sorti.

Jean-Luc Douin avait écrit un article critique particulièrement tendancieux, pour ne pas dire dégueulasse.


Vingt ans après la chute du mur, les sympathies rouges de l'Immonde ne sont pas mortes. C'est toujours la même histoire : les vrais communistes sont allés au bout et, quand ils ont renoncé, ils l'ont fait à fond (voir Jacques Marseille et François Furet).

Mais les «compagnons de route», n'étant pas allés à fond dans l'engagement, en restent aux demi-mesures dans la répudiation.

vendredi, mars 19, 2010

Zemmour : «La plupart des collabos étaient de gauche»

Par goût de la provocation, Eric Zemmour exagère.

Il y avait beaucoup de sympathisants de l'extrême-droite dans la Résistance, surtout la première, l'aventureuse, par nationalisme, et beaucoup de gauchistes dans la collaboration, par pacifisme (ils préféraient la paix nazie à la guerre).

Emile Chartier, dit Alain, pacifiste intégral, l'exemple même de l'intellectuel qui est un parfait imbécile dès qu'il se mêle de donner son avis sur tout (1), a écrit en juillet 1940 dans son journal intime «Pour ma part j’espère que l’Allemagne vaincra ; car il ne faut pas que le général de Gaulle l’emporte chez nous. ». On comprend qu'il se soit montré très discret après-guerre.

Simon Epstein a récemment publié un livre au sous-titre éloquent «les antisémites dans la Résistance, les antiracistes dans la Collaboration».

Bref, Zemmour exagère mais il n'a pas tort de briser l'image établie par la propagande gauchiste. Car l'équation simpliste «droite = Collaboration, gauche = Résistance» est un pur produit de la propagande communiste, qui a fini par passer pour une vérité aux yeux des imbéciles, fort nombreux, à force d'être répétée. Le clivage Collaboration / Résistance ne recoupait pas le clivage Droite / Gauche, c'est tout.

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(1) : ce philosophe n'arrive pas à comprendre que la guerre est parfois nécessaire et peut exalter les plus nobles vertus humaines.

A force d'importer massivement des populations du tiers-monde ...

A force d'importer massivement des populations du tiers-monde, on finit par avoir en France de vrais morceaux de tiers-monde. On ne peut dire à quel point la civilité française a été estropiée par l'invasion migratoire. C'est tout naturel : les hommes ne sont pas faits pour être mélangés par la contrainte.

Il est moins naturel que ce soit des ministres «de la République», cette fameuse république dont les valeurs universelles sont censées éblouir le monde entier, qui fassent la promotion de cette tiers-mondisation.

Xavier Bertrand plaide pour une espace réservée aux femmes dans les trains de banlieue

jeudi, mars 18, 2010

Les options pour la zone Euro

Cet excellent texte de l'Institut Turgot vous éclairera.

On notera ce passage :

«Malheureusement, dans toute la zone euro les carrières personnelles et les ambitions de la classe politique sont complètement liées à « l'Europe » et à son incarnation la plus visible, l'Union monétaire.

Au nom de « l’Europe », les politiciens des pays déficitaires, comme ceux des pays en excédents, sont prêts à laisser infliger presque toutes les souffrances possibles et imaginables à leurs populations. Ce n'est évidemment pas ainsi qu'ils voient les choses. Ils sont aveugles aux coûts qui risquent de résulter de l'Union monétaire. Et ils sont prêts à tout faire pour en maintenir ensemble les morceaux».

Les auditeurs réguliers de BFM savent que c'est le raisonnement d'Alain Madelin depuis des années : l'union monétaire sera maintenue le plus longtemps possible par les politiciens qui ont fait toute leur carrière sur l'idéologie sous-jacente à cette union.

mardi, mars 16, 2010

Que peuvent les Etats contre la spéculation ?

«Que peuvent les Etats contre la spéculation ?», c'est la question que se pose gravement le journal l'Immonde.

Comme toute question posée par le conformisme bien-pensant, cette question est totalement à coté de la plaque et n'a aucune importance. Elle ne sert que de rideau de fumée. Les spéculateurs (en supposant que ce mot vague ait un sens) ne sont ni les auteurs ni les prolongateurs de la crise actuelle. La spéculation est éminemment humaine (voir L'argent de Zola), on n'y changera rien (toujours, chez la bien-pensance, ce désir d'homme nouveau, déshumanisé).

Cependant, il existe une réponse simplissime à cette question, par ailleurs oiseuse. Que peuvent les Etats contre la spéculation ? Avoir de bonnes finances.

C'est tout con, non ?

Le nouveau complexe d'Oedipe : crevons nous les yeux à coup de statistiques officielles

Eric Zemmour déclare que 80 à 90 % des trafiquants de drogue sont noirs et arabes.

Aussitôt, des bien-pensants, vrais gardes-chiourme du conformisme, lui répliquent qu'«il ne peut pas dire ça car il n'y a pas de statistiques officielles». Il n'y a pas de statistiques officielles pour une bonne raison : on refuse d'en faire.

Curieuse conception de la liberté d'opinion ! Ainsi, en dehors des statistiques officielles, estampillées par des fonctionnaires, il n'y aurait point de vérité qui tienne ? Le témoignage d'autres sources que les «statistiques officielles» serait nul et sans valeur.

Cette affirmation est d'autant plus inquiétante dans le cas qui nous occupe qu'Eric Zemmour ne contredit pas une «statistique officielle», il se contente de remplir le vide d'«une statistique officielle» qui n'existe pas.

On doit donc comprendre qu'il est non seulement interdit de contredire une «statistique officielle» mais que, de plus, il est interdit d'évoquer un sujet sur lequel n'existe aucune «statistique officielle».

Autrement dit, les fonctionnaires décideraient, à travers les statistiques qu'ils font ou ne font pas, des sujets dont on a ou pas le droit de parler.

Remarquons que cette position est tout à fait cohérente avec le refus des statistiques ethniques (c'est bien pour qu'on ne puisse pas parler de certains sujets qu'on les refuse) et avec les lois-baillons dites mémorielles.

Dans l'Afrance d'après, la liberté progresse à pas de géants.

Mais taire les choses ne les empêche pas d'exister. Je garde la conviction que la réalité finit toujours par se venger. D'autant plus violemment qu'on l'aura méprisée plus longtemps.

«La plupart des délinquants sont noirs et arabes» : Zemmour attaqué ... et vainqueur !


4/4 - L'Hebdo - 13 mars 2010 - France Ô
envoyé par racastop. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Je considère Zemmour vainqueur de ce débat puisque ses adversaires n'ont pas été capables de dépasser un déni de réalité qui ne trompe que ceux qui ont envie d'être trompés.

Il est significatif du contrôle de la parole (et, indirectement, de la pensée) imposée par le conformisme médiatique que ce qui est une évidence pour tous ceux qui ont fréquenté, pour une raison ou pour une autre, le milieu pénitentiaire ou carcéral soit non seulement minoritaire dans les medias mais ait du mal à s'exprimer.

Plus que jamais, la bien-pensance se caractérise par la vénération de l'irréel, le fétichisme des mots et la terreur de la vérité.

Par contre, c'est très marrant, ce réflexe qui consiste à qualifier de provocation (sous-entendu, sans importance et idiote) toute vérité qui dérange.

Le bien pensant est quelqu'un pour qui la réalité est une provocation. Une provocation à quoi ? Je me le demande !

dimanche, mars 14, 2010

Crise, régionales, naufrage de l'Euro : Scitivaux et Heisbourg déchainés

Ca a une semaine, mais c'est si bon :

Le début embraye après une discussion sur les élections régionales.

Good Morning Weekend 06 mars 2010

Addendum du 15/03 :

Marc Fiorentino Déficits

Marc Fiorentino Merkel Lagarde

Identité française : la leçon capétienne

On nous a parlé d'identité nationale. Poser ainsi la question était malhonnête ( la malhonnêteté manipulatrice est le trait saillant de nos politiciens actuels) puisque la réponse était contenue dans la question : nationale = républicain = toujours plus d'État et plus d'invasion migratoire.

On est donc passé volontairement, cyniquement, à coté du sujet. Mais on peut y revenir sur ce blog. Il s'agit de l'identité française, débordant, bien évidemment, le cadre, plus étroit que jamais, de la politique.

L'identité française est bien sûr tout d'abord, et presque uniquement, historique : être français, c'est se reconnaître dans une histoire, des usages, des traditions, une culture et une langue, et dans tout ce que cela peut inspirer pour l'avenir.

«Se reconnaître» est un verbe réflexif et actif. A notre époque où le code de nationalité, compte-tenu des conditions d'intégration, est une folie furieuse, il est d'autant plus important de faire la différence entre les Français de papiers et les vrais Français.

Cette différence est certes subjective mais cependant très réelle : ceux qui essaient de bâillonner ce débat en arguant, par fétichisme juridique, qu'il n'y a que la loi, rien que la loi, viendront m'expliquer en quoi un crétin avec son maillot algérien gueulant «Nique la Frônce» est «aussi français» que moi.

Est français qui se reconnaît dans la France,n'est-ce pas une définition acceptable ?

Et que penser de ceux qui se revendiquent bretons, alsaciens du nord ou auvergnats du sud ?

C'est là qu'intervient la leçon capétienne.

Charles De Gaulle faisait remarquer que les capétiens n'ont jamais agrandi la France que par nécessité de défense. Cela surprend au premier abord : quel conquérant n'a pas argué des nécessités de défense pour justifier ses conquêtes ? On en jugerait presque la remarque gaullienne naïve.

Mais De Gaulle est le politicien, peut-être l'homme, du vingtième siècle qui a le plus intériorisé l'histoire de France. Il n'a pas donné par hasard ses célèbres conférences de Saint-Cyr sur l'histoire de l'armée française.

Effectivement, à réfléchir de plus près, cette analyse paraît éclairante. Si les bretons, les basques, les bourguignons ou les savoisiens n'étaient pas français, ils seraient autre chose, mais certainement pas indépendants.

Ceci explique sans doute que la France soit une des nations les plus anciennes et que les velléités de dissolution, poussées par la technocratie européenne, y soient moins fortes qu'ailleurs.

Mais sans doute le fanatisme jacobin a-t-il mené l'intégration trop loin. Après tout, nos rois s'accommodaient bien de tant de particularismes et parlaient de «nos peuples» sans souffrir de ce pluriel.

La France, à force de bureaucratie égalisatrice et d'abstraction, a perdu la souplesse de la vie.

Ces vingt dernières années, le vieux peuple français a été violenté et ébranlé comme jamais, non seulement, physiquement, à cause du grand remplacement, ce génocide par substitution migratoire, mais également spirituellement, par l'interdit qu'on a édicté de toute fierté d'être français, de toute revendication des origines quand on est français.

Cette violence finira mal. Je le répète, obsessionellement diront certains. Mais c'est que je connais notre histoire et que je redoute de revoir les violences du passé que nous préparent de manière de plus en plus inévitable les idéologues de l'homme nouveau sans racines, que ce soit les chantres de l'européisme ou ceux de l'immigrationnisme.

Mais, puisque que tout recommence toujours, ne nous lassons pas de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance.

Éraflons la France, il en restera toujours quelque chose

Ces jours ci, sort sur les écrans le film La rafle.

Ce n'est que le enième film sur le sujet du judéocide, que la répétition finit par banaliser et par désincarner (77 % des lycéens disent avoir entendu parler du judéocide mais seulement 27 % d'Hitler).

On nous dit qu'il s'agit de pédagogie, pour que "plus jamais ça". Mais où est la pédagogie de ces films qui, se plaçant systématiquement du coté de la victime, éradiquent toute la complexité et sont donc en réalité anti-pédagogiques ? En voyant l'ensemble des films sur le sujet, il y a peu de chances de comprendre comment on en est arrivé là.

Et puis, elle est bien étrange cette "pédagogie" qui consiste à toujours mettre en avant les "heures les plus sombres de notre histoire". A-t-on jamais vu pédagogie qui ne s'aidait que de contre-exemples ?

Je me souviens d'une époque véritablement pédagogique où Le chagrin et la pitié pouvait cohabiter avec L'armée des ombres.

En réalité, ce n'est pas de la pédagogie, c'est de l'endoctrinement. Le message est limpide : "Il n'y a pas vraiment pas de quoi être fier d'être français. La France est un pays de salauds, qui ne vaut donc pas la peine d'être défendue. Seul toujours plus de contrition, d'abandon, de renoncement à nous-mêmes et 'd'ouverture' pourront nous faire pardonner d'être français."

Ce n'est évidemment pas un hasard si les enfoirés qui font ce genre de films sont aussi ceux qui militent pour que nous nous soumettions de bon cœur et avec un sourire béat, pour ne pas dire pantalon baissé, à l'invasion migratoire.

Mais toutes les dettes se paieront : on ne bafoue pas impunément pendant des années un vieux peuple sans qu'il y ait un jour un retour de bâton.

samedi, mars 13, 2010

Prêtres pédophiles et imams pédophages

Les prêtres pedophilles : un scandale, n'est-ce pas ?

Mais pourquoi n'entend-on pas les mêmes vertueux pareillement s'indigner des imams justifiant l'utilisation d'enfants pour commettre des attentats ?

Je vous laisse y réfléchir.

Addendum du 14/03 : «Les massacres au Nigeria, pas des violences religieuses ? Ben voyons !»

jeudi, mars 11, 2010

Why we don't marry

Why we don't marry

Le mariage est en chute libre. Ca se comprend très bien.

Alain Finkielkraut explique que la vague de repentance, «l'émeute contre les morts» comme il l'appelle, provient en grande partie du fait que le festivus festivus, le post-moderne à rollers, ne veut plus être engagé par rien, et surtout pas par ses ascendants.

Mais il ne veut pas être engagé par lui-même non plus : c'est pourquoi le mariage, qui est un engagement à durée indéfinie (par ce fait même, comporte une part de sacré, même tacite, et l'on sait que, comme l'engagement, le sacré fait horreur au post-moderne, ce qui ne l'empêche pas de vénérer religieusement jusqu'au ridicule les ours blancs et les petits oiseaux), lui est trop lourd, insupportable.

Et les couples qui ont des enfants sans être mariés ? C'est pareil : ils sont à mi-chemin de l'engagement, ils s'engagent à travers les enfants, mais ils ne poussent pas le risque de l'engagement jusqu'au bout en s'engageant l'un vis-à-vis de l'autre sans intermédiaire. La meilleure preuve en est qu'il arrive que des couples établis rompent après le mariage, c'est donc bien que le mariage n'est pas anodin, même pour ces couples là.

Heureusement, il y a une logique humaine dans les us et coutumes : les gens mariés vivent plus longtemps et en meilleur santé. Ce n'est guère surprenant : la vie est pleine d'incertitudes pas toujours faciles à vivre, le mariage en enlève une : malgré toutes les «avancées» (qui sont à mes yeux souvent de vrais reculs), il est encore aujourd'hui plus facile de laisser une note sur la table «J'en ai marre de toi. Je me casse» que de divorcer.

Mais, au fond, je parle du passé : quand 77 % des sondés affirment qu'ils ne voient pas en quoi élever des enfants seule pose problème, on se dit que les notions familiales élémentaires que je viens d'évoquer ont disparu depuis déjà longtemps. Heureusement, ou malheureusement, je ne sais, la réalité se venge de ses lubies d'hommes nouveaux détachés des entraves traditionnelles de la condition humaine : les enfants élevés par des femmes seules ont deux à trois fois plus de risques d'être drogués, chomeurs ou sans qualification (et l'économie explique à peine la moitié de ce risque).

Enfin, l'explication de pourquoi ce sont les basses couches sociales qui souffrent le plus des mouvements lancés par les snobs est intéressante.

Bref, le progrès fait rage.

mardi, mars 09, 2010

PIGS : «more of the same»

Les psychiatres de Palo Alto avaient insisté sur le schéma «more of the same», c'est-à-dire la tendance à répéter sous des formes différentes les mêmes relations dysfonctionnelles et à rencontrer des échecs toujours plus douloureux.

Quand j'observe la crise économique actuelle en Europe, je vois exactement le «more of the same» en action.

Une des causes de la crise réside dans des Etats envahissants et inefficaces ? La solution : plus d'Etat et plus d'interventionnisme.

La Grèce est victime d'une zone Euro fondamentalement malsaine puisque agglomérant des Etats aux intérêts et aux politiques divergents ? La solution : venir au secours de la Grèce, renforcer la zone Euro, pour être bien sûr que la Grèce ne sera pas seule à couler, que nous coulerons tous ensemble.

Comment en est-on arrivé là ? En s'enfermant dans un réseau de mensonges nous protégeant de la réalité : les citoyens sont des enfants et la protection de l'Etat leur est indispensable dans tous les actes de la vie, Bruxelles c'est l'Europe, un Etat ne peut pas faire faillite, il n'y a pas mieux que la social-démocratie, l'Europe fait l'admiration du monde entier, la démographie c'est pas grave et l'immigration est forcément une chance etc ...

On pressent sans se l'avouer que la rupture de ce réseau de mensonges est très douloureuse. C'est pourquoi on fait des pieds des mains pour retarder l'échéance. «Encore une minute, s'il vous plaît, monsieur le bourreau.»

Zemmour : il faut détruire la Halde

Zemmour : il faut détruire la Halde

Je vous rappelle :

Pétition pour supprimer la Halde

dimanche, mars 07, 2010

Subversion soviétique : Yuri Bezmenov, alias Thomas Schuman

Ces videos, que j'ai la flemme de traduire, sont passionnantes.

Bezmenov explique que l'espionnage représentait 10 à 15 % des activités du KGB. Le reste était de la subversion, ouverte, publique.

Le but de la subversion est de vaincre l'adversaire sans guerre, de lui faire perdre toute envie de se défendre («Plutôt rouge que mort»). Pour cela, on applique la technique de l'aïkido : on aide et on prolonge les mouvements de l'ennemi qui vont dans un sens favorable.

Par exemple, Bezmenov cite la dégradation de l'enseignement. Comme il a un certain humour, il parle des heures perdues d'enseignement des mathématiques au profit de l'éducation sexuelle. Il insiste sur le fait que le sexe étant anti-guerrier, quand on passe son temps à baiser ou à y penser, on songe assez peu à charger en hurlant «Vive la France !», la pornographie est à l'avantage des ennemis.

Il parle même des militants homosexuels comme un des multiples moyens d'antagoniser la société.

Il évoque aussi la médiocrité des journalistes, qu'il faut absolument encourager.

Il parle également de la nécessité de dénigrer tous ceux qui maintiennent l'ordre, les policiers et les militaires, de l'importance de faire du voyou une figure romantique ou une victime.

Et enfin, il insiste sur l'aspect dévastateur de l'égalitarisme imposé d'en haut.

Il décrit quatre stades :

1) Démoralisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en ne donnant pas un temps de parole égale aux ennemis de la société et à ses défenseurs. Il faut refuser l'importation d'idées et de pratiques étrangères, il faut préserver son mode de vie. Le Japon est un exemple. Mais la vraie barrière a la subversion soviétique est la religion ! La démonstration 2+2 = 4 au 7ème film est marrante mais très vraie. C'est bien, au fond des choses, la religion qui a arrêté l'URSS en Afghanistan. Si vous avez la foi, la propagande subversive glissera sur vous.).

2) Déstabilisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en limitant les libertés des ennemis de la société,en empêchant les groupes qui se déclarent ennemis de la société, par exemple les militants homosexuels de Los Angeles -c'est l'exemple donné par Bezmenoz- d'avoir la parole et de gagner du pouvoir politique. Il parle aussi de freiner le consumérisme compulsif, qui est aussi une aide au communisme - voir Le communisme de marché, de Flora Montcornet).

3) Crise (à ce stade, le processus peut être stoppé par un coup d'Etat, comme au Chili)

4) Normalisation (à ce stade, le processus peut être stoppé par une intervention militaire étrangère, comme les USA à Grenade). L'humour noir de ce stade est que la première étape est l'exécution ou la déportation de tous les «idiots utiles», ces agitateurs qui ont travaillé contre leur pays et vous ont permis de prendre le pouvoir. Une fois qu'ils sont devenus inutiles, il faut s'en débarrasser, puisque vous les avez formés, endoctrinés, à emmerder le monde et qu'ils pourraient se retourner contre vous (cette tradition, qui est consubstantielle au marxisme, a été inaugurée par Lénine qui a fait exécuté tous les anarchistes qui l'ont aidé dès 1917-1918. Castro n'a pas agi autrement avec Guevara).

Ces videos datent de 1983 mais nous rappellent des choses très actuelles ! On remarquera que la subversion a parfaitement réussi, puisque de très larges franges des sociétés occidentales, les trop fameux «citoyens du monde», estiment que nos sociétés ne valent pas la peine d'être défendues et que, parmi ces dénationalisés, figurent nos élites. Il n'était cependant pas prévu que l'URSS s'écroulerait encore plus vite.

Comment, en pratique, arriver à subvertir un pays ? En aidant ceux qui vont dans le «bon» sens, constamment, avec patience, pendant des décennies, et entretenir de grands fichiers relationnels, pour que chaque pion conquis aide à conquérir les suivants. Comme, en face, il n'y a pas de contre-pouvoir d'influence aussi méthodique, la subversion finit par gagner, exactement comme l'eau, à force de peser constamment, fait sauter les digues.

On retombe sur la thèse de Maurice Druon dans La France aux ordres d'un cadavre : l'URSS a disparu, mais les idées qu'elle a infusées dirigent la France.













Mélancolie française (E. Zemmour)

C'est le livre dont on parle.

Ecrit agréablement, il parle de mon histoire, de mon pays, il m'emmène sur des chemins familiers que j'ai plaisir à redécouvrir sous un autre éclairage.

De plus, ce que raconte Zemmour est bien mieux charpenté que la plupart des essayistes contemporains. On y sent un fond de culture classique de plus en plus rare. C'est un peu notre madeleine.

La thèse principale ? La vocation de la France est de reprendre le flambeau de l'empire romain. L'incapacité à y parvenir explique la mélancolie française.

Avec Louis XIV et Napoléon, nous fumes bien près de réussir mais chaque fois, la puissance maritime anglaise nous fit trébucher alors que nous touchions au but. Les traités de Westphalie et de Vienne furent des désastres aux longues conséquences pour la France.

Pour Zemmour, la France «impériale» idéale, c'est la France des cent trente départements, avec une rive gauche du Rhin française. La Belgique, cette invention anglaise, est l'axe de pénétration de toutes les invasions, militaires ou commerciales. La Belgique, qui n'est pas une nation, doit être intégrée à la France.

Cette idée, pour baroque qu'elle semble aux cerveaux bien lavés, se tient remarquablement lorsqu'elle est défendue par Zemmour.

Il aime également à manier la provocation : pour lui, la principale erreur de Pétain ne fut pas en 1940, l'armistice était inévitable (1), mais en 1917, lorsqu'il décida d'attendre les Américains, consacrant une fois de plus la défaite du continent face à la puissance venue de la mer. On connaît les sarcasmes de Clemenceau et de Foch contre Pétain, «il a fallu le pousser à la victoire à coups de pied au cul».

A cette lueur, il réveille une interprétations des mutineries de 17. Chacun sait qu'elles étaient orientées contre les offensives inutiles, mais rien ne dit que les poilus auraient refusé des offensives utiles. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé par la suite : les offensives bien préparées n'ont donné lieu à aucune mutinerie.

L'Europe, avec une demi-Allemagne, était la poursuite de ce rêve impérial français. Mais la créature s'est retournée contre son créateur. Aujourd'hui, la technocratie européenne travaille activement à détruire les Etats-nations, qui sont ses ennemis fondamentaux. En première ligne, le plus ancien d'entre eux, celui où est né l'idée même d'Etat-nation, la France.

Les régions sont les instruments redoutables et vicieux de ce sabotage. L'Europe joue les régions (Catalogne, Flandre, etc.) contre les nations. C'est la raison principale pour laquelle je milite pour la suppression des régions en France, de préférence aux départements. C'est pour enlever à l'Europe une des armes qu'elle utilise contre nous.

Zemmour a une interprétation intéressante de l'invasion migratoire encouragée par la France à partir des années 70 : c'est un moyen, semi-inconscient, de poursuivre le rêve impérial. Et, en effet, la France sera le pays le plus peuplé d'Europe en 2050.

Malheureusement, la conséquence prévisible, c'est la guerre civile. Prolongeant le parallèle avec Rome, Zemmour constate que se constituent des enclaves d'immigrés non-intégrés, c'est-à-dire, en bon français, d'envahisseurs, et qu'il n'y a que deux voies : la disparition de la France, comme l'empire romain a disparu faute d'avoir su ou pu intégrer les Germains, ou la guerre civile. Et probablement les deux.

Il fait également le parallèle entre le christianisme qui a désarmé intellectuellement les Romains et la religion des droits de l'homme qui nous désarme (2).

La conclusion est inquiétante mais pas surprenante : la guerre, civile ou non, est une constante de l'histoire de France. Les quarante années de paix sont une parenthèse. Ca fera drôle aux zozos décébrés de la bien-pensance.

Addendum : un pot-pourri de pages prises au hasard (un hasard qui fait bien les choses !)

Mélancolie française

***************
(1) : je n'en suis pas persuadé, la capitulation aurait suffi.

(2) : dans un pays sûr de lui et dominateur, on ne tourne pas autour du pot avec les immigrés, on les expulse manu militari autant que de besoin.

samedi, mars 06, 2010

Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite

Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite

Réchauffement climatique : qu'est-ce qu'on se marre ...

Comme vous le savez, la religion permet de transcender les contradictions (Jésus à la fois homme et Dieu, le peuple élu et aimé de Dieu qui va de malheurs en malheurs, etc.).

Le réchauffisme est bien entendu une religion (la science n'est qu'un déguisement, assez pitoyable d'ailleurs). C'est même une très vieille religion, d'avant les grandes religions monothéistes : c'est la culte de la nature bonne mais colérique perturbée par l'homme industrieux et qu'on doit apaiser avec des sacrifices (taxe carbone, supporter le crétin Hulot, le millionnaire Artus-Bertrand et l'alcoolique Borloo, rouler à vélo sous la pluie, bouffer des trucs trois fois plus chers, etc).

Mais quelquefois, cette religion nous réserve des moments de franche rigolade. Par exemple, cet article de la Rép au titre désopilant : «Troisième vague de froid due au réchauffement climatique»

jeudi, mars 04, 2010

Eric Zemmour et les nouveaux barbares arabo-africains

Eric Zemmour et les nouveaux barbares arabo-africains

Le début est intéressant parce qu'on voit que Zemmour essaie de parler rigoureusement tandis que l'animateur essaie de tout embrouiller.

Cependant, c'est la fin de l'entretien qui rejoint ma pensée : il illustre mon idée du scénario pire. Des Etats dans l'Etat arabo-africains et des guerres civiles comme il y eut des guerres de religion à cause des Etats dans l'Etat protestants.

La Seine Saint-Denis demain comme jadis La Rochelle et la Navarre.

Je ne connais pas dans l'histoire de juxtaposition de peuples qui ne se soit pas terminée en guerre civile, sauf en présence d'un pouvoir fort, ce qui n'est pas notre cas actuellement, où le pouvoir de l'Etat est à la fois omniprésent et faible (1).

***********

(1) : si vous avez des contre-exemples, je suis preneur. Le dénommé Koz me répète que je fantasme, mais à chaque fois que je lui demande d'être plus précis, j'obtiens un silence assourdissant.

Le premier sexe (E. Zemmour)

Il s'agit d'une relecture.

Le père, c'est la loi. Et la loi, c'est ce qui s'oppose au caprice narcissique et à la violence.

Et pourquoi le maternalisme ? Par abandon de la virilité par les hommes, dégoutés de l'héroïsme viril par deux guerres mondiales industrielles.

D'ailleurs, je suis convaincu que la prétendue émancipation féminine profite d'abord aux hommes, puisqu'ils sont, de fait, libérés de la pesante contrainte d'éduquer les enfants et de subvenir aux besoins de la famille.

Avant, la morale traditionnelle faisait de la femme un être juridiquement inférieur mais l'homme avait des devoirs envers elle. Avec l'égalité juridique des sexes, plus d'infériorité et plus de devoir masculin.

«Puisque les femmes sont nos égales, on peut bien les abandonner avec leurs gosses, non ?» Et, hop, il n'y a jamais eu autant de «familles» monoparentales, où le parent qui supporte tout est, bien évidemment, la mère.

L'émancipation des femmes, c'est la libération des hommes !

Les féministes et les militants homosexuels ont fait alliance pour attaquer la virilité. «Gonzesse» était une insulte pour un homme. Maintenant, c'est «macho» qui est une insulte.

On comprend bien ce que les homosexuels, qui aiment les hommes-femmes et les femmes-hommes, y ont gagné. Mais les femmes qui aiment les hommes ?

L'alliance féministes-homosexuels était un marché de dupes.

Bien sûr, l'éducation a disparu dans le processus.

Le mal est profond, puisqu'il faudrait convaincre de nouveau les hommes de la fidélité légale (pas forcément sexuelle) obligatoire, du mariage pour le meilleur et pour le pire, de rester avec la même femme toute la vie même quand elle vieillit et quand il y a des jeunettes qui passent à proximité. Bon courage.

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture a provoqué un émoi qu'on ne comprendrait pas si on ne devinait que cette absence heurte un sentiment profond.

Ce sentiment, c'est l'attachement à la terre et, par extension, au pays.

Or, son absence dit ce que savent tous ceux qui font attention : l'aventurier hongrois qui se trouve être Président de la République n'a pour la France ni un attachement physique à la Mitterrand, ni un attachement spirituel à la De Gaulle.

Il a pour elle un attachement bien plus médiocre, c'est un attachement narcissique : elle est seulement le terrain de jeu de ses exploits dont il est si fier.

Une fois sa carrière politique finie, il ira vivre à New York ou ailleurs, délaissant une France devenue inutile à ses ambitions.

Comme l'ont noté certains, son fils Louis est scolarisé à Dubai où vivent sa mère et son nouveau mari. On aimerait savoir si ça le chagrine. J'en doute.

mercredi, mars 03, 2010

L'administration européenne en action : la fin de Pink Lady

Pink Lady, un des deux derniers B17 en état de vol en Europe (l'autre est Sally B, à Duxford), un exemple de rigueur d'entretien, va se poser au printemps à la Ferté-Alais, une piste trop courte pour qu'elle puisse redécoller.

Autrement dit, ça se sera la fin des vols de Pink Lady.

Pourquoi ? Deux causes bureaucratiques se conjuguent :

> en France, les associations n'ont pas le droit de faire des vols payants sur ce genre de machines. Or, c'est aux Etats-Unis une des principales sources de revenus pour les entretenir.

> une réglementation européenne totalement inadaptée qui fait qu'un avion de collection quadrimoteur doit être assuré comme un avion de ligne, ce qui revient à environ 7000 € par vol. Evidemment, c'est hors de portée pour une association.

C'est à pleurer de rage : une association de gens dévoués à préserver un patrimoine exceptionnel tuée par la bêtise bureaucratique.

Mais je comprends l'administration : il faut absolument mettre à mort tout ce qui rappelle ces époques étranges et dégoutantes où l'on risquait sa vie, où il y avait encore des hommes, où tous les citoyens n'étaient pas des enfants réfugiés dans le sein maternel de l'Etat-mamma.

Et puis, merde, en notre époque antifasciste, métissée et festive, sans passé ni avenir, on s'en fout de ces jeunes Américains bien blancs (en oubliant d'ailleurs qu'il y eut quelques noirs, les Tuskegee airmen, qui entrèrent dans la légende) venus, avec le plus grand sérieux, sans aucune connotation festiviste, se faire trouer la peau pour des Français, blancs aussi. Non ?

Après, on pourra faire de la publicité pour les journées du patrimoine officielles. C'est comme cela que notre administration aime le patrimoine : bien mort, bien froid, qui ferme sa gueule, qui ne proteste pas.

C'est dur à dire, mais le mieux qui pourrait désormais arriver à Pink Lady, c'est qu'elle soit achetée par un Anglais ou un Américain, qui, eux, sont des gens qui respectent le patrimoine.

Quand on pense que les Anglais ont remis en vol un Vulcain, un bombardier nucléaire des années 60 avec des moteurs de Concorde ... Ce n'est pas la Manche qui nous sépare, c'est une civilisation.

Ne croyez pas que le cas de Pink Lady soit un malheur isolé. Le Paris était un quadriplace à réaction utilisé comme avion de liaison par l'armée française.

Il y en a un qui vole en France ... Et 39 aux USA ! Une société américaine les remet au goût du jour pour les pilotes privés américains qui veulent se déplacer en avion à réaction.

Vous comprenez que, dés que j'entends un imbécile officiel parler avec des trémolos dans la voix de la sauvegarde du patrimoine, je sors ma mitrailleuse.

lundi, mars 01, 2010

Que faire si je découvre que mon fils est de gauche ?

Cette hypothétique question est transmise par une chaine de h16 et de Seb.

Si cette catastrophe m'advenait, ça ne serait qu'une demi-surprise : il faut bien que jeunesse se passe, la propagande qui nous environne est ce qu'elle est, et il est un moment où les fils s'opposent aux pères.

J'ai été de gauche pour contrarier mon père. J'ai défilé contre les lois Devaquet au coté de mon professeur d'histoire (c'est là que j'ai commencé à soupçonner la manipulation). A l'âge de voter, je n'étais déjà plus de gauche.

Le gauchisme vient souvent d'une pulsion de reniement de ses origines bourgeoises. Jean Cau le constatait à propos de Sartre et sa bande, plus soucieux de cracher sur la bourgeoisie pour faire bisquer papa que du monde ouvrier que, de toute façon, ils ignoraient.

Bref, une lignée d'indépendants qui n'ont jamais rien quémandé à l'Etat garantit que, à moins d'une éducation mal menée qui le pousse à «tuer le père» plus que de raison, mon fils ne sera que passagèrement de gauche.

Cependant, ce n'est pas parce que les choses devraient rentrer naturellement dans l'ordre qu'il ne faut pas aider la nature.

Il y a la solution de choc : l'obliger à regarder la télévision socialiste. Mais c'est trop cruel.

Il y a la solution littéraire, plus longue, mais bien plus agréable : l'orienter vers des auteurs intelligents, Stendhal, Flaubert, Maupassant, dont la finesse le dégoutera de la grossière autosatisfaction du gauchisme.

Si cela ne suffit pas, un petit coup de Soljenitsyne, ou même de Bernanos ou de Camus, conclura l'affaire.

Enfin, il y a la solution à l'ancienne : la disputatio.

Quand on construit en zone inondable, on risque d'être inondé. Quelle surprise !

Le discours victimaire et le sensationnalisme autour de la tempête d'hier et de ses victimes me font sortir de mes gonds.

Quand on construit en zone inondable, on risque d'être inondé. Quelle surprise !

Et dire «on ne savait pas», c'est juste avouer qu'on est con, archi con. Construire ou acheter une maison n'est pas un acte anodin. Alors quand c'est au bord de la mer ou d'un fleuve, on se renseigne.

Bien sûr, les propriétaires et les promoteurs, voulant être toujours plus près de l'eau poussent au crime les maires, qui ne demandent que ça.

Mais enfin, la position des digues est souvent une bonne indication et il suffit souvent de discuter avec les gens du coin. J'ai vu le Loire en crue il y a trente ans, je m'en souviens.

On se dit écologiste à tous les coins de rue, mais, à l'évidence, on connaît et on respecte de moins en moins la nature dans ce qu'elle a de plus concret.

On fait des plans sur la comète à propos du climat dans cent ans ou de la disparition du grillon cendré à pois rouges mais on est assez con pour être surpris par un avénement aussi certain, à l'échelle de la durée de vie d'une maison, qu'une crue ou une tempête.

Comme d'habitude, c'est la grande nurserie : «Que fait l'administration ? C'était au maire de nous le dire.» Et toi, dugland, tu n'as pas une langue ? Tu ne pouvais pas te renseigner un peu ?

La culpabilité de l'Etat est véritable dans un seul domaine : le défaut d'entretien des digues, qui lui incombait. Mais on ne peut pas se disperser dans des conneries, le RMI et la CMU, la «culture», et se concentrer sur ses devoirs élémentaires.

On est toujours dans le syndrome de l'Etat-mamma : l'Etat envahit tout, étouffe tout. L'Etat se mêle de domaines où il devrait dire aux citoyens : «Vous êtes des adultes. Démerdez vous.» mais, accaparé, surtout financièrement, par ces taches subalternes, il en néglige ses missions premières.

Addendum :

Eric Zemmour : "Le vieux rêve bucolique de la ville à la campagne devient un cauchemar"

La police dans votre lit (2)

La police dans votre lit, suite :

Eric Zemmour : "Le délit de violence psychologique est liberticide et contre-productif"

dimanche, février 28, 2010

J'ai atteint la sérénité bloggueuse

Le blog régulier est une longue initiation, une ascèse. Je pense avoir atteint le stade suprême de la sérénité bloggueuse.

Depuis quelques temps, j'avais remarqué que les commentaires cons laissés par des crétins ignares et impolis à l'orthographe défaillante, endoctrinés et répétant les conneries à la mode, comme seule l'école citoyenne est capable d'en produire, ne me faisaient plus bouillir les sangs comme avant.

Je laissais passer, je ne me sentais plus le cœur de leur foutre la claque dans la figure que tant de bêtise méritait. J'ai d'abord cru à un moment de faiblesse de ma part, à un coup de pompe.

Mais j'ai du me rendre à l'évidence : je me suis surpris à sourire à un de ces commentaires débiles. Il n'y a qu'une explication : je suis serein, détaché.

Cependant, il faut que je me méfie : à être trop serein, je risque de laisser les trolls festifs et citoyens m'envahir. Méfiance !

Je sais où sont passés les Inconnus

Ils sont «conseillers image» de Sarkozy :


Les Inconnus - Les Publicitaires
envoyé par baggyloverbis. - Regardez plus de vidéos comiques.

samedi, février 27, 2010

Violence des mineurs : les jolis tartuffes !

Certains se plaignent de la violence des mineurs. On se demande vraiment pourquoi : «Le 7 février dernier, à Arnouville-lès-Gonesse, un boulanger était frappé à coups de battes de base-ball par quatre adolescents de 14 et 15 ans après les avoir surpris en train de voler des bonbons.».

Depuis quarante ans, on a tout fait, absolument tout, pour que la violence des mineurs augmente.

A l'école, on a mis «les élèves au centre du système», on a «interdit d'interdire», parents et hiérarchie ligués ont sapé l'autorité des rares professeurs qui n'y avaient pas renoncé spontanément. On a flatté jusqu'à la bassesse l'enfant, roi puis tyran, de toutes les manières imaginables. Et, surtout, on a rendu l'école inutile, on l'a vidée de sa mission, en imposant des programmes et des méthodes contraires à toute idée d'enseignement.

Hors de l'école, on a entretenu de mille manières la notion que l'enfant, à la vie chaque jour menacée par d'omniprésents pervers, était un être intouchable et précieux dont le moindre caprice devrait être satisfait sous peine d'insupportable traumatisme. On est allé dans la sacralisation jusqu'à signer la charte internationale des droits de l'enfant alors que la commission ad hoc l'avait déconseillé, justement parce c'était excessif.

Le père, la loi et la norme ont été trainés dans la boue, avec la pudeur, la retenue et la discrétion. Du haut en bas de la société, on a exalté la jouissance immédiate. Et ça continue.

On a attaqué et détruit les conditions et les instruments de l'éducation, dont un des buts est justement de canaliser dans des formes acceptables la violence inhérente à l'homme. On a fait sauter toutes les barrières capables de retenir la violence.

Comme si ça ne suffisait pas, on a multiplié les images de violences, de plus en plus fortes, de plus en plus sauvages, avec des films, de la télévision, des jeux videos. Des fois que les bambins ne seraient pas naturellement assez sadiques, on les a forcés à regarder, toujours plus, toujours plus près.

En résumé, on a fait ce qu'il fallait pour persuader les enfants qu'ils ont droit à tout et que la violence est un recours légitime si on leur refuse quoi que ce soit.

Et après, il se trouve encore des gens pour déplorer la violence des mineurs, qu'ils ont favorisée, encouragée, applaudie.

Ah, les salauds !

Addendum du 14/03 : Aldo Naouri est de mon avis

jeudi, février 25, 2010

Editorial de Claude Reichman du 23 février 2010

Reichman TV

Editorial de Claude Reichman du 23 février 2010

Big Mother

Big Mother

Quick Hallal à Roubaix

J'ai oublié de réagir aux polémiques sur le Couique à Lal à Roubaix.

Je m'en fous : les gens mangent bien la merde qu'ils veulent.

Au lieu de discuter de conneries, qu'on s'attaque donc aux choses sérieuses : la dette publique, l'expulsion de tous les immigrés illégaux, l'arrêt de l'assistanat etc.

La police bientôt dans votre lit

Si la loi en discussion passe, le harcèlement moral au sein du couple deviendra un délit.

Comment interpréter une plainte pour harcèlement moral associée au refus de divorcer ? Je souhaite bon courage aux juges qui auront à juger de tels cas.

Un couple constitué d'un sadique et d'une masochiste est un couple stable, et peut-être même épanouissant, alors que le harcèlement y est continu.

La loi ne devrait pas se mêler de l'intime. C'est trop délicat, trop personnel. Comment va-t-on faire ? Implanter une puce dans les cerveaux pour savoir si il y a méchanceté intentionnelle ou «dérapage» (mot à la mode) ? Et comment un accusé prouvera-t-il son innocence (car il est à parier que, dans les faits, la charge de la preuve lui incombera) ?

Le mariage est également condamné par le biais de cette loi. En effet, le mariage comporte une part d'inconnu, de violence potentielle, de risque. C'est contre nature que de s'engager à rester ensemble pour toute sa vie, pour que ça marche il y faut tout un environnement social et culturel.

Ce lien choisi peut à certains moments être ressenti comme une chaine et entrainer des réactions violentes, des mouvements d'humeur, une rébellion.

Comment la loi pourrait elle s'introduire sans tout ravager dans ces relations subtiles où l'apparence du pouvoir et de la force n'est pas obligatoirement la réalité du pouvoir et de la force ? J'ai quelques exemples de couple où l'homme gueule, s'emporte, fait semblant de commander mais où, quand on regarde le résultat, on s'aperçoit que la balance de la décision finit toujours par pencher du coté de la femme.

Rappelons qu'on a déjà fait tout ce qui était possible pour faciliter le divorce. La loi en discussion est donc incohérente : puisqu'il est si facile de divorcer, si la prétendue victime d'un harcèlement moral au sein du couple ne cherche pas le divorce, de quoi se plaint-elle ?

La seule démarche cohérente est de condamner les violences qu'on peut prouver sans trop d'ambiguïté, c'est-à-dire les violences physiques, et pour le reste, il y a le divorce.

Mais, en réalité, on l'a bien compris, le but n'est pas de faire une loi utile et efficace. C'est une fois de plus d'affirmer que tout homme, cette affreuse brute avec des poils, est un bourreau potentiel pour la femme, cette délicate personne rose sans défenses. Et par la même d'en finir avec cette odieuse institution patriarcale qu'est le mariage.

Quand je constate la connerie de ces lois «sociétales», il y a toujours un point qui me rassure : elles sont toutes infécondes, stériles. Les gens qui portent ces lois finiront donc par disparaître, faute de s'être reproduits. Malheureusement, ils ne seront pas remplacés par des Français avec la tête sur les épaules, mais par des barbus et des burqas.

Comme je suppose, pour cause de non discrimination, que cette loi ne sera pas sexuée, cela me ferait bien rire que le premier à s'en servir soit un homme !

On dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions. L'intrusion étatique permanente aussi, mais n'est-ce pas une forme de l'enfer ?

Certains hausseront les épaules, désabusés : CPEF. Ce pays est foutu.

Migaud à la cour des comptes, Charasse au conseil constitutionnel

Didier Migaud à la cour de comptes, Charasse au conseil constitutionnel : encore des signes que nous avons un gouvernement socialiste.

En un sens, le gouvernement a raison : la France est socialiste. D'ailleurs, elle en crève.

Seulement, je n'ai pas voté Sarkozy pour qu'il fasse des mamours aux socialos et à leurs amis médiatiques.

La prochaine fois, je ne vote pas (je sais : Sarkozy s'en fout, il y a suffisamment de couillons qui votent qui aiment «l'ouverture». Au moins, quand la France fera banqueroute, on saura qu'il n'est pas un recours, qu'il ne sait que manœuvrer comme un parlementaire de la IIIème, pas «viser haut et se tenir droit»).

lundi, février 22, 2010

A propos d'Ali Soumaré

Cette affaire Soumaré ne m'apprend rien, elle ne m'intéresse pas.

La gauche, les journalistes, le gouvernement et pratiquement tout l'UMP ont perdu leurs repères moraux. Quelle nouvelle ! Ca fait trente ans que c'est comme ça.

Néanmoins, pour ceux que ça intéresse :

Ali Soumaré : une affaire politique ou judiciaire ?


Addendum :

Le Bilger est saignant :

Le candidat


Addendum 2 :

Je fait semblant d'être blindé, mais en fait je suis encore écœuré par nos politiciens :

> le PS qui ose présenter un tel candidat et condamne ceux qui diffusent l'information sur ses turpitudes.

> l'UMP qui, par pusillanimité vis-à-vis de la bien-pensance, qui voit dans tout délinquant, surtout immigré, une victime sociale, et parce qu'elle traine des casseroles similaires, n'ose pas s'exprimer avec la droiture, la fermeté et la hauteur d'esprit voulues par les circonstances.

Tout va bien (2)

C'est le bordel à l'école. Heureusement, les phares de la pensée gauchiste savent où sont les vraies valeurs. L'essentiel est sauf.

Un pirate peut en cacher un autre

La revue Politis, qui se présente comme un “hebdomadaire d’actualité indépendant et engagé” nous régale dans son édition de cette semaine d’un article hallucinant sur les effets prétendument bénéfiques de la piraterie sur le biotope marin. Sous la plume de Jean-Sébastien Mora ce papier titré “La mer peut remercier les pirates” relaie un certain nombre d’arguments écolo-béats-bobos, parfaitement irresponsables, visant à retourner les valeurs en suggérant que les méchants ne seraient pas du côté des pirates, mais des capitalistes qui arment et exploitent les navires qui sont détournés. Le journaliste met le paquet : “La piraterie en Somalie produit certains effets bénéfiques inattendus, comme la protection du biotope marin contre son exploitation intensive par les pêcheries européennes.” Non, les pirates ne sont pas des délinquants cupides. Ce sont des hommes “révoltés” contre la surexploitation des ressources halieutiques par les navires occidentaux : “Beaucoup de pirates somaliens déclarent être d’anciens pêcheurs engagés dans la lutte contre les pratiques destructrices des navires occidentaux et asiatiques.” Les plus infâmes des “pirates” ne sont donc plus du côté des pilleurs de navires (qui rançonnent et n’hésitent pas à tuer…), mais du côté des “pilleurs d’océan” qui s’approprient la ressource naturelle pour le compte de l’Occident. Merci pour cet époustouflant numéro de claquettes dialectique comme seule la presse “indépendante et engagée” – à l’extrême gauche – sait nous en offrir.

François-Xavier Ajavon

Tout va bien

INFO FIGARO MAGAZINE : Vendredi en fin d’après-midi, le directeur de l’école primaire Jacques Decour, située à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été menacé de mort puis roué de coup par un élève de 12 ans. Surpris par le chef d’établissement alors qu’il n’avait aucune raison d’être présent à l’école - il était 17h 20 - le gamin, qui vit dans un foyer à la suite d’un placement judiciaire, a immédiatement insulté puis menacé de mort le directeur. Il l’a ensuite frappé à coups de pieds et à coups de poings. L’enfant a été remis à sa mère après son audition, sur instruction du magistrat des mineurs. Le directeur de l’école a déposé plainte.

Eric Zemmour : "Racistes, ceux qui essaient de sauvegarder le 'Roman national français' ?"

Eric Zemmour : "Racistes, ceux qui essaient de sauvegarder le 'Roman national français' ?"

dimanche, février 21, 2010

Les grands gagnants de l'émancipation des femmes : les hommes !

Avant que nous décrétions que nous sommes géniaux et que nos ancêtres étaient des cons, les femmes avaient un statut particulier, par certains cotés inférieur, et les hommes des devoirs envers elles.

Heureusement, du haut de notre intelligence, nous avons balancé toutes ces vieilleries à la rivière.

Faisons le bilan :

> au nom de l'autonomie et de l'égalité, les femmes ont gagné le droit, qui est vite devenu un devoir, de travailler. L'homme est délivré de l'obligation de subvenir seul ou principalement aux besoins du ménage.

> toujours au nom de l'autonomie et de l'égalité, les femmes ont perdu le droit de réclamer des protections particulières. La galanterie ? Pouah ! C'est macho. Maintenant, c'est permis de claquer une porte à la gueule d'une femme.

> mais, en vertu de l'inertie des habitudes, les femmes font encore de très loin la part essentielle des tâches ménagères, et ça change très peu et je ne vois pas comment ça pourrait changer plus (sauf à ce que l'Etat et la loi soient encore plus totalitaires et s'immiscent encore plus dans l'intimité des familles).

Bref, l'émancipation féminine, c'est tout bénéfice pour les hommes.

Bien sûr, il y a quelques inconvénients : les femmes modernes qui se comportent comme des hommes sont telles que, désormais, beaucoup d'hommes préfèrent l'original à la copie et se font pédés. On ne peut pas tout avoir.

On nous bassine aussi avec les quotas, mais je ne me fais pas trop de soucis, les hommes sauront défendre les vraies places de pouvoir.

La société est constituée d'un tissu fin et délicat qu'il n'aurait fallu toucher qu'avec circonspection et modestie, qualités absolument inconnues de nos maîtres raisonneurs.

Et voilà où nous en sommes. En tant qu'homme, je dis : merci les féministes.

Deadly sky, the American combat airman in WWII (J. Mac Manus)

L'auteur s'est spécialisée dans ce genre : décrire la vie quotidien des combattants à partir de témoignages et de lettres.

C'est passionnant.

La vie des aviateurs étaient étranges par rapport aux autres combattants. Comme le disait Clostermann, des poussées de terreurs intenses entrecoupées de longues périodes d'ennui.

L'aviateur avait cet avantage sur le fantassin d'avoir des misions bien délimitées et du confort. Mais il le payait fort cher : au moment le plus tragique de la campagne de bombardement de jour, à l'été 1943, le taux de pertes des groupes lourds sur six mois était de 86 %, chiffre à peine croyable.

Qu'est-ce qui pouvait bien motiver des jeunes gens de vingt ans ?

Plus que tout, l'esprit d'équipe, ne pas laisser tomber les copains.

Mais les aviateurs avaient aussi un réconfort dont tous les témoignages soulignent l'importance : jusqu'au grade de général, les officiers effectuaient des missions de combat.

Savoir que le type qui t'a dit de te faire trouer la peau est dans l'avion de devant est une grande aide morale (voir Un homme de fer).

Cette vertu du commandement par l'exemple est presque totalement perdu de nos jours. Regardez autour de vous, c'est même le contraire, d'une ironie cruelle.

Par exemple, on nous demande d'être imaginatifs, innovants et entreprenants. Mais qui nous le demandent ? Des gens qui ne font pas la preuve de la plus infime once d'imagination et d'innovation dans leur domaine, le management, qui n'ont aucun esprit d'entrepreneur, qui s'abstiennent de tout ce qui pourrait ressembler à un risque pour leur précieuse carrière et qui consomment toute la journée des planches powerpoint du niveau de deuxième année d'école de commerce, d'une banalité à endormir un troupeau d'éléphants en furie.

Comment voulez vous dans ces conditions que leur injonction à l'innovation soit comprise comme autre chose qu'une clause de style sans substance ? Faute de direction exemplaire, tous ces discours sont pris pour ce qu'ils sont : «du bullshit».

C'est la plaie des pays vieillissants. On peut en revenir à notre sujet : la guerre est un truc de jeunes.

samedi, février 20, 2010

Ah, si ils n'avaient pas les Israéliens à haïr ...

Une polémique se développe autour du fait que le Mossad aurait assassiné un chef du Hamas à Dubaï, en utilisant des passeports européens.

Et alors ? Israel est en guerre. C'est malheureux, mais, à la guerre, tous les coups, ou presque, sont permis.

Je serais nettement plus attentif aux vertueuses indignations si j'entendais les mêmes vertueux s'indigner aussi fort quand les Palestiniens font des attentats au bébé piégé ou placent leurs stocks d'armes dans des hôpitaux.

C'est toujours la même histoire, certains d'entre nous adorent haïr les Israeliens.

Je considère tout cela avec ironie et détachement : même si il a une forte charge symbolique, le conflit israelo-palestinien est mineur. Tous ces gens, hors les belligérants, qui l'investissent ou le sur-investissent dans un sens ou dans un autre sens me paraissent bien proches d'un noir ridicule. D'ailleurs, si ils n'étaient pas là, le conflit aurait peut-être plus de chances de trouver une issue

vendredi, février 19, 2010

Le gouvernement se chiraquise, il devient une cellule de soutien psychologique

Le ministre Christian Estrosi se dit choqué de la brutalité de la fermeture de l'usine Philips à Dreux.

Une remarque de fait : de même qu'une porte est ouverte ou fermée, une usine est ouverte ou fermée. La fermeture comprend donc toujours un élément de brutalité. On n'est pas chez les Bisounours, c'est malheureux pour les gens concernés, mais c'est la vie.

Ceci étant, ce n'est pas ce qui me dérange. En revanche, la remarque du ministre me paraît déplacée :

> de quoi se mêle-t-il ? Où est sa légitimité dans ce problème ?

> le terme «choqué» est du domaine du sentiment, du compassionnel, de l'affectation de proximité. C'est hypocrite, démagogique et faux.

Je me languis d'un gouvernement, ferme, droit, juste, qui compatit moins et qui décide plus, qui fasse bien ce qu'il a à faire au lieu de donner son avis sur tout et sur n'importe quoi.

Cette remarque du ministre permet de constater une autre tendance : l'emploi devient un bien public. Par exemple, saccager une préfecture au nom de l'emploi est désormais permis.

C'est un pas de plus dans une dérive vers un communisme mou, avec ce que cela comporte de misères, d'oppressions (molles mais réelles) et, surtout, d'immoralité. Car le communisme avilit et appauvrit les hommes (on le constate d'ailleurs déjà en France).

Dernière minute : le tribunal de grande instance de Chartres a ordonné vendredi, dans un jugement en référé, la reprise du travail à l'usine Philips de Dreux et la "suspension du projet de licenciements collectifs" dans l'attente d'une meilleure consultation des représentants du personnel. Les juges avaient été saisis d'un recours en référé par les salariés du site de fabrication de téléviseurs à écran plasma, qui contestent les conditions de la fermeture. (AFP)

mercredi, février 17, 2010

Le génie de la France, De Gaulle philosophe (PM Couteaux)

Tentative intéressante de dégager une philosophie gaullienne à partir des écrits et des actes de De Gaulle.

PM Couteaux part d'une évidence : De Gaulle avait conscience de rétablir dans sa personne la vieille pratique française des deux corps du roi, le corps physique (le « pauvre Charles », comme disait De Gaulle lui-même) et le corps mystique (le Général).

Claude Guy raconte, à propos d'une exposition au Grand Palais, que Charles aurait bien aimé s'y rendre mais que le Général ne le pouvait pas.

Or, ce principe des deux corps est essentiel en France, où le pouvoir est sacré, c'est lui qui permet de faire vivre la France à travers ses malheurs.

On peut déchiffrer l'appel du 18 juin à cette aune : la France physique est vaincue, mais la France mystique demeure intacte, incarnée par le Général. C'est à bon droit (même si, pour moi, ce n'est pas péjoratif) que ses détracteurs ont dit de De Gaulle qu'il se prenait pour Jeanne d'Arc, puisque la démarche est similaire.

Seulement, tout cela implique la présence du sacré, or la république, en guillotinant Louis XVI, a précisément voulu évacuer le sacré.

C'est pourquoi nos politiciens considèrent très péjorativement l'attente de l'homme providentiel, mais on peut tout à fait leur répondre que loin d'être mauvaise, c'est l'essence même de la France de s'incarner dans quelque chose dans plus grand qu'elle.

La foi chrétienne de De Gaulle ne faisait aucun doute. Il a laissé entendre qu'au dessus de la France, il mettait Dieu, ce qui l'empêchait de tomber dans un nationalisme étriqué. Malraux a traduit cela en « la France n'a jamais été plus grande que lorsqu'elle parlait au nom de tous les hommes ».

Il y a une dimension christique dans le roi de France. C'est pourquoi le symbole de notre monarchie est le lys fragile et non lions, léopards ou aigles.

On connaît évidemment le chemin christique de Louis XVI mais, en regardant bien, on peut le retrouver ailleurs : Louis XIV, se faisant opérer d'une fistule à la fesse sans anesthésie, a étonné ses médecins en ne laissant pas échapper un cri.

En France, le roi, en même temps qu'un maître, est un serviteur. Le parallèle avec de De Gaulle est là encore frappant : combien de fois se plaint-il dans ses écrits du joug du pouvoir, du poids de l'incarnation ? L'imitation royale et christique de De Gaulle est poussée très loin : souvenez vous de ces foules se pressant pour le toucher (dont mon père), cela ne vous rappelle-t-il pas « le roi te touche, Dieu te guérit » ?

On chercherait en vain chez l'aventurier hongrois (1), chez ses ministres et chez ses opposants cette dimension du sacrifice de sa personne et de son ego au service du pays. Cette remarque est également valable pour ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qui fait que le gaullisme n'est pas un bonapartisme (Bonaparte s'est couronné lui-même) alors que le sarkozysme pourrait l'être.

Bien sûr, la monarchie ne reviendra pas et le gaullisme ne fut que passager parce qu'ils sont intimement liés au sacré, qui est nié par les modernes, même si, la nature humaine étant ce qu'elle est, le sacré resurgit irrépréssiblement de loin en loin, malgré tous les efforts de la bien-pensance pour l'étouffer (elle en est elle-même victime sous la forme de la religion écologiste).

Ce besoin humain de sacré peut réserver le meilleur et le pire. Le meilleur quand ils invitent des hommes exceptionnels à se vouer à ce sacré. Le pire quand il devient un instrument de manipulation et de prise de pouvoir.

De Gaulle est un essentialiste, par opposition à l'existentialisme. Pour lui, l'essence précède l'existence. Dans l'expression célèbre «une certaine idée de la France», le mot important, c'est «idée». La France doit être fidèle à l'idée qu'il s'en fait. Il est le contraire d'un Mitterrand ou d'un Pétain, privilégiant la France physique, celle du petit village avec clocher de l'affiche «la force tranquille».

De Gaulle est aussi un platonicien : les hommes qui se fient à l'apparence des choses, la France vaincue par exemple, sont dans la caverne et doivent se réveiller à la lumière des idées qui rend aux choses leur réalité vraie, leur sens profond.

On comprend alors mieux la profondeur des expressions favorites de De Gaulle, dont ses adversaires se sont moqués sans les entendre, «les choses étant ce qu'elles sont», «la France étant la France» : il s'agit en rendant les choses à leur essence, de les mettre à leur vraie place, rôle fondamental du chef, pour ne pas dire du prophète.

C'est au nom de cette logique de la vraie place des choses et des êtres que De Gaulle a été choqué qu'en mai 68 «les professeurs se mettent à quatre pattes devant les étudiants».

On comprend mieux aussi le dégoût de De Gaulle pour l'information moderne, en continu : le flot permanent de nouvelles éphémères dissimule l'ordre profond.

Dans une phrase à Peyrefitte, De gaulle oppose l'ordre apparent des choses à leur ordre réel. Là encore, on retrouve Jeanne d'Arc, l'ordre apparent, c'est le petit roi qui règne sur Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme mais l'ordre réel, c'est que le roi sacré à Reims est roi de France.

La Vème république réconciliait l'apparence et l'essence : le président préside, le gouvernement gouverne et le parlement légifère. Aujourd'hui, le président tient tous les rôles y compris celui du bouffon, les régimes en fin de décomposition se caricaturent eux-mêmes et nomment des caricatures. Ne trouvez vous pas que le gouvernement est un théâtre de Guignol, les ministres étant des caricatures de politiciens ?

Aujourd'hui, les enfants sont des tyrans, on félicite les hommes qui agissent comme des femmes (la mode est aux pulls roses) et on exalte les homosexuels, qui sont des hommes qui ne sont pas des hommes et des femmes qui ne sont pas des femmes, les familles ne sont plus des familles, la France est niée au nom d'une Europe inexistante, on fait comme si les immigrés étaient des Français et la seule manière pour un Français de ne pas être un salaud est de renoncer à être français (2), l'école refuse d'enseigner. Non seulement les choses ne sont plus ce qu'elles sont, mais on pousse et on promeut tout ce qui fait sortir les choses et les êtres de leur essence.

On refuse la nature des choses. Au nom du refus de la nature humaine, on se permet des manipulations génétiques. Au nom du refus de la nature féminine, on légitime l'avortement. Au nom du refus de la nature nationale du pays, on se permet des abandons de souveraineté etc.

La société conserve malgré tout un ordre apparent, il y a toujours une police, une justice, un Etat, mais l'ordre réel est détruit. Nous sommes encore mieux placés que De Gaulle pour percevoir le désespoir engendré par ce désordre, ce nihilisme triomphant. Tous ces gens, spirituellement épais comme des feuilles de papier à cigarette, qui alternent de la frénésie consumériste à l'abrutissement télévisuel, épicés quelquefois de vagabondage sexuel et sentimental, sont d'un triste ...

Comment renverser la vapeur ? C'est d'une extrême difficulté. Une fois l'homme abaissé, dépouillé de son humanité, comment le faire « viser haut et se tenir droit » ?

Résumons la philosophie gaullienne :

> la foi chrétienne. Au-dessus de tout, il y a Dieu. On doit se mesurer à ses exigences.

> en-dessous de Dieu, il y a le monde des idées, qui dévoilent la vraie nature, durable, des choses et des êtres, par opposition à leur changeante incarnation physique. Et dans ce monde des idées, se détache la France, « fille ainée de l'Eglise ».

> la mission du chef est de réconcilier l'ordre apparent avec l'ordre réel, en faisant « viser haut et se tenir droit ».

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(1) : pour De Gaulle, la France était une idée, pour Mitterrand des sensations. Pour Sarkozy, la France ce sont des mots, le plus souvent creux et estropiant la langue française, c'est-à-dire pas grand chose. Que peut-on attendre d'autre de quelqu'un qui met dans un gouvernement français un demi-libanais élevé par un égyptien et une sénégalaise ?

(2) : la position de De Gaulle sur l'immigration est très nette : « les choses étant ce qu'elles sont » et « les hommes étant ce qu'ils sont », les Algériens ne peuvent pas plus devenir français que les Français ne peuvent devenir algériens. On a plusieurs notations en ce sens. Logiquement, De Gaulle était opposé au regroupement familial. La fameuse phrase sur la « France chrétienne, de race blanche et de culture grecque et latine » et sur « Colombey-les-deux-mosquées » n'est donc pas un « dérapage » (comme disent aujourd'hui les juges du patinage bien-pensant) isolé, elle s'intègre de façon cohérente dans une vsion du monde et des hommes. Il faut de cette gigantesque mauvaise foi dont la bien-pensance nous étonne toujours pour passer sous silence ou minimiser ce fait. On remarquera que De Gaulle n'avait pas une conception raciale de la nation mais que le juste ordre des choses imposait un seuil très bas au mélangisme.

Le transfert d'une mémoire, Benjamin Stora, éd. la Découverte, 1999


C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.


C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994

Violence à l'école

L'école publique atteint le niveau de violence des guerres indiennes. Vous êtes ministre de l'éducation, que faites vous ?

«Des Etats généraux»

Bravo, excellente réponse. Ensuite, nous aurons un «Grenelle» des violences scolaires.

Agir ? Décider ? Et puis quoi encore ? Il faudrait commencer par s'opposer d'une manière ou d'une autre à la tyrannie de l'enfant-roi. Vous n'y pensez pas, mon bon monsieur !

Alors, on discutaille, on papote, on palabre, comme en Afrique (quand je vous dis que nous nous transformons en pays du tiers-monde), bien que le diagnostic et les mesures salvatrices soient connus et archi-connus depuis trente ans.

mardi, février 16, 2010

Catholicisme et patriotisme

Ca ronronnait fort chez Koz (un idiot utile de l'islamisme, comme les mitres molles) sur le thème «citoyen du monde», assaisonné à la sauce grenouilles de bénitier, quand un commentateur est intervenu :

Aux bons cathos qui pourraient se croire autorisés à être de mauvais Français…

J’attire votre attention sur les articles suivants du Catéchisme de l’Eglise catholique, à propos du Quatrième commandement (« Honore ton père et ta mère afin d’avoir longue vie sur la terre que Dieu te donne ») :

« Le quatrième commandement (…) s’étend enfin aux devoirs des citoyens à l’égard de leur patrie » (n° 2199).

« L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (n° 2239).

C’est, au moins depuis saint Thomas d’Aquin, la doctrine commune de l’Eglise que le chrétien doit honorer sa patrie par un motif de piété :

« De même qu’il appartient à la religion de rendre un culte à Dieu, de même, à un degré inférieur, il appartient à la piété de rendre un culte aux parents et à la patrie. » (Cf. Somme théologique, IIaIIae, Q.101, a. 1).

Il est donc très douteux d’opposer comme contradictoires l’exigence d’universalité de la foi catholique et le sentiment d’appartenance nationale. L’Eglise invite depuis toujours les chrétiens de chaque nation à être à la fois de bons chrétiens et de bons citoyens, tout en hiérarchisant ces obligations – cela va de soi.

Je précise qu’être un bon citoyen implique, dans cette perspective, non seulement un engagement militant dans la société, mais aussi une disposition intérieure, une attitude spirituelle : celle-ci est liée à la conscience d’une dette envers une communauté à qui nous devons d’être ce que nous sommes. Se sentir dans l’obligation de rendre son dû à celui à qui nous devons d’exister est précisément ce que Thomas d’Aquin entend par piété: c’est en ce sens qu’il y a une attitude de piété envers sa propre patrie comme il y a une piété filiale, et comme il y a, de manière éminente, une piété envers Dieu, qui est ce qu’on appelle proprement la religion: rendre à Dieu ce que nous lui devons (c’est-à-dire tout).

Sans doute la piété envers Dieu prévaut-elle infiniment sur la piété filiale ou le patriotisme, mais elle ne doit pas servir de prétexte à leur dénier tout valeur, bien au contraire…

dimanche, février 14, 2010

La traversée des fontières

Trouvé sur le blog de PM Couteaux :

« Si vous traversez la frontière de l'Arabie Saoudite illicitement, vous serez emprisonné. Si vous traversez la frontière nord-coréenne illicitement, vous encourrez 12 ans de travail forcé. Si vous traversez la frontière cubaine illicitement, vous avez toutes chances de vous retrouver en prison avec le statut peu enviable de prisonnier politique. Si vous traversez la frontière afghane illicitement, vous êtes fusillé. Si vous traversez la frontière vénézuélienne illicitement, vous serez considéré comme un espion et jugé comme tel. Si vous traversez la frontière chinoise illicitement, on n’entendra plus jamais parler de vous. Si vous traversez la frontière française illicitement, votre sort sera tout différente. Vous trouverez : repas et bons d'alimentation, aide sociale, carte vitale et CMU, (puisque vous n’avez aucun revenu), un logement avec loyer payé par les services sociaux, école gratuite, et un travail si vous y tenez vraiment (au noir, donc de faible rapport mais dépourvu d’impôt) ; bientôt, vous pourrez voter -avec toutes nos excuses pour ne pas y avoir pensé plus tôt… »

samedi, février 13, 2010

Ah, la fameuse gouvernance économique européenne ...

J'entends un chroniqueur distingué répéter comme un perroquet l'antienne sur le «manque de gouvernance économique européenne».

Décidément, ils sont cons ces chroniqueurs, à ce tarif là, moi aussi je peux passer à la télé.

Car enfin, c'est une formule totalement creuse, un concept sans substance : il n'y a pas de peuple européen, comment pourrait-il y avoir une gouvernance économique européenne ? Comment pourrait-on manquer d'une chimère ? Comment peut-on dire que la solution de nos problèmes est un rêve, assez laid d'ailleurs ?

C'est que le problème est mal posé. La question n'est pas : qu'est-ce que l'Europe, qui n'existe pas, doit faire ? La vraie question est : qu'est-ce que chaque pays de la zone euro doit faire ?

Et là, la situation s'éclaire.

Les PIGS doivent trouver des créanciers et voir ce qu'ils peuvent leur donner comme gage, établir une stratégie pour perdre le moins de liberté.

Vous me répondrez alors : «Mais si, l'Europe existe, puisque nous avons une monnaie commune. Nous devons donc nous concerter.» Foutaises !

L'Euro baisse ? Et alors ? Ca avantage notre industrie. En réalité, rien ne nous incite à avoir une politique commune.

L'Euro n'est pas un instrument économique mais un moyen politique artificiel de technocrates fous et apatrides pour forcer la main des peuples vers une utopique union.

Et l'artifice est en train de leur exploser à la figure : comme l'avaient prévu tous les économistes un tant soit peu compétents, l'Euro fait diverger les économies et éloignent les intérêts nationaux, donc les peuples.

Euro ou pas Euro, nous sommes en concurrence avec l'Allemagne et nous sommes en train de perdre.

Si l'Euro explose, nous serons renvoyés à nos problèmes. Et si l'Euro n'explose pas, nous serons aussi renvoyés à nos problèmes.

Ces problèmes ne s'exprimeront pas exactement de la même manière dans un cas et dans l'autre, mais ils seront au fond les mêmes : comment faire avec un pays où l'assistanat est un mode de vie pour un très grand nombre, où la population vieillit et où les vrais actifs sont déjà pressurés au maximum ?

20 ans de la libération de Mandela

J'aime beaucoup Mandela, qui ne l'aime pas ?

Mais la question demeure : la prospérité de l'Afrique du Sud n'est elle pas uniquement due aux blancs ? Et la perte de pouvoir des blancs n'est-elle pas aussi le préliminaire au déclin de l'Afrique du Sud ?

Je connais mal ce pays et mon coté taquin anti-politiquement correct me fait me poser ce genre de questions.

Il est une autre hypothèse : les blancs étaient riches et les noirs pauvres, la mondialisation a aggravé cette scission de départ.

Entre ces deux explications, je ne sais pas choisir. Un de mes heureux lecteurs connaît-il l'Afrique du Sud ?

Lee's lieutenants, a study in command (Douglas Southall Freeman)

C'est une des merveilles d'internet. Je cherchais un livre sur la guerre de sécession, j'ai trouvé un site plaisant et j'ai demandé des conseils à l'hôte. Puis, j'ai commandé, toujours sur internet.

Premier point, ce livre a été écrit avant le politiquement correct par un fils de soldat sudiste ; non pas qu'il soit politiquement incorrect, mais il n'y a pas de place pour le soupçon d'autocensure.

Deuxième point, j'ai choisi une version abrégée. Je ne le regrette pas : cette version est déjà bien conséquente.

Tout ceci étant dit, c'est un livre remarquable.

La perspective est étrange parce qu'elle ne s'intéresse qu'au commandement, mais l'auteur maîtrise tellement cette époque dans ses moindres détails qu'il en devient vite passionnant.

mercredi, février 10, 2010

Darwinisme, créationnisme et structuralisme

Un article de Jean Staune a déclenché les foudres des abonnés du Monde. Pensez donc : il remettait en cause le darwinisme.

C'est toujours la même histoire, comme la complexité est incompréhensible au plus grand nombre, on sort de l'incertitude et de l'incompréhension à coups d'attitude religieuse.

Petit récapitulatif :

> darwinisme: l'évolution est le fruit du hasard et de la sélection naturelle.

> créationnisme : l'évolution est le fruit d'un «dessein intelligent».

> structuralisme : l'évolution est le fruit du hasard et de la sélection mais dans des possibilités restreintes par les structures, les lois de la nature. Par exemple, il a été démontré que sur n'importe quelle planète ayant une pesanteur de l'ordre de grandeur de la terre, un animal de la taille d'un gros mammifère à six pattes était fort improbable. Il est donc fort improbable qu'une évolution différente de celle qu'on connait soit possible.

Je ne maîtrise pas ce sujet, je me renseigne.

mardi, février 09, 2010

La France décadente

C'est à des petits signes comme cela qu'on sent une décadence :

La chaîne TF1 proposait [dimanche] soir 'Le Corniaud' de Gérard Oury avec Bourvil et Louis de Funès. TF1 indique que le film a réuni 6,7 millions de téléspectateurs et 26,3% de pda, 27,4% de pda sur les femmes de moins de 50 ans RdA (responsables des achats).

Les enfants étaient particulièrement présents au rendez-vous de ce classique de la comédie avec 49,6% de pda sur les 4/14 ans.


Que foutent devant la télévision un dimanche soir des enfants de 4 à 14 ans alors qu'il y a école le lendemain ?

dimanche, février 07, 2010

Appel au peuple : l'aveuglement des élites

Les «Conti» viennent d'être presque acquittés de leur saccage de préfecture, sous la pression des élites, pour qui un ouvrier en colère ne saurait être un vandale.

Cette légitimation de la violence, déjà acquise pour les agriculteurs et les «jeunes» (c'est-à-dire les voyous arabes ou africains) est suicidaire.

Je m'interroge sur l'aveuglement des élites, sur ses causes.

Votre avis ?

vendredi, février 05, 2010

Cannabis et héroïne banalisés, cocaïne en hausse

Les rapports sur la drogue en France, et plus généralement en occident, sont terrifiants, mais pas étonnants.

J'y vois la conjonction de plusieurs phénomènes profonds, psychologiques, sociaux et économiques :

> les enfants ne sont plus éduqués, au sens le plus psychologique de l'éducation, c'est-à-dire apprendre à accepter les frustrations d'une vie qui se termine par la mort. Aujourd'hui, les enfants sont traités par leurs parents comme le centre du monde, ce qui est un mensonge éhonté (attitude qui n'empêche pas les parents de dénier à leurs enfants des choses élémentaires, comme une famille stable). Il est compréhensible que lorsqu'ils découvrent à l'adolescence qu'on leur a menti et qu'ils ne sont pas du tout des petits maîtres tout-puissants, ça leur fasse un choc au point que beaucoup se droguent.

> la société est de plus en plus déstructurée, encadrant de moins en moins explicitement les individus (les barrières implicites, comme celles du politiquement correct, sont stressantes car floues), les soumet à de fortes incertitudes, déstabilisantes pour les esprits mal armés. Et, comme d'autre part, cette lacune d'encadrement facilite l'usage de drogues, la boucle est bouclée.

> enfin, il y a l'aspect économique : la drogue rapporte une fortune, fait même vivre des quartiers entiers avec la complaisance de des Etats qui croient ainsi acheter la «paix sociale» (ce qui est un véritable manquement à leurs devoirs - c'est pourtant la politique menée à La Courneuve ou à Kaboul). Il est donc bien humain que des individus mettent leur ingéniosité et leur absence de scrupules à organiser ce trafic.

Comme la dénatalité ou notre misère artistique, la drogue est un symptome de notre décadence.

mercredi, février 03, 2010

La grossesse, une maladie grave

La grossesse, une maladie grave

Que l'avortement soit considéré comme un droit me met assez mal à l'aise, mais, bon, je l'admets.

En revanche, qu'on cherche à étendre au maximum l'usage de ce droit, à en faire la promotion, ça me semble un signe d'immoralité manifeste, de pourrissement intellectuel, ça pue le cadavre civilisationnel.

Je me souviens d'un de mes professeurs, pas particulièrement droitier, qui m'avait confié, à ma grande surprise : «On critique les génocides du passé. Mais nous passerons peut-être aux yeux de nos descendants pour des bourreaux de rembourser 200 000 avortements par an.»

C'était il y a quinze ans. J'avais été interloqué, ça arrivait dans la conversation comme un cheveu sur la soupe. Je comprends, avec le recul, que ça devait le travailler.

Encore jeune, je n'avais pas mis en question ce droit à l'avortement. Aujourd'hui, je n'ai plus cette inconscience.

En tout cas, tout cela va très bien dans la mentalité soixante-huitarde des vieux qui nous gouvernent : «Jouir sans entraves», et quelles entraves plus lourdes que les enfants ?

lundi, février 01, 2010

Une superbe attaque contre Sarkozy


George Pompidou ou la langue française au pouvoir


Ce billet où le nom de Sarkozy n'est pas cité s'avère pourtant, par sa finesse, une des attaques les plus dévastatrices que j'ai lues contre l'occupant actuel du trône présidentiel.

Nos gauchistes, qui se complaisent dans des procédés grossiers et caricaturaux (traiter Sarkozy de fasciste ! C'est digne d'adolescents prépubères), devraient en prendre la graine.

Le prétexte en est l'opposition de George Pompidou à l'abattage par l'administration des arbres bordant les routes françaises.

Nous nous rejoignons : ces abattages, sous un faux prétexte de sécurité routière, m'ont toujours été un crève-coeur. En réalité, ce que l'administration éradique, c'est l'humanité, le temps qui passe, les générations qui se succèdent, tout ce qui a, sans sa permission, c'est-à-dire de manière intolérable, existé avant elle.

La lettre de Pompidou est superbe, un modèle du genre. Une main de fer (hélas impuissante contre l'administration) dans un gant de velours.

Maintenant que le débat sur l'identité nationale s'éteint, on notera cette phrase :

«La France n'est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l'importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage.»

Je suis heureux de constater que je ne suis pas seul à penser que la France ne peut se réduire à l'assemblage des vœux et des pulsions de Français disparates.