Le féminisme étant triomphant (quelquefois, il me semble que le mot «triomphe» est faible pour décrire la situation du féminisme en Europe de l'ouest, implacable hégémonie (1) paraît plus adapté), il est considéré comme évident qu'il faut aménager la réforme des retraites pour qu'elle soit plus favorable aux femmes, ou, à défaut, comme l'écrivent des ministres dans Le Monde de ce jour, il faut faire des lois pour que les femmes gagnent autant, sinon plus, que les hommes, afin d'avoir la même retraite. Il est sacrilège de faire part de la moindre réticence sur ces questions, on se rangerait aussitôt entre le mangeur de bébés et le violeur de petites filles.
Mais si l'on veut aller sur ce chemin sexiste de faire des lois adaptées, poussons la logique jusqu'au bout : séparons les systèmes de retraite. Puisque les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles devraient cotiser plus longtemps et partir à la retraite plus tard, non ?
Je suis atterré, mais pas surpris, de constater dans les commentaires des lecteurs du Monde à quel point tous ou presque ont ingéré la vision féministe : les femmes sont les victimes innocentes, forcément innocentes, des méchants hommes.
Bien sûr, ma conviction que la société, elle, est victime du maternalisme envahissant, au détriment de tous, hommes et femmes, devient dans ses conditions totalement inaudible.
Notre société traditionelle, soi-disant paternaliste, a prouvé sa capacité à se perpétuer et à se défendre. Cette preuve est loin d'être faite pour notre société post-moderne féminisée. Pour l'instant, elle aurait plutôt prouvé sa capacité à osciller entre dictature des bons sentiments et anarchie des egos sur-vitaminés des monchéris-moncoeurs, c'est-à-dire sa capacité à «partir en couille».
**************
(1) : hégémonie seulement contestée, et avec quelle violence !, par les «divers». Mais il ne faut pas le dire.
mardi, octobre 05, 2010
lundi, octobre 04, 2010
Hommage à Renaud Ecalle
Le capitaine Renaud Ecalle est mort dimanche avec sa famille (sa femme Alice, hôtesse de l'air, et leurs deux enfants) dans un accident d'avion.
Sauf révélation de l'enquête, les circonstances de l'accident (coucher du soleil, mauvais temps, montagne) sont d'une banalité indigne de ce champion exceptionnel, mais la mort est une garce.
Sauf révélation de l'enquête, les circonstances de l'accident (coucher du soleil, mauvais temps, montagne) sont d'une banalité indigne de ce champion exceptionnel, mais la mort est une garce.
samedi, octobre 02, 2010
jeudi, septembre 30, 2010
Budget 2011 : les hémiplégiques qui nous gouvernent
La réduction des déficits publics joue sur deux leviers : l'augmentation des recettes et la baisse des dépenses.
Nos gouvernants privilégient fortement la première, en dépit de tout bon sens économique, puisque c'est la seconde qui est la plus efficace économiquement et où il y a le plus de marges de manœuvre.
Ces marges de réduction des dépenses sont gigantesques : si l'on s'en tient aux rapports de la cour des comptes, l'élimination des gaspillages annulerait le déficit primaire.
Et, pourtant, non. Nos gouvernants inclinent vers l'augmentation des impots, franche ou déguisée.
Incompréhensible de bêtise ? Pas vraiment : il s'agit toujours de pressurer les classes moyennes qui la ferment et bossent au profit des gueulards et des bons-à-rien.
Les politiciens français sont une caricature de l'école des choix publics (on prend un peu à tous pour s'acheter les voix de quelques uns).
Comme Charles Gave, je suis persuadé que le système actuel de social-clientélisme ne sera pas réformé, il s'écroulera, comme en Grèce, comme au Portugal. Encore quelques années avant de voir le bout du tunnel.
Quand il y aura une panique sur les marchés boursiers ayant pour objet la dette française, il faudra être inquiet, très inquiet, pour le court terme, mais le long terme s'éclairera d'une petite lueur d'espoir aujourd'hui absente.
Nos gouvernants privilégient fortement la première, en dépit de tout bon sens économique, puisque c'est la seconde qui est la plus efficace économiquement et où il y a le plus de marges de manœuvre.
Ces marges de réduction des dépenses sont gigantesques : si l'on s'en tient aux rapports de la cour des comptes, l'élimination des gaspillages annulerait le déficit primaire.
Et, pourtant, non. Nos gouvernants inclinent vers l'augmentation des impots, franche ou déguisée.
Incompréhensible de bêtise ? Pas vraiment : il s'agit toujours de pressurer les classes moyennes qui la ferment et bossent au profit des gueulards et des bons-à-rien.
Les politiciens français sont une caricature de l'école des choix publics (on prend un peu à tous pour s'acheter les voix de quelques uns).
Comme Charles Gave, je suis persuadé que le système actuel de social-clientélisme ne sera pas réformé, il s'écroulera, comme en Grèce, comme au Portugal. Encore quelques années avant de voir le bout du tunnel.
Quand il y aura une panique sur les marchés boursiers ayant pour objet la dette française, il faudra être inquiet, très inquiet, pour le court terme, mais le long terme s'éclairera d'une petite lueur d'espoir aujourd'hui absente.
Libellés :
crise,
il n'y a pas de gouvernement,
Naufrage de l'Etat-mamma
Remettre en cause le droit du sol : un courage impossible ?
La fausse droite a encore tortillé du cul au moment de remettre en cause le droit du sol.
Pourtant, la cause de la réforme du droit à la nationalité devient chaque jour plus nette et plus évidente. Il n'est vraiment pas compliqué de comprendre, avec Montesquieu, que ce n'est pas parce qu'une vache est née dans une écurie qu'on l'appelle cheval ou, avec Malika Sorel, que le droit du sol est une formidable machine à coloniser.
Serait-on infecté, comme nos politiciens le sont probablement, d'abstraction droit-de-l'hommiste que la réalité frappante de 300 000 nouveaux immigrés tous les ans devrait ouvrir les yeux. Sont-ils si aveugles, si lâches et si bêtes ?
Pourtant, la cause de la réforme du droit à la nationalité devient chaque jour plus nette et plus évidente. Il n'est vraiment pas compliqué de comprendre, avec Montesquieu, que ce n'est pas parce qu'une vache est née dans une écurie qu'on l'appelle cheval ou, avec Malika Sorel, que le droit du sol est une formidable machine à coloniser.
Serait-on infecté, comme nos politiciens le sont probablement, d'abstraction droit-de-l'hommiste que la réalité frappante de 300 000 nouveaux immigrés tous les ans devrait ouvrir les yeux. Sont-ils si aveugles, si lâches et si bêtes ?
mercredi, septembre 29, 2010
Nous ne sommes plus intelligents
La valeur d'Apple multipliée par 8 en 10 ans.
C'est le genre de nouvelles qui me rend jaloux : pourquoi Apple n'est pas français ? Michelin, Peugeot, Blériot, Dassault, L'Oréal,Citroen ... Pourquoi n'en sommes nous plus capables ?
C'est un méfait de plus à inscrire au débit du «modèle social français» tant vanté : nous avons perdu notre intelligence collective.
Certes, on pourra me répondre que nos ascendants sont responsables de deux guerres mondiales, ce qui n'est pas une grande preuve d'intelligence, mais tout de même, ils furent capables d'œuvres dont nous sommes bien en peine de trouver les équivalents contemporains.
La France n'a pas de stratégie face à la mondialisation, elle a une politique économique qui fait fuir les jeunes diplômés et attirent les bons-à-rien, elle organise ou tolère des flux migratoires qui la détruisent, elle défend farouchement des institutions néfastes, elle ne tire aucune réflexion des expériences étrangères ou de ses propres expériences passées, elle néglige criminellement sa culture (1). On n'en finirait pas de dresser la liste de nos défaillances.
Pourquoi ? Je suis persuadé qu'il faut incriminer le socialisme, qui favorise à la fois la reproduction des plus cons et la déresponsabilisation de tous. Ce socialisme n'a pu s'installer qu'en profitant du traumatisme de deux guerres mondiales (2), quand les Français ont été assez las de se battre pour se laisser convaincre par les marchands d'illusions leur jurant qu'ils n'auraient plus à lutter contre les aléas de la vie, sans compter l'influence corrosive de la propagande gauchiste (génération 68, la plus conne de l'histoire de France).
Bien sûr, l'inévitable écroulement de l'Etat-mamma provoquera un retour du bon sens et de la responsabilité. Mais on ne répare pas le fil de la transmission une fois qu'il est rompu. La culture oubliée, l'éducation pervertie, l'instruction massacrée ne pourront être rétablies comme si la catastrophe socialiste n'avait jamais eu lieu. Nous nous trouverons à notre manière confrontés au même problème que la Russie : l'URSS s'est écroulée, mais la Russie n'a pas pour autant retrouvé sa puissance d'antan.
*****************
(1) : évidemment, la culture n'a aucun rapport avec la bureaucratie qui usurpe ce nom.
(2) : on peut aussi supposer que ces deux guerres mondiales, excessivement meurtrières, ont contribué à tuer les meilleurs, les plus courageux, les plus entreprenants, les plus altruistes.
C'est le genre de nouvelles qui me rend jaloux : pourquoi Apple n'est pas français ? Michelin, Peugeot, Blériot, Dassault, L'Oréal,Citroen ... Pourquoi n'en sommes nous plus capables ?
C'est un méfait de plus à inscrire au débit du «modèle social français» tant vanté : nous avons perdu notre intelligence collective.
Certes, on pourra me répondre que nos ascendants sont responsables de deux guerres mondiales, ce qui n'est pas une grande preuve d'intelligence, mais tout de même, ils furent capables d'œuvres dont nous sommes bien en peine de trouver les équivalents contemporains.
La France n'a pas de stratégie face à la mondialisation, elle a une politique économique qui fait fuir les jeunes diplômés et attirent les bons-à-rien, elle organise ou tolère des flux migratoires qui la détruisent, elle défend farouchement des institutions néfastes, elle ne tire aucune réflexion des expériences étrangères ou de ses propres expériences passées, elle néglige criminellement sa culture (1). On n'en finirait pas de dresser la liste de nos défaillances.
Pourquoi ? Je suis persuadé qu'il faut incriminer le socialisme, qui favorise à la fois la reproduction des plus cons et la déresponsabilisation de tous. Ce socialisme n'a pu s'installer qu'en profitant du traumatisme de deux guerres mondiales (2), quand les Français ont été assez las de se battre pour se laisser convaincre par les marchands d'illusions leur jurant qu'ils n'auraient plus à lutter contre les aléas de la vie, sans compter l'influence corrosive de la propagande gauchiste (génération 68, la plus conne de l'histoire de France).
Bien sûr, l'inévitable écroulement de l'Etat-mamma provoquera un retour du bon sens et de la responsabilité. Mais on ne répare pas le fil de la transmission une fois qu'il est rompu. La culture oubliée, l'éducation pervertie, l'instruction massacrée ne pourront être rétablies comme si la catastrophe socialiste n'avait jamais eu lieu. Nous nous trouverons à notre manière confrontés au même problème que la Russie : l'URSS s'est écroulée, mais la Russie n'a pas pour autant retrouvé sa puissance d'antan.
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(1) : évidemment, la culture n'a aucun rapport avec la bureaucratie qui usurpe ce nom.
(2) : on peut aussi supposer que ces deux guerres mondiales, excessivement meurtrières, ont contribué à tuer les meilleurs, les plus courageux, les plus entreprenants, les plus altruistes.
Conférence Charles Gave : l'Etat est mort, vive l'état
Comme d'habitude, très clair, très pédagogue; à base de graphique clairs.
Le raisonnement s'articule de la façon suivante :
> ce sont les entrepreneurs qui créent la croissance et les emplois. Tendanciellement, le taux de profits doit être supérieur aux revenus de la rente pour que l'économie soit créative, ce qui n'est pas le cas en France sur ces trente dernières années. C'est pourquoi Charles Gave conclut que le fait que les jeunes Français veuillent à 75 % devenir fonctionnaires est une preuve d'intelligence : en France, le risque ne paye pas.
> l'Etat tue la croissance : plus la part de l'Etat dans l'économie croit, plus la croissance baisse, plus le chômage augmente (non, l'Etat ne «crée» pas d'emplois).
> les taux d'intérêts sont corrélés à la croissance. Donc plus l'Etat tue la croissance, plus il se finance à des taux bas, c'est pourquoi la charge de la dette est restée relativement stable malgré l'explosion de l'endettement. C'est un cercle très vicieux. Charles Gave considère que la génération soixante huitarde, qui a liquidé le patrimoine dont elle a hérité, qui a endetté ses enfants sans leur consentement et qui a mis en place ce système vicieux, est la plus bête de l'histoire de France. Je suis du même avis : jamais dans notre histoire, même après la peste noire, même après la guerre de trente ans, même après les guerres napoléoniennes, aucune génération ne fut structurellement plus pauvre que la précédente comme l'est celle des enfants de 68.
> Ce cercle vicieux est brisé quand la croissance est négative : puisque le taux d'intérêt nominal ne peut pas être négatif et que les revenus de l'Etat sont corrélés à la croissance, les revenus de l'Etat baissent et ne permettent plus d'assurer le service de la dette, même si les taux d'intérêts sont très bas. C'est le stade où le parasite étatique, après avoir tué son hôte, commence à mourir.
> le différentiel de taux français par rapport à l'Allemagne monte lentement, il est à peu près où était la Grèce il y a trois à quatre ans. C'est pourquoi Charles Gave prévoit une situation à la grecque en France entre 2012 et 2017. Inutile que je vous rappelle longuement le scénario-catastrophe : une mauvaise nouvelle (dégradation de note, rumeur malencontreuse ...), panique sur les marchés financiers, l'Etat français ne peut plus honorer ses échéances (1). Ensuite, on enchaine avec les mesures habituelles : baisse du salaire des fonctionnaires, privatisation de l'instruction, suppression des aides sociales etc...
> le seul moteur politique qui permettrait d'éviter cette catastrophe est la trouille qu'ont nos politiciens d'une hégémonie allemande (hégémonie préparée par trente ans de politique désastreuse). Ce moteur risque de ne pas être assez puissant.
> Cette catastrophe à court terme est une bénédiction à moyen terme. Comme le prouvent tous les exemples (USA et GB 1980, Suède, Canada, Australie, 1990), le recul de l'Etat, même forcé, finit par provoquer un regain de prospérité. A cela s'ajoute le fait que le recul de l'Etat est un bien non seulement économique mais aussi social et politique. Charles Gave, volontiers provocateur, n'hésite pas à affirmer qu'il se sent plus en sécurité juridique et fiscale à Hong-Kong qu'en France.
En résumé, on va en baver, mais les libéraux n'ont jamais eu autant le vent en poupe : ils sont les seuls qui ont une analyse et des solutions cohérentes.
Blog : l'Etat est mort, vive l'état
Addendum du 30/09 : Charles Gave a brièvement parlé de politique. Il est persuadé qu'un gouvernement sera obligé de prendre des mesures drastiques, genre diminution des salaires des fonctionnaires de 25 %. Il préfère dans ce cas un gouvernement socialiste dont la main tremblera moins que celle de la droite frileuse.
***************
(1) : la France est le troisième marché de dettes au monde après les USA et le Japon. On a les podiums qu'on peut. Quand nous ferons défaut, personne n'aura la taille de venir à notre secours.
Le raisonnement s'articule de la façon suivante :
> ce sont les entrepreneurs qui créent la croissance et les emplois. Tendanciellement, le taux de profits doit être supérieur aux revenus de la rente pour que l'économie soit créative, ce qui n'est pas le cas en France sur ces trente dernières années. C'est pourquoi Charles Gave conclut que le fait que les jeunes Français veuillent à 75 % devenir fonctionnaires est une preuve d'intelligence : en France, le risque ne paye pas.
> l'Etat tue la croissance : plus la part de l'Etat dans l'économie croit, plus la croissance baisse, plus le chômage augmente (non, l'Etat ne «crée» pas d'emplois).
> les taux d'intérêts sont corrélés à la croissance. Donc plus l'Etat tue la croissance, plus il se finance à des taux bas, c'est pourquoi la charge de la dette est restée relativement stable malgré l'explosion de l'endettement. C'est un cercle très vicieux. Charles Gave considère que la génération soixante huitarde, qui a liquidé le patrimoine dont elle a hérité, qui a endetté ses enfants sans leur consentement et qui a mis en place ce système vicieux, est la plus bête de l'histoire de France. Je suis du même avis : jamais dans notre histoire, même après la peste noire, même après la guerre de trente ans, même après les guerres napoléoniennes, aucune génération ne fut structurellement plus pauvre que la précédente comme l'est celle des enfants de 68.
> Ce cercle vicieux est brisé quand la croissance est négative : puisque le taux d'intérêt nominal ne peut pas être négatif et que les revenus de l'Etat sont corrélés à la croissance, les revenus de l'Etat baissent et ne permettent plus d'assurer le service de la dette, même si les taux d'intérêts sont très bas. C'est le stade où le parasite étatique, après avoir tué son hôte, commence à mourir.
> le différentiel de taux français par rapport à l'Allemagne monte lentement, il est à peu près où était la Grèce il y a trois à quatre ans. C'est pourquoi Charles Gave prévoit une situation à la grecque en France entre 2012 et 2017. Inutile que je vous rappelle longuement le scénario-catastrophe : une mauvaise nouvelle (dégradation de note, rumeur malencontreuse ...), panique sur les marchés financiers, l'Etat français ne peut plus honorer ses échéances (1). Ensuite, on enchaine avec les mesures habituelles : baisse du salaire des fonctionnaires, privatisation de l'instruction, suppression des aides sociales etc...
> le seul moteur politique qui permettrait d'éviter cette catastrophe est la trouille qu'ont nos politiciens d'une hégémonie allemande (hégémonie préparée par trente ans de politique désastreuse). Ce moteur risque de ne pas être assez puissant.
> Cette catastrophe à court terme est une bénédiction à moyen terme. Comme le prouvent tous les exemples (USA et GB 1980, Suède, Canada, Australie, 1990), le recul de l'Etat, même forcé, finit par provoquer un regain de prospérité. A cela s'ajoute le fait que le recul de l'Etat est un bien non seulement économique mais aussi social et politique. Charles Gave, volontiers provocateur, n'hésite pas à affirmer qu'il se sent plus en sécurité juridique et fiscale à Hong-Kong qu'en France.
En résumé, on va en baver, mais les libéraux n'ont jamais eu autant le vent en poupe : ils sont les seuls qui ont une analyse et des solutions cohérentes.
Blog : l'Etat est mort, vive l'état
Addendum du 30/09 : Charles Gave a brièvement parlé de politique. Il est persuadé qu'un gouvernement sera obligé de prendre des mesures drastiques, genre diminution des salaires des fonctionnaires de 25 %. Il préfère dans ce cas un gouvernement socialiste dont la main tremblera moins que celle de la droite frileuse.
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(1) : la France est le troisième marché de dettes au monde après les USA et le Japon. On a les podiums qu'on peut. Quand nous ferons défaut, personne n'aura la taille de venir à notre secours.
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Etat-mamma,
Fin de l'Etat-mamma,
fin de l'Euro
samedi, septembre 25, 2010
Après les salles de shoot, les salles de meurtre ?
Rappelons que les drogués ne sont victimes que d'eux-mêmes. Mais puisqu'on nous explique que les salles de shoot sont une idée merveilleuse, pourquoi ne pas instaurer les salles d'assassinat ?
On y convoquerait les personnes à tuer, tout se passerait dans des locaux équipés, ça serait d'une efficacité prodigieuse pour éliminer la violence des rues, propre, sans bavures.
Qu'est-ce qu'on attend ?
On y convoquerait les personnes à tuer, tout se passerait dans des locaux équipés, ça serait d'une efficacité prodigieuse pour éliminer la violence des rues, propre, sans bavures.
Qu'est-ce qu'on attend ?
Libellés :
défenestration volontaire
Mouvements de fond, contingence, optimisme et avenir
La vie d'une nation est le royaume de la contingence.
On nous dit, ce que je veux bien admettre, que nos guerres révolutionnaires sont le résultat du dynamisme démographique de la France d'alors. Il n'empêche que, sans Napoléon, elles auraient été fort différentes. Et on peut aussi s'interroger sur ce qui provoque les mouvements de fond : pourquoi le dynamisme démographique, par exemple ?
Tout cela pour dire qu'effectivement, si l'on prolonge les courbes démographiques et économiques, la France ressemblera dans vingt ans à l'Afrique, avec toute la charge d'arriération, d'obscurantisme et de malheurs que cela suppose.
Mais, justement, si il y a une chose dont je suis bien sûr, c'est qu'on ne peut pas prédire grand'chose en prolongeant les courbes, que l'histoire est faite de ruptures.
L'esprit occidental est d'une fécondité exceptionnelle. Je n'arrive pas me persuader qu'un pays qui possède l'arme atomique se laissera submerger par des gens qui viennent de pays où l'on n'a pas encore inventé la roue.
Je suis jaloux de la maestria stratégique que montrent les Chinois, mais je pense que nous sommes capables de les égaler.
On nous dit, ce que je veux bien admettre, que nos guerres révolutionnaires sont le résultat du dynamisme démographique de la France d'alors. Il n'empêche que, sans Napoléon, elles auraient été fort différentes. Et on peut aussi s'interroger sur ce qui provoque les mouvements de fond : pourquoi le dynamisme démographique, par exemple ?
Tout cela pour dire qu'effectivement, si l'on prolonge les courbes démographiques et économiques, la France ressemblera dans vingt ans à l'Afrique, avec toute la charge d'arriération, d'obscurantisme et de malheurs que cela suppose.
Mais, justement, si il y a une chose dont je suis bien sûr, c'est qu'on ne peut pas prédire grand'chose en prolongeant les courbes, que l'histoire est faite de ruptures.
L'esprit occidental est d'une fécondité exceptionnelle. Je n'arrive pas me persuader qu'un pays qui possède l'arme atomique se laissera submerger par des gens qui viennent de pays où l'on n'a pas encore inventé la roue.
Je suis jaloux de la maestria stratégique que montrent les Chinois, mais je pense que nous sommes capables de les égaler.
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africanisation,
France,
tiersmondisation de la France
L'africanisation de la France par les virus
Je ne sais pas si vous avez remarqué la France s'africanise. C'est un vrai bonheur que d'imiter l'Afrique, ce continent exemplaire de paix, de culture et de progrès, dont nous avons, c'est sûr, tout à apprendre.
Dernier épisode en date : nous avons les mêmes maladies, puisqu'il y a désormais des cas autochtones de dengue et de chikungunya.
Cette africanisation de la France atteindra son apothéose dans une vingtaine d'années avec les guerres tribales, les tontons macoutes et un dictateur bananier. Je m'en réjouis d'avance.
Dernier épisode en date : nous avons les mêmes maladies, puisqu'il y a désormais des cas autochtones de dengue et de chikungunya.
Cette africanisation de la France atteindra son apothéose dans une vingtaine d'années avec les guerres tribales, les tontons macoutes et un dictateur bananier. Je m'en réjouis d'avance.
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africanisation,
défenestration volontaire,
invasion migratoire
vendredi, septembre 24, 2010
lundi, septembre 20, 2010
Bruxelles contre les nations : et maintenant, désarmons
Nos technocrates dénationalisés ont signé un tas de traités à la con qui nous empêchent de nous défendre.
Récemment, une harpie bruxelloise a rappelé vertement à la France qu'elle n'a pas le droit de choisir qui elle garde et qui elle expulse. Pour un technocrate bruxellois, l'immigré est le citoyen européen idéal : aucune de ses vieilles racines nationales européennes qui font chier et un vrai aspirateur à subventions, qui justifie l'existence et les impots du dit fonctionnaire.
Voilà maintenant, suite logique, que la même technocratie bruxelloise veut appliquer aux marchés militaires les règles des marchés civils. Pour justifier cette connerie, nous allons sûrement avoir droit à un grand coup de «J'vois pas pourquoi les marchés militaires ne seraient pas régis par les règles civiles».
Moi, je vois très bien pourquoi : l'industrie d'armement étant ce qu'elle est, l'application des règles civils implique à moyen terme, dix à vingt ans, une perte totale de souveraineté militaire au profit des Etats-Unis (c'est d'ailleurs ce que recherchent nos technocrates : tout ce qui entame la souveraineté des Etats leur est bénédiction, d'où par exemple, leur passion pour les régions).
Bon nombre d'Etats européens ont déjà abandonné leur souveraineté au profit des USA, raison de plus pour défendre le peu qui nous reste.
Récemment, une harpie bruxelloise a rappelé vertement à la France qu'elle n'a pas le droit de choisir qui elle garde et qui elle expulse. Pour un technocrate bruxellois, l'immigré est le citoyen européen idéal : aucune de ses vieilles racines nationales européennes qui font chier et un vrai aspirateur à subventions, qui justifie l'existence et les impots du dit fonctionnaire.
Voilà maintenant, suite logique, que la même technocratie bruxelloise veut appliquer aux marchés militaires les règles des marchés civils. Pour justifier cette connerie, nous allons sûrement avoir droit à un grand coup de «J'vois pas pourquoi les marchés militaires ne seraient pas régis par les règles civiles».
Moi, je vois très bien pourquoi : l'industrie d'armement étant ce qu'elle est, l'application des règles civils implique à moyen terme, dix à vingt ans, une perte totale de souveraineté militaire au profit des Etats-Unis (c'est d'ailleurs ce que recherchent nos technocrates : tout ce qui entame la souveraineté des Etats leur est bénédiction, d'où par exemple, leur passion pour les régions).
Bon nombre d'Etats européens ont déjà abandonné leur souveraineté au profit des USA, raison de plus pour défendre le peu qui nous reste.
dimanche, septembre 19, 2010
Le tamtam de Jonathan (J. Raspail)
Ce livre de 1971 est quasiment introuvable en France. Dire qu'il est politiquement incorrect est un doux euphémisme. C'est du Jean Raspail au mieux de sa forme : cruel, mordant, ironique.
Il s'agit de quatre nouvelles africaines :
> un président-dictateur à vie, chantre de la négritude, se désespère de devoir faire appel aux ingénieurs blancs. Soudain, il découvre qu'un liftier noir arrive à faire fonctionner son ascenseur de l'Hotel National sans l'aide d'un blanc ...
> Un diplomate français à l'ONU monte un canular et écrit la lettre d'un Papou demandant l'indépendance. Panique dans le Machin ...
> En plein mois d'août à Paris, les employés Boukassas de la ligne de métro 7bis se retrouvent entre eux. Peu à peu, cette ligne part vers l'Afrique : les rails, c'est le fleuve ; les stations, les villages ; les rames de métro, les pirogues et le tamatam remplace le téléphone. S'en suivent des sacrifices de voyageurs ... La nouvelle la plus désopilante et la plus incorrecte du recueil.
> En 2081, dans un monde apaisé et guimauve, on découvre l'ancienne colonie du Bongo laissée à l'écart de la modernité ...
Il s'agit de quatre nouvelles africaines :
> un président-dictateur à vie, chantre de la négritude, se désespère de devoir faire appel aux ingénieurs blancs. Soudain, il découvre qu'un liftier noir arrive à faire fonctionner son ascenseur de l'Hotel National sans l'aide d'un blanc ...
> Un diplomate français à l'ONU monte un canular et écrit la lettre d'un Papou demandant l'indépendance. Panique dans le Machin ...
> En plein mois d'août à Paris, les employés Boukassas de la ligne de métro 7bis se retrouvent entre eux. Peu à peu, cette ligne part vers l'Afrique : les rails, c'est le fleuve ; les stations, les villages ; les rames de métro, les pirogues et le tamatam remplace le téléphone. S'en suivent des sacrifices de voyageurs ... La nouvelle la plus désopilante et la plus incorrecte du recueil.
> En 2081, dans un monde apaisé et guimauve, on découvre l'ancienne colonie du Bongo laissée à l'écart de la modernité ...
Philippe Muray doit en hurler de rire
Mgr Gaillot vs Zemmour & Naulleau [ITW] ONPC 180910 Ruquier
envoyé par peanutsie. - Films courts et animations.
Si celui-là est catholique, moi je suis drag queen. J'avoue que j'ai écouté cette émission avec un grand sourire : il est si caricaturalement con que c'en est un plaisir.
Libellés :
dictature du Bien,
Eglise
samedi, septembre 18, 2010
Immigrationnisme : les larrons en foire UMPS
Sarkozy joue au dur sur l'immigration alors qu'il y a eu la bagatelle de 80 000 naturalisations depuis le début 2010.
Et la gauche fait semblant de croire à cette prétendue dureté en criant au fascisme.
Il y a donc une complicité objective entre les deux larrons pour fixer la dureté en matière d'immigration à 100 000 naturalisations/an, 200 000 nouveaux immigrants/an et 30 000 expulsions.
On croit rêver !
Et la gauche fait semblant de croire à cette prétendue dureté en criant au fascisme.
Il y a donc une complicité objective entre les deux larrons pour fixer la dureté en matière d'immigration à 100 000 naturalisations/an, 200 000 nouveaux immigrants/an et 30 000 expulsions.
On croit rêver !
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anti-France,
défenestration volontaire,
invasion migratoire
mardi, septembre 14, 2010
Qui a peur de l'Islam ?
La gogoche découvre la vie. La gogoche découvre que la laïcité est purement chrétienne. La gogoche découvre que la religion est plus forte que les incantations aux «valeurs républicaines», qui sont très primaires et insatisfaisantes comparativement aux religions avec lesquelles elles sont en lutte.
Il est bien tard pour faire toutes ces découvertes.
*****************
Pour ceux qui ne veulent pas tout regarder :
> Et la lapidation ?
> Dans un pays musulman, je suis pour.
> Mais la France est en train de devenir un pays musulman ?
> Euh, si la France devient un pays musulman, il faudra appliquer la loi divine.
dimanche, septembre 12, 2010
samedi, septembre 11, 2010
Des dieux et des hommes
Bande Annonce Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois
envoyé par sortiescinema. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
Vu le film cet après-midi.
Le titre est fort étrange : il s'agit de la relation d'hommes à Dieu, et non pas à des dieux. L'Islam n'a que valeur de faire-valoir du martyre chrétien.
Ce titre est donc sans doute un sacrifice au politiquement correct. Je pense d'ailleurs que l'auteur, gauchiste, a été dépassé par son film : on y sent une discipline monastique qui ne répond pas, mais alors pas tout, aux canons libertaires.
Sinon,à part le titre, très bien.
Parle à tous. Il faut vraiment avoir décidé de se fermer pour ne pas être touché. Mon épouse, qui n'a pas du tout la fibre religieuse, a été émue.
Toutefois, une culture chrétienne n'est pas inutile. En effet, la différence principale entre Islam et Christianisme tient à la relation d'amour avec Dieu.
Dans l'Islam, Dieu surplombe tellement les hommes que toute relation d'amour avec lui est sacrilège. Dans le Christianisme, c'est au contraire toute la problématique de la foi, la relation d'amour entre Dieu, qui a sacrifié son Fils bien-aimé, et les hommes.
Cette problématique de l'amour imprègne tout le film, peut-être en partie à l'insu de son auteur.
Nous avons le devoir d'être implacables
Dans la polémique sur l'expulsion des Roms, un point m'a choqué et désespéré.
Au-delà du débat pour savoir si il est juste ou non d'expulser les Roms, certains ont qualifié ses expulsions d'«indignes» et d'«inhumaines». Mettre en toute légalité des gens dans un avion avec un pécule serait indigne et inhumain ?
Sommes-nous à ce point devenus des invertébrés, des mollusques, que nous ne supportions aucune coercition ? Sans force, les fameuses forces de l'ordre, la société est condamnée à verser dans l'anarchie la plus violente et la plus injuste.
Cette indignation à propos des expulsions de Roms serait anecdotique, typique de la mauvaise foi gauchiste, si elle n'était le symptôme d'une aversion plus générale. Par exemple, on transforme systématiquement les peines de prison de moins de deux ans par des substitutions bien plus confortables. Au-delà de calculs financiers, il y a le manque de foi dans la nécessité de la sanction.
En un mot, nous croyons qu'on peut en toutes circonstances se passer de la force. Nous renonçons donc à nous défendre.
Je sais bien l'influence catastrophique des propagandistes gauchistes, mais ça ne règle pas la question : où est passé le peuple français ? Pourquoi se laisse-t-il marcher dessus ? Pourquoi laisse-t-il le monopole de la parole à ceux qui le désarment ?
Au-delà du débat pour savoir si il est juste ou non d'expulser les Roms, certains ont qualifié ses expulsions d'«indignes» et d'«inhumaines». Mettre en toute légalité des gens dans un avion avec un pécule serait indigne et inhumain ?
Sommes-nous à ce point devenus des invertébrés, des mollusques, que nous ne supportions aucune coercition ? Sans force, les fameuses forces de l'ordre, la société est condamnée à verser dans l'anarchie la plus violente et la plus injuste.
Cette indignation à propos des expulsions de Roms serait anecdotique, typique de la mauvaise foi gauchiste, si elle n'était le symptôme d'une aversion plus générale. Par exemple, on transforme systématiquement les peines de prison de moins de deux ans par des substitutions bien plus confortables. Au-delà de calculs financiers, il y a le manque de foi dans la nécessité de la sanction.
En un mot, nous croyons qu'on peut en toutes circonstances se passer de la force. Nous renonçons donc à nous défendre.
Je sais bien l'influence catastrophique des propagandistes gauchistes, mais ça ne règle pas la question : où est passé le peuple français ? Pourquoi se laisse-t-il marcher dessus ? Pourquoi laisse-t-il le monopole de la parole à ceux qui le désarment ?
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défenestration volontaire
jeudi, septembre 09, 2010
Mon interprétation de l'affaire Woerth
Ce que j'écris là va peut-être paraître évident à certains, je ne sais.
La vie des partis politiques coûte fort cher, des dizaines de millions d'€ tous les ans. Une partie des frais de campagne électorale est remboursée par l'Etat, mais il y a nécessairement une part occulte : payer une voiture à la fille d'un journaliste complaisant ne peut apparaître dans des comptes officiels.
Il existe une multitude de sources de financements occultes : les comités d'entreprise (1), les rétro-commissions de grands contrats internationaux (2), les municipalités (3), les entreprises et les fortunes privées (4). Il y a un équilibre de la terreur entre partis politiques : «Tu me laisses tranquille avec mes magouilles et je te laisse tranquille avec les tiennes.»
Quelle est la grande nouveauté en politique depuis vingt ans ? C'est le basculement des pouvoirs locaux à gauche, or ces pouvoirs sont d'intarissables sources de corruption.
A cette lumière, vous devinez mon interprétation de l'affaire Woerth : la gauche s'est sentie assez sûre de ses propres financements pour attaquer ceux de la droite. Le minutage est remarquable : à moins de deux ans des élections présidentielles, la droite devrait commencer à collecter sérieusement des fonds. Elle ne peut pas, l'affaire Woerth bouche une part importante de ces canaux de financement en plaçant sous les projecteurs des gens qui préfèrent l'ombre.
La droite s'en remettra, mais avec difficulté.
****************
(1) : vous êtes vous jamais demandé pourquoi, chaque fois que la majorité change dans un CE, l'urgence semble être de changer de prestataire de services de restauration ?
(2) : la fameuse affaire des frégates de Taïwan.
(3) : études d'urbanisme payées cent fois leur prix et emplois fictifs.
(4) L'Oréal, Dassault, etc.
La vie des partis politiques coûte fort cher, des dizaines de millions d'€ tous les ans. Une partie des frais de campagne électorale est remboursée par l'Etat, mais il y a nécessairement une part occulte : payer une voiture à la fille d'un journaliste complaisant ne peut apparaître dans des comptes officiels.
Il existe une multitude de sources de financements occultes : les comités d'entreprise (1), les rétro-commissions de grands contrats internationaux (2), les municipalités (3), les entreprises et les fortunes privées (4). Il y a un équilibre de la terreur entre partis politiques : «Tu me laisses tranquille avec mes magouilles et je te laisse tranquille avec les tiennes.»
Quelle est la grande nouveauté en politique depuis vingt ans ? C'est le basculement des pouvoirs locaux à gauche, or ces pouvoirs sont d'intarissables sources de corruption.
A cette lumière, vous devinez mon interprétation de l'affaire Woerth : la gauche s'est sentie assez sûre de ses propres financements pour attaquer ceux de la droite. Le minutage est remarquable : à moins de deux ans des élections présidentielles, la droite devrait commencer à collecter sérieusement des fonds. Elle ne peut pas, l'affaire Woerth bouche une part importante de ces canaux de financement en plaçant sous les projecteurs des gens qui préfèrent l'ombre.
La droite s'en remettra, mais avec difficulté.
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(1) : vous êtes vous jamais demandé pourquoi, chaque fois que la majorité change dans un CE, l'urgence semble être de changer de prestataire de services de restauration ?
(2) : la fameuse affaire des frégates de Taïwan.
(3) : études d'urbanisme payées cent fois leur prix et emplois fictifs.
(4) L'Oréal, Dassault, etc.
De Gaulle, espérer contre tout : lettre ouverte à Régis Debray
Dans cette lettre ouverte, PM Couteaux massacre Régis Debray qui a écrit en préface des discours de De Gaulle que son mérite fut d'offrir à la France une sortie de l'histoire digne.
PM Couteaux travaille à une analyse de De Gaulle à la lumière du christianisme. Il était donc mûr pour foutre des grands coups de tatane, bien mérités, à ce sophiste mondain de Debray. En effet, pour faire de De Gaulle un Bossuet prononçant l'oraison funèbre de la France, il faut un sacré toupet.
Evidemment, Debray omet de préciser la première définition que De Gaulle a donné de lui-même : «Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l'homme de personne. J'ai une mission et je n'en ai qu'une, celle de poursuivre la lutte pour la libération de mon pays. Je déclare solennellement que je ne suis attaché à aucun parti politique, ni lié à aucun politicien, quel qu'il soit, ni du centre, ni de la droite, ni de la gauche. Je n'ai qu'un but : délivrer la France.»
En effet, cette présentation, plaçant à même hauteur Dieu et la patrie, met à bas le douillet fatalisme de Debray car elle empêche de faire l'impasse sur les trois vertus théologales que De Gaulle possédait au plus au point et qu'il appliquait à la France: Foi, Espérance, Charité (1); foi dans l'avenir de la France, espérance dans la victoire, charité pour le peuple français, dont on attend le meilleur, même quand il est plus bas, au plus minable.
On retrouve la part christique du roi de France, fils ainé de l'Eglise.
Il ne faut jamais désespérer de la France et de son peuple : ce n'est pas une analyse rationelle, c'est un acte de foi et, pourtant, la foi et la réalité se rejoignent souvent.
Le drame de la France actuelle est qu'elle subit un lent déclin et non une franche catastrophe. En cas de désastre, la France sait faire surgir un sauveur (Jeanne d'Arc, Condé, Carnot, Napoléon, Clemenceau, De Gaulle). Un déclin pénible mais à la douleur diffuse anesthésie les Français.
Le peuple français est encore capable de sursauts, de saines réactions, en répondant non au referendum de 2005 sur l'engluement dans l'Europe, par exemple (2).
***************
(1) : clin d'oeil aéronautique : les trois Gloster Gladiator qui défendaient Malte en 1940 étaient surnommés Faith, Hope and Charity. Le fuselage de Faith a la place d'honneur au petit musée de Malte.
(2) : la vérité m'oblige à dire que j'appelais à voter « oui ». Tout le monde peut se tromper.
PM Couteaux travaille à une analyse de De Gaulle à la lumière du christianisme. Il était donc mûr pour foutre des grands coups de tatane, bien mérités, à ce sophiste mondain de Debray. En effet, pour faire de De Gaulle un Bossuet prononçant l'oraison funèbre de la France, il faut un sacré toupet.
Evidemment, Debray omet de préciser la première définition que De Gaulle a donné de lui-même : «Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l'homme de personne. J'ai une mission et je n'en ai qu'une, celle de poursuivre la lutte pour la libération de mon pays. Je déclare solennellement que je ne suis attaché à aucun parti politique, ni lié à aucun politicien, quel qu'il soit, ni du centre, ni de la droite, ni de la gauche. Je n'ai qu'un but : délivrer la France.»
En effet, cette présentation, plaçant à même hauteur Dieu et la patrie, met à bas le douillet fatalisme de Debray car elle empêche de faire l'impasse sur les trois vertus théologales que De Gaulle possédait au plus au point et qu'il appliquait à la France: Foi, Espérance, Charité (1); foi dans l'avenir de la France, espérance dans la victoire, charité pour le peuple français, dont on attend le meilleur, même quand il est plus bas, au plus minable.
On retrouve la part christique du roi de France, fils ainé de l'Eglise.
Il ne faut jamais désespérer de la France et de son peuple : ce n'est pas une analyse rationelle, c'est un acte de foi et, pourtant, la foi et la réalité se rejoignent souvent.
Le drame de la France actuelle est qu'elle subit un lent déclin et non une franche catastrophe. En cas de désastre, la France sait faire surgir un sauveur (Jeanne d'Arc, Condé, Carnot, Napoléon, Clemenceau, De Gaulle). Un déclin pénible mais à la douleur diffuse anesthésie les Français.
Le peuple français est encore capable de sursauts, de saines réactions, en répondant non au referendum de 2005 sur l'engluement dans l'Europe, par exemple (2).
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(1) : clin d'oeil aéronautique : les trois Gloster Gladiator qui défendaient Malte en 1940 étaient surnommés Faith, Hope and Charity. Le fuselage de Faith a la place d'honneur au petit musée de Malte.
(2) : la vérité m'oblige à dire que j'appelais à voter « oui ». Tout le monde peut se tromper.
lundi, septembre 06, 2010
Zemmour et Rioufol
Eric Zemmour et Ivan Rioufol sont aujourd'hui les deux chroniqueurs de la France conservatrice les plus connus.
Eric Zemmour est plus flamboyant, a plus de talent de polémiste, mais je préfère Ivan Rioufol. En effet, Zemmour est un étatiste : il considère que l'Etat est une partie de la solution alors que c'est une partie du problème. De plus, il est immigrationniste : il conteste les modalité de l'immigration, pas son principe.
Rioufol n'a pas de ces incohérences : il a bien compris que Etat-mamma, prolétariat de substitution, immigrationnisme, socialisme et islamisme forment un tout logique et dangereux.
Zemmour fait partie du système (sinon, il ne passerait pas chez Ruquier), il en est la borne, le «nec plus ultra» : ce que le système tolère à peine mais tolère tout de même.
Rioufol est beaucoup plus iconoclaste par rapport à la bien-pensance, c'est un vrai conservateur : il n'hésite pas à écrire «la France d'abord», qu'il n'y a pas à faire allgeance à des pays ou des populations étrangères, que notre culture et notre histoire valent bien celles des autres.
Or, exaltation ou humiliation de la France (et non de la république) marquent nettement la frontière entre conservatisme et bien-pensance.
Eric Zemmour est plus flamboyant, a plus de talent de polémiste, mais je préfère Ivan Rioufol. En effet, Zemmour est un étatiste : il considère que l'Etat est une partie de la solution alors que c'est une partie du problème. De plus, il est immigrationniste : il conteste les modalité de l'immigration, pas son principe.
Rioufol n'a pas de ces incohérences : il a bien compris que Etat-mamma, prolétariat de substitution, immigrationnisme, socialisme et islamisme forment un tout logique et dangereux.
Zemmour fait partie du système (sinon, il ne passerait pas chez Ruquier), il en est la borne, le «nec plus ultra» : ce que le système tolère à peine mais tolère tout de même.
Rioufol est beaucoup plus iconoclaste par rapport à la bien-pensance, c'est un vrai conservateur : il n'hésite pas à écrire «la France d'abord», qu'il n'y a pas à faire allgeance à des pays ou des populations étrangères, que notre culture et notre histoire valent bien celles des autres.
Or, exaltation ou humiliation de la France (et non de la république) marquent nettement la frontière entre conservatisme et bien-pensance.
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Ne pas confondre politique sécuritaire et esbroufe électoraliste
Sur le blog de Philippe Bilger, un commentateur reflète exactement ma pensée, c'est pourquoi je vous le copie :
Comme je l'ai déjà écrit, il y a un discours sécuritaire (parfois outrancier !) mais il me semble erroné d'en déduire qu'une politique sécuritaire est appliquée en France (sauf peut-être envers les automobilistes). La décision de ce JLD en est une preuve supplémentaire et s'il a pu la prendre si facilement, c'est que le pouvoir actuel au-delà des mots l'a bien aidé.
Aux arguments que j'ai déjà donnés (cf Segolène Royal persiste et signe (1) ), je pourrais ajouter ceux-ci, on y cherchera longtemps le caractère sécuritaire :
- Appel du parquet non suspensif en cas de remise en liberté par un JLD.
- Restriction des possibilités de détention provisoire.
- Suppression de la double peine.
- Maintien de la loi Besson (dont la non-application par les collectivités permet à certains d'excuser certaines délinquances), etc.
- Et les peines plancher direz-vous ? C'est une politique sécuritaire non ? Je ne crois pas, plutôt le type même de la mesure en trompe-l'oeil électoraliste : quand on instaure des peines plancher, on s'arrange pour que les juges puissent passer outre moyennant une petite justification (les magistrats sont très forts pour justifier, s'ils le souhaitent, n'importe quoi !). Ainsi une certaine opinion qui croit qu'on a instauré des peines plancher est contente et les juges qui savent qu'ils peuvent toujours faire ce qu'ils veulent sont satisfaits eux aussi. De plus le texte n'impose même pas que la peine de prison plancher soit ferme, le prévenu peut donc être condamné à de la prison avec sursis !!!! Combien de Français le savent ?
Les Français ont voulu élire un avocat. Ils ont ce que peut leur donner un avocat : des mots ! J'ai toujours pensé que Sarkozy se contrefichait de la sécurité des Français et qu'il n'y voyait qu'un intérêt électoral, son objectif principal étant d'accaparer avec ses amis le pouvoir et les avantages qui vont avec : à cet égard, le cas Woerth est exemplaire de ce qu'est le sarkozysme dans les actes, plus dans les mots !
Dernière minute, dans la série «Sarkozy, que de la gueule» :
Les meurtriers des membres des forces de l'ordre et des dépositaires de l'autorité publique pourront être déchus de leur nationalité, mais pas les polygames, a annoncé lundi l'Elysée à l'issue d'une réunion d'arbitrage présidée par Nicolas Sarkozy. (AFP)
****************************
(1) :
Quelques observations sur la fameuse "politique sécuritaire" de Sarkozy.
Politique sécuritaire ? J'ai retenu une donnée de Xavier Raufer, criminologue, dans une émission de Taddéï il y a quelques mois. Il expliquait - si j ai bien compris - que la France avait un déficit de 20 000 prisonniers par rapport à la moyenne européenne. Bizarre ce pays à la politique sécuritaire qui a moins de prisonniers que la moyenne !
Politique sécuritaire ? Ce dimanche soir émission Zone interdite sur M6 consacrée à l'été à Palavas. On y montre l'arrestation d'un voleur qui a dérobé pour 10.000 euros (Gps, portable, bijoux, papiers d'identité, etc.) en cassant une voiture de touristes. Le type même de la petite délinquance qui insupporte l'opinion. D'après l'auteur du reportage, il est condamné en comparution immédiate à 20 heures de travaux d'intérêt général. Sans politique sécuritaire,il aurait été condamné à quoi ?
Politique sécuritaire ? Les syndicats annoncent - est-ce la vérité ? - que les effectifs des policiers auront diminué de 10.000 entre 2004 et 2012. Sans politique sécuritaire, cette baisse aurait été de quel ordre ? Et si encore ces fonctionnaires étaient bien utilisés. Un exemple au hasard : ici, comme tous les jours en été, la fourgonnette de gendarmerie matin, après-midi et soir va passer patrouiller à petite vitesse sans jamais s'arrêter le long de la plage et sur le port, avec quatre gendarmes à bord. On peut s'interroger pourquoi un gendarme unique n'est pas suffisant pour ce genre de tâche. Plus que l'activisme forcené dénoncé par les médias, on a souvent l'impression que le mal profond qui ronge les forces de l'ordre c'est la passivité pépère en attendant la retraite (à part vis-à-vis des automobilistes peut-être...)
Politique sécuritaire ? La France s'attire les critiques internationales du "machin" sur sa politique envers les Roms. Quelle est-elle ? Des expulsions médiatiques à grands frais. On paie des gens pour qu'ils s'en aillent "volontairement" et narquois ils promettent déjà de revenir. Et certains osent comparer ces simulacres à l'extermination nazie des tziganes. Dans quelques mois la Roumanie fera partie de l'espace Schengen et ces Roms seront inexpulsables. N'aurait-il pas été plus efficient de consacrer les sommes dépensées à l'étude d'une solution pérenne (en espérant qu'elle existe) ? Est-ce trop que demander à un politicien de voir un peu plus loin que le bout de son nez ?
Politique sécuritaire ? La politique, c'est des actes pas des mots, les ressources sont limitées il faut faire des choix et définir des priorités. A quoi vont être consacrés les maigres moyens complémentaires de la Justice ? Un des emplois est déjà annoncé : payer des avocats pour les gardes à vue "new look". Le type de dépense qui a peut-être une utilité (??) mais dont on sait qu'elle aura un impact nul ou négatif sur la sécurité.
On taxera sûrement ces quelques remarques de populistes et caricaturales mais malgré tout, elles montrent le peu de sérieux de la "politique sécuritaire" de Sarkozy au-delà de ses paroles martiales.
Comme je l'ai déjà écrit, il y a un discours sécuritaire (parfois outrancier !) mais il me semble erroné d'en déduire qu'une politique sécuritaire est appliquée en France (sauf peut-être envers les automobilistes). La décision de ce JLD en est une preuve supplémentaire et s'il a pu la prendre si facilement, c'est que le pouvoir actuel au-delà des mots l'a bien aidé.
Aux arguments que j'ai déjà donnés (cf Segolène Royal persiste et signe (1) ), je pourrais ajouter ceux-ci, on y cherchera longtemps le caractère sécuritaire :
- Appel du parquet non suspensif en cas de remise en liberté par un JLD.
- Restriction des possibilités de détention provisoire.
- Suppression de la double peine.
- Maintien de la loi Besson (dont la non-application par les collectivités permet à certains d'excuser certaines délinquances), etc.
- Et les peines plancher direz-vous ? C'est une politique sécuritaire non ? Je ne crois pas, plutôt le type même de la mesure en trompe-l'oeil électoraliste : quand on instaure des peines plancher, on s'arrange pour que les juges puissent passer outre moyennant une petite justification (les magistrats sont très forts pour justifier, s'ils le souhaitent, n'importe quoi !). Ainsi une certaine opinion qui croit qu'on a instauré des peines plancher est contente et les juges qui savent qu'ils peuvent toujours faire ce qu'ils veulent sont satisfaits eux aussi. De plus le texte n'impose même pas que la peine de prison plancher soit ferme, le prévenu peut donc être condamné à de la prison avec sursis !!!! Combien de Français le savent ?
Les Français ont voulu élire un avocat. Ils ont ce que peut leur donner un avocat : des mots ! J'ai toujours pensé que Sarkozy se contrefichait de la sécurité des Français et qu'il n'y voyait qu'un intérêt électoral, son objectif principal étant d'accaparer avec ses amis le pouvoir et les avantages qui vont avec : à cet égard, le cas Woerth est exemplaire de ce qu'est le sarkozysme dans les actes, plus dans les mots !
Dernière minute, dans la série «Sarkozy, que de la gueule» :
Les meurtriers des membres des forces de l'ordre et des dépositaires de l'autorité publique pourront être déchus de leur nationalité, mais pas les polygames, a annoncé lundi l'Elysée à l'issue d'une réunion d'arbitrage présidée par Nicolas Sarkozy. (AFP)
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(1) :
Quelques observations sur la fameuse "politique sécuritaire" de Sarkozy.
Politique sécuritaire ? J'ai retenu une donnée de Xavier Raufer, criminologue, dans une émission de Taddéï il y a quelques mois. Il expliquait - si j ai bien compris - que la France avait un déficit de 20 000 prisonniers par rapport à la moyenne européenne. Bizarre ce pays à la politique sécuritaire qui a moins de prisonniers que la moyenne !
Politique sécuritaire ? Ce dimanche soir émission Zone interdite sur M6 consacrée à l'été à Palavas. On y montre l'arrestation d'un voleur qui a dérobé pour 10.000 euros (Gps, portable, bijoux, papiers d'identité, etc.) en cassant une voiture de touristes. Le type même de la petite délinquance qui insupporte l'opinion. D'après l'auteur du reportage, il est condamné en comparution immédiate à 20 heures de travaux d'intérêt général. Sans politique sécuritaire,il aurait été condamné à quoi ?
Politique sécuritaire ? Les syndicats annoncent - est-ce la vérité ? - que les effectifs des policiers auront diminué de 10.000 entre 2004 et 2012. Sans politique sécuritaire, cette baisse aurait été de quel ordre ? Et si encore ces fonctionnaires étaient bien utilisés. Un exemple au hasard : ici, comme tous les jours en été, la fourgonnette de gendarmerie matin, après-midi et soir va passer patrouiller à petite vitesse sans jamais s'arrêter le long de la plage et sur le port, avec quatre gendarmes à bord. On peut s'interroger pourquoi un gendarme unique n'est pas suffisant pour ce genre de tâche. Plus que l'activisme forcené dénoncé par les médias, on a souvent l'impression que le mal profond qui ronge les forces de l'ordre c'est la passivité pépère en attendant la retraite (à part vis-à-vis des automobilistes peut-être...)
Politique sécuritaire ? La France s'attire les critiques internationales du "machin" sur sa politique envers les Roms. Quelle est-elle ? Des expulsions médiatiques à grands frais. On paie des gens pour qu'ils s'en aillent "volontairement" et narquois ils promettent déjà de revenir. Et certains osent comparer ces simulacres à l'extermination nazie des tziganes. Dans quelques mois la Roumanie fera partie de l'espace Schengen et ces Roms seront inexpulsables. N'aurait-il pas été plus efficient de consacrer les sommes dépensées à l'étude d'une solution pérenne (en espérant qu'elle existe) ? Est-ce trop que demander à un politicien de voir un peu plus loin que le bout de son nez ?
Politique sécuritaire ? La politique, c'est des actes pas des mots, les ressources sont limitées il faut faire des choix et définir des priorités. A quoi vont être consacrés les maigres moyens complémentaires de la Justice ? Un des emplois est déjà annoncé : payer des avocats pour les gardes à vue "new look". Le type de dépense qui a peut-être une utilité (??) mais dont on sait qu'elle aura un impact nul ou négatif sur la sécurité.
On taxera sûrement ces quelques remarques de populistes et caricaturales mais malgré tout, elles montrent le peu de sérieux de la "politique sécuritaire" de Sarkozy au-delà de ses paroles martiales.
Roms : un drame post-communiste
Roms : un drame post-communiste
A mes yeux, Luc Rosenzweig est de loin le meilleur contributeur de Causeur. Je comprends qu'il ne soit pas resté au Monde : c'est un vrai journaliste, pas un propagandiste inculte et sentencieux de la dictature du Bien.
A mes yeux, Luc Rosenzweig est de loin le meilleur contributeur de Causeur. Je comprends qu'il ne soit pas resté au Monde : c'est un vrai journaliste, pas un propagandiste inculte et sentencieux de la dictature du Bien.
dimanche, septembre 05, 2010
Journal 1939-1940 (Roland de Margerie)
Margerie est de ces partisans de la résistance qui n'ont pas rejoint De Gaulle, ses raisons (ne pas avoir un jour à tirer sur des Français) sont tout à fait honorables, mais, avec le recul du temps, paraissent faibles devant l'ampleur du drame. Il lui manque cette once de déraison, ce grain de fantaisie, qui fit les bons gaullistes.
Parmi les points qui m'ont frappés, il y a des portraits assassins et finalement très tristes de Paul Reynaud et de son entourage.
Paul Reynaud y est décrit comme un avocat, capable de défendre avec un égal talent tout et son contraire. De fibre résistante, il choisit un entourage défaitiste qui lui sape le moral. Sa maitresse, Hélène de Portes, la « mégérie », hurlante et grossière, se mêle beaucoup trop de politique. Reynaud n'a pas les couilles de lui claquer le beignet (comme on dit dans Le cave se rebiffe).
Quand au colonel de Villelume, il n'a de militaire que l'appellation. Pour le reste, c'est un défaitiste, aux analyses certes lucides, mais incapable d'action. Reynaud ne l'a pas viré comme il aurait du, ça marque assez sa faiblesse sous ses rodomontades.
Margerie montre aussi parmi les parlementaires une italophilie qui confine à la trahison, puisque quelques uns communiquent à l'ambassade d'Italie des secrets d'Etat. Là encore, Reynaud, parfaitement informé, n'intervient pas.
Bien sûr, dans les réactions molles de Reynaud, on peut détecter les traces d'une analyse pas si résistante qu'il l'a dite, mais c'est encore à un certain degré une faiblesse de caractère.
On sent dans ce journal le désespoir de Margerie voyant en ses heures dramatiques des dirigeants qui n'arrivent pas à se dépêtrer des minables jeux parlementaires dont ils ont l'habitude pour s'élever à la hauteur de la situation. Churchill, confronté lui aussi à des manoeuvres, eut l'énergie de s'élever et de faire face.
Le drame de la France de 1940 fut d'avoir des politiciens médiocres (la guerre est le règne de la contingence : il suffit de peu pour faire basculer le situation, un Reynaud plus ferme eut peut-être suffi) et un ennemi génial (Margerie reconnaît qu'il a sous-estimé l'habileté d'Hitler en anticipant des conditions d'armistice très dures).
Enfin, ce livre ne dément le parallèle que je fais (jusqu'à la petite taille !) entre Paul Reynaud et Nicolas Sarkozy (voir 100 000 morts oubliés).
La crise n'est pas finie
Au fond du fond, même si elle s'exprime différemment suivant les pays, l'Europe, les Etats-Unis et le Japon vivent la même crise. C'est une tentative vouée à l'échec de maintenir leur niveau de vie, face aux puissances montantes, avec une population vieillissante et en travaillant moins.
La solution est dans l'énoncé du problème : travailler plus, être plus productif et faire des enfants (1).
Or, je ne vois aucune mesure politique en ce sens. Bref, on ne traite pas la cause du la crise, mais seulement ses symptômes. Il faudrait passer à la cure et personne n'en a le courage. Soljetnitsyne avait bien anticipé il y a vingt ans : le drame de l'Occident est le déclin du courage.
On revient toujours à Bossuet dont on pourrait inscrire la citation aux fronts de nos mairies (cela aurait de la gueule), tant nos politiciens l'illustrent abondamment : «Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.»
*********************
(1) : faire des enfants productifs et travailleurs, pas des arriérés issus des pays les plus rétrogrades du monde. L'immigration telle que pratiquée en Europe n'est pas la solution mais une partie du problème.
La solution est dans l'énoncé du problème : travailler plus, être plus productif et faire des enfants (1).
Or, je ne vois aucune mesure politique en ce sens. Bref, on ne traite pas la cause du la crise, mais seulement ses symptômes. Il faudrait passer à la cure et personne n'en a le courage. Soljetnitsyne avait bien anticipé il y a vingt ans : le drame de l'Occident est le déclin du courage.
On revient toujours à Bossuet dont on pourrait inscrire la citation aux fronts de nos mairies (cela aurait de la gueule), tant nos politiciens l'illustrent abondamment : «Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.»
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(1) : faire des enfants productifs et travailleurs, pas des arriérés issus des pays les plus rétrogrades du monde. L'immigration telle que pratiquée en Europe n'est pas la solution mais une partie du problème.
samedi, septembre 04, 2010
Ramadan : je vais vomir
Comme E. Lévy, j'en ai ras-le-bol qu'on me cause de ramadan. Ce matin, c'était un sale type qui en parlait avec délice à la radio, un qui aurait hurlé si on lui avait demandé de dire autant de bien du carême.
Le ramadan, ce n'est pas ma religion, pas ma culture, pas mon pays. Allez ouste, du balai. Vous voulez faire le ramadan ? Très bien, tous les goûts sont dans la nature, il faut les respecter. C'est pourquoi, au nom du respect du goût français, pas de ramadan dans mon pays. Allez le faire ailleurs, ça ne me dérange pas, pas ici.
On me dira que chacun a le droit en France de pratiquer sa religion, ça fait partie de cette tradition française que j'aime tant. Certes, sauf que la religion musulmane présente cette particularité d'envahir l'espace public : sans parler du bruit et de l'odeur, comme disait un ancien président, un type qui fait le ramadan n'est bon à rien au boulot pendant un mois, ce n'est donc pas confiné au domaine privé (et c'est à mes yeux un bon motif de licenciement ou de blâme).
Le ramadan, ce n'est pas ma religion, pas ma culture, pas mon pays. Allez ouste, du balai. Vous voulez faire le ramadan ? Très bien, tous les goûts sont dans la nature, il faut les respecter. C'est pourquoi, au nom du respect du goût français, pas de ramadan dans mon pays. Allez le faire ailleurs, ça ne me dérange pas, pas ici.
On me dira que chacun a le droit en France de pratiquer sa religion, ça fait partie de cette tradition française que j'aime tant. Certes, sauf que la religion musulmane présente cette particularité d'envahir l'espace public : sans parler du bruit et de l'odeur, comme disait un ancien président, un type qui fait le ramadan n'est bon à rien au boulot pendant un mois, ce n'est donc pas confiné au domaine privé (et c'est à mes yeux un bon motif de licenciement ou de blâme).
vendredi, septembre 03, 2010
jeudi, septembre 02, 2010
Qu'est-ce qu'être français ?
Lomig pose la question «Qu'est-ce qu'être français ?»
Pour moi, le réponse est assez simple : c'est une fidélité, un amour et une ambition.
La fidélité à une histoire. J'ai résumé ce point par la question : où serez vous le 2 aout 2014 ? Pas besoin d'avoir un ancêtre tué aux Eparges. Un Français d'origine étrangère , ayant lu Ceux de 14, peut aller se recueillir sur la tombe de Robert Porchon.
C'est aussi l'amour de la France, son mode de vie, ses paysages, sa culture, sa langue, des comportements. Je ne peux considérer comme pleinement français un homme qui s'appelle Mohammed, qui fait le ramadan, dont le plat préféré est le couscous, qui parle français comme une vache et qui est habillé comme un sac à patates, même si ses parents se nomment Jules et Mauricette comme il arrive de plus en plus souvent.
Enfin, c'est une ambition pour soi et pour la France, une ambition liée, c'est la volonté de faire sa vie dans ce pays et d'y sacrifier ce qu'il faut, et non pas une attitude mercenaire consistant à naviguer au gré des avantages qu'on peut saisir ici ou là.
Ma définition peut sembler abstraite, mais, en réalité, elle donne des outils de jugement assez puissants.
Addendum du 03/09 :
Suite aux commentaires, je m'aperçois que je vous ai défini les critères que j'utilise pour différencier un bon Français d'un mauvais Français. En fait, j'ai une définition plus simple du Français, bon ou mauvais : c'est un descendant de Français depuis plusieurs générations.
Tiens, pendant qu'on y est :
Quick Hallal, alliance du marché et du minaret
Addendum du 3/09 au soir :
J'ai l'esprit d'escalier. Cela s'assemble dans mon esprit petit à petit.
La réponse à la question m'apparaît plus simplement : est français celui qui a la nationalité française.
Cependant, on voit aujourd'hui qu'accorder la nationalité française à certaines personnes est une dramatique erreur.
La véritable question est donc : comment qu'est-ce qui donne la nationalité française en ces temps de migrations massives ? Car l'ancienne «certaine idée de la France» qui faisait qu'on pouvait assez facilement devenir français sous-entendait que les flux migratoires restaient raisonnables.
Nous n'en sommes plus là, les flux migratoires prennent le caractère de véritables invasions. L'attribution de la nationalité française doit donc être conçue comme défensive, fermée.
Ma réponse de base : est français qui est né de deux Français et a au moins trois de ses grands-parents français.
Ceux qui ont un parent français mais ne remplissent pas toutes les conditions seront confirmés comme français à 18 ans si il le désire et si ils remplissent certaines exigences.
Pour les autres, on peut envisager très exceptionnellement de donner la nationalité française à des gens qui ne sont pas nés français mais à des conditions très limitatives (casier judiciaire vierge, vingt ans dans le pays, test de langue et de culture, etc ...). Ces limitations doivent être réglées de telle façon que les flux de naturalisés se comptent en milliers, et non en dizaines de milliers.
Refaire totalement les lois de la nationalité est une urgence si l'on ne veut pas vivre dans cinquante ans dans un pays qui n'aura plus de la France que le nom et le territoire.
Pour moi, le réponse est assez simple : c'est une fidélité, un amour et une ambition.
La fidélité à une histoire. J'ai résumé ce point par la question : où serez vous le 2 aout 2014 ? Pas besoin d'avoir un ancêtre tué aux Eparges. Un Français d'origine étrangère , ayant lu Ceux de 14, peut aller se recueillir sur la tombe de Robert Porchon.
C'est aussi l'amour de la France, son mode de vie, ses paysages, sa culture, sa langue, des comportements. Je ne peux considérer comme pleinement français un homme qui s'appelle Mohammed, qui fait le ramadan, dont le plat préféré est le couscous, qui parle français comme une vache et qui est habillé comme un sac à patates, même si ses parents se nomment Jules et Mauricette comme il arrive de plus en plus souvent.
Enfin, c'est une ambition pour soi et pour la France, une ambition liée, c'est la volonté de faire sa vie dans ce pays et d'y sacrifier ce qu'il faut, et non pas une attitude mercenaire consistant à naviguer au gré des avantages qu'on peut saisir ici ou là.
Ma définition peut sembler abstraite, mais, en réalité, elle donne des outils de jugement assez puissants.
Addendum du 03/09 :
Suite aux commentaires, je m'aperçois que je vous ai défini les critères que j'utilise pour différencier un bon Français d'un mauvais Français. En fait, j'ai une définition plus simple du Français, bon ou mauvais : c'est un descendant de Français depuis plusieurs générations.
Tiens, pendant qu'on y est :
Quick Hallal, alliance du marché et du minaret
Addendum du 3/09 au soir :
J'ai l'esprit d'escalier. Cela s'assemble dans mon esprit petit à petit.
La réponse à la question m'apparaît plus simplement : est français celui qui a la nationalité française.
Cependant, on voit aujourd'hui qu'accorder la nationalité française à certaines personnes est une dramatique erreur.
La véritable question est donc : comment qu'est-ce qui donne la nationalité française en ces temps de migrations massives ? Car l'ancienne «certaine idée de la France» qui faisait qu'on pouvait assez facilement devenir français sous-entendait que les flux migratoires restaient raisonnables.
Nous n'en sommes plus là, les flux migratoires prennent le caractère de véritables invasions. L'attribution de la nationalité française doit donc être conçue comme défensive, fermée.
Ma réponse de base : est français qui est né de deux Français et a au moins trois de ses grands-parents français.
Ceux qui ont un parent français mais ne remplissent pas toutes les conditions seront confirmés comme français à 18 ans si il le désire et si ils remplissent certaines exigences.
Pour les autres, on peut envisager très exceptionnellement de donner la nationalité française à des gens qui ne sont pas nés français mais à des conditions très limitatives (casier judiciaire vierge, vingt ans dans le pays, test de langue et de culture, etc ...). Ces limitations doivent être réglées de telle façon que les flux de naturalisés se comptent en milliers, et non en dizaines de milliers.
Refaire totalement les lois de la nationalité est une urgence si l'on ne veut pas vivre dans cinquante ans dans un pays qui n'aura plus de la France que le nom et le territoire.
Le «made in France» décline et le gouvernement crée un observatoire
Tous les maux de ce gouvernement sont dans le titre : défaut d'analyse, irrésolution, pusillanimité.
Pour empêcher le «made in France» de reculer, la solution est connue. Privatiser les assurances sociales qui pèsent sur le coût du travail. Diminuer parallèlement les dépenses publiques et les impots.
Nul secret.
Pour empêcher le «made in France» de reculer, la solution est connue. Privatiser les assurances sociales qui pèsent sur le coût du travail. Diminuer parallèlement les dépenses publiques et les impots.
Nul secret.
Libellés :
économie,
il n'y a pas de gouvernement,
politique
mercredi, septembre 01, 2010
Hommage à Marcel Albert
Marcel Albert, avant-dernier survivant de Normandie-Niemen, est décédé la semaine dernière à 92 ans.
Il y a deux ans, des Français du Texas, où il vit depuis la fin des années quarante, ont organisé une petite cérémonie : les Américains y ont montré plus d'enthousiasme que les Français, au point de provoquer une certaine gêne chez les présents.
La France est vraiment un pays décadent : on se gargarise d'anti-fascisme, mais un authentique antifasciste meurt dans l'indifférence générale.
Heureusement, nous sommes encore quelques-uns à savoir qui sont les vrais héros. Avec 24 victoires, il était le deuxième as français derrière Clostermann pour cette guerre.
Tourneur chez Renault, il s'engage dans l'aviation. Son épopée romanesque le mène jusqu'à Normandie-Niemen. Après guerre, il émigre. Aux USA, il crée une chaine hôtelière : une génération qui ne restait pas les deux pieds dans le même sabot.
Marcel Albert (1917-2010)
24 victoires en combat aérien
Compagnon de la Libération
Grand'croix de la Légion d'honneur
Croix de guerre 39-45 avec 15 palmes et 3 étoiles de vermeil
Médaille de la résistance avec rosette.
Héros de l'Union Soviétique
Étoile d'or
Ordre de Lénine
Ordre du Drapeau rouge
Ordre de la Guerre pour le Salut de la patrie
Croix de Guerre tchécoslovaque
La pensée de gauche, une pensée adaptée à la médiocrité de l'âge démocratique, ouvre la voie à l'islamisme
La démocratie a bien des avantages, mais elle est tout de même, comme l'avait fort bien senti Tocqueville, une machine à promouvoir et à exalter la médiocrité.
La nature humaine est telle que le talent et le goût sont le fait de minorités, qui constituent des élites en leurs domaines respectifs. L'égalitarisme démocratique, puisque que l'égalité dans l'excellence est impossible, tend à l'égalité dans la médiocrité, en réduisant la voix des talents ou en les mettant à l'écart. Un intelligent pèse moins dans une démocratie que deux imbéciles.
Des quatre tentatives modernes d'échapper à la démocratie libérale (communisme, fascisme, nazisme, socialisme), seul le socialisme survit. C'est à mon opinion la plus médiocre de ces tentatives, tant sur le plan intellectuel que moral, c'est le plus mou, le moins exigeant pour ses adeptes.
Je pense que cette grande médiocrité du socialisme en fait le succès actuel, il est parfaitement en adéquation avec notre époque. Tout comme la publicité ou la télévision, le socialisme ne cherche pas à s'élever. Malgré les grands mots dont il se gargarisent, les socialistes n'éprouvent aucun scrupule à faire appel à la bassesse : jalousie, caricature, insultes, amalgames, violence, pensée primaire, vaudou, animisme, etc.
Mais l'homme n'est pas si bas ni si matérialiste que l'imaginent les socialistes, obsédés d'argent. C'est pourquoi se pose toujours le problème religieux, car la religion permet de satisfaire ce besoin humain de viser plus haut.
Je n'aime pas l'islam (pour les raisons très bien explicitées par Levi-Strauss) et j'aime encore moins que l'islam conquiert la France. Mais les musulmans sont tout à fait légitimes de pratiquer leur religion dans leurs pays (dont ne fait pas partie la France, rappelons le).
Il se trouve, pour notre malheur, que l'islam mène une invasion de l'occident qui rencontre très peu de résistance et même quelques idiots utiles, essentiellement socialistes.
Cette collusion entre l'islam et le socialisme, deux pensées assez sommaires (surtout le socialisme), est bien expliquée par mon collègue Fromage Plus :
Le monde de demain
Il est facile de voir dans cette alliance qui est le pot de fer et qui est le pot de terre.
Dans la pratique, combattre le socialisme et combattre l'islamisme, c'est une seule et même guerre, puisqu'ils sont alliés intellectuellement, économiquement (1) et politiquement.
Il existe encore des libéraux qui, au nom de la liberté religieuse mal comprise, dissocie les deux combats. Je crois que la force des faits les réduit peu à peu.
****************
(1) : l'Etat-mamma finance l'invasion migratoire.
La nature humaine est telle que le talent et le goût sont le fait de minorités, qui constituent des élites en leurs domaines respectifs. L'égalitarisme démocratique, puisque que l'égalité dans l'excellence est impossible, tend à l'égalité dans la médiocrité, en réduisant la voix des talents ou en les mettant à l'écart. Un intelligent pèse moins dans une démocratie que deux imbéciles.
Des quatre tentatives modernes d'échapper à la démocratie libérale (communisme, fascisme, nazisme, socialisme), seul le socialisme survit. C'est à mon opinion la plus médiocre de ces tentatives, tant sur le plan intellectuel que moral, c'est le plus mou, le moins exigeant pour ses adeptes.
Je pense que cette grande médiocrité du socialisme en fait le succès actuel, il est parfaitement en adéquation avec notre époque. Tout comme la publicité ou la télévision, le socialisme ne cherche pas à s'élever. Malgré les grands mots dont il se gargarisent, les socialistes n'éprouvent aucun scrupule à faire appel à la bassesse : jalousie, caricature, insultes, amalgames, violence, pensée primaire, vaudou, animisme, etc.
Mais l'homme n'est pas si bas ni si matérialiste que l'imaginent les socialistes, obsédés d'argent. C'est pourquoi se pose toujours le problème religieux, car la religion permet de satisfaire ce besoin humain de viser plus haut.
Je n'aime pas l'islam (pour les raisons très bien explicitées par Levi-Strauss) et j'aime encore moins que l'islam conquiert la France. Mais les musulmans sont tout à fait légitimes de pratiquer leur religion dans leurs pays (dont ne fait pas partie la France, rappelons le).
Il se trouve, pour notre malheur, que l'islam mène une invasion de l'occident qui rencontre très peu de résistance et même quelques idiots utiles, essentiellement socialistes.
Cette collusion entre l'islam et le socialisme, deux pensées assez sommaires (surtout le socialisme), est bien expliquée par mon collègue Fromage Plus :
Le monde de demain
Il est facile de voir dans cette alliance qui est le pot de fer et qui est le pot de terre.
Dans la pratique, combattre le socialisme et combattre l'islamisme, c'est une seule et même guerre, puisqu'ils sont alliés intellectuellement, économiquement (1) et politiquement.
Il existe encore des libéraux qui, au nom de la liberté religieuse mal comprise, dissocie les deux combats. Je crois que la force des faits les réduit peu à peu.
****************
(1) : l'Etat-mamma finance l'invasion migratoire.
lundi, août 30, 2010
Quand des ministres s'enrichissent de la diversité ...
C'est Ilys qui l'a trouvé. Je trouve l'humour très noir de cette séquence assez réjouissant.
Frédéric Mitterrand et Fadela Amara sifflés lors d'un concert Vidéo Fred-Lille sélectionnée dans Actualité
dimanche, août 29, 2010
Le Japon et la peine de mort
Il y a un article dans Causeur sur la peine de mort au Japon.
J'étais opposant à la peine de mort (Victor Hugo m'a mis beaucoup de conneries dans la tête). Puis, j'ai lu Romain Gary, qui n'est pas un barbare assoiffé de sang : l'homme étant ce qu'il est, on peut douter une société qui n'a pas le courage de tuer (oui, au risque de se tromper) pour faire respecter ses lois survive très longtemps.
La peine de mort est un message, non pas tant vers les meurtriers potentiels, que vers l'ensemble de la société : cette société sera défendue quoi qu'il arrive. La peine de mort est l'incarnation suprême de la phrase de Goethe : «Mieux vaut une injustice qu'un désordre».
Notre société maternée erre dans le rousseauisme : elle a non seulement perdu l'habitude de la dureté, mais la conviction de sa nécessité. Le mal qui est en l'homme (le péché originel comme diraient les chrétiens) demande pourtant à être réprimé sous peine d'anarchie (dont les plus faibles sont toujours les victimes).
D'ailleurs, depuis que les thèses criminophiles tiennent le haut pavé, on observe une augmentation de la criminalité. Si les meurtres sont constants, c'est que les services de secours sont plus efficaces, il y a plus de victimes sauvées in extremis, mais les tentatives de meurtres augmentent.
J'en viens à considérer que le rétablissement de la peine de mort serait un signe de la sortie du maternalisme. Malheureusement, rétablir la peine de mort serait si difficile qu'on ne s'y résoudra que lorsqu'on sera tombé dans l'anarchie (je veux dire : encore plus qu'aujourd'hui).
Je ne suis pas plus un sanguinaire que les opposants à la peine de mort. Mais l'anarchie qui vient m'apprend la valeur de l'ordre et le besoin de le faire respecter, à un prix élevé, même si ce prix doit être la mort éventuelle d'un innocent (après tout, il y a bien d'autres innocents qui meurent, pour des raisons moins pressantes).
J'étais opposant à la peine de mort (Victor Hugo m'a mis beaucoup de conneries dans la tête). Puis, j'ai lu Romain Gary, qui n'est pas un barbare assoiffé de sang : l'homme étant ce qu'il est, on peut douter une société qui n'a pas le courage de tuer (oui, au risque de se tromper) pour faire respecter ses lois survive très longtemps.
La peine de mort est un message, non pas tant vers les meurtriers potentiels, que vers l'ensemble de la société : cette société sera défendue quoi qu'il arrive. La peine de mort est l'incarnation suprême de la phrase de Goethe : «Mieux vaut une injustice qu'un désordre».
Notre société maternée erre dans le rousseauisme : elle a non seulement perdu l'habitude de la dureté, mais la conviction de sa nécessité. Le mal qui est en l'homme (le péché originel comme diraient les chrétiens) demande pourtant à être réprimé sous peine d'anarchie (dont les plus faibles sont toujours les victimes).
D'ailleurs, depuis que les thèses criminophiles tiennent le haut pavé, on observe une augmentation de la criminalité. Si les meurtres sont constants, c'est que les services de secours sont plus efficaces, il y a plus de victimes sauvées in extremis, mais les tentatives de meurtres augmentent.
J'en viens à considérer que le rétablissement de la peine de mort serait un signe de la sortie du maternalisme. Malheureusement, rétablir la peine de mort serait si difficile qu'on ne s'y résoudra que lorsqu'on sera tombé dans l'anarchie (je veux dire : encore plus qu'aujourd'hui).
Je ne suis pas plus un sanguinaire que les opposants à la peine de mort. Mais l'anarchie qui vient m'apprend la valeur de l'ordre et le besoin de le faire respecter, à un prix élevé, même si ce prix doit être la mort éventuelle d'un innocent (après tout, il y a bien d'autres innocents qui meurent, pour des raisons moins pressantes).
vendredi, août 27, 2010
Diane de Poitiers (Ivan Cloulas)
Même, si, de l'avis unanime, Diane était superbe, une foule de tableaux et de sculptures en témoigne, la durée (elle a tenu jusqu'à la mort du roi) de cette liaison quasi-exclusive s'explique par autre chose que l'attirance physique : Diane était une conseillère très écoutée et très habile.
Elle fit quelques erreurs. Aujourd'hui, on lui reprocherait d'avoir été dans le camp des persécuteurs des protestants, mais c'est notre vision contemporaine, toujours angélique, moralisatrice et apolitique. Dans le contexte de l'époque, une telle position se comprend.
Elle nous laisse Chenonceau et Anet.
Anet fut en grande partie détruit lors de notre glorieuse révolution (vous savez, cet ineffable progrès du genre humain), utilisé comme carrière, mais ce qu'il en reste permet de se faire une idée.
A noter : le tombeau de Diane a été saccagé lors de notre glorieuse révolution (vous savez, cet ineffable progrès du genre humain) et ses restes jetés à la fosse commune. Grâce à un peu de chance et à une fracture caractéristique, ses ossements ont pu y être identifiés et ils ont été remis ce printemps à leur juste place, dans l'église d'Anet, au cours d'une émouvante cérémonie. Je suis heureux de pouvoir écrire qu'il y a encore quelques Français fidèles et respectueux.
jeudi, août 26, 2010
Le grand livre des idées reçues
Ce livre m'a été conseillé par un abonné du Monde lors d'un commentaire (en plus, il est sponsorisé par France Info). Autant dire que je me fendais déjà la poire avant de le recevoir. Je ne suis pas déçu.
Bien sûr, ce livre est entièrement basé sur l'idée reçue d'intellectuel arrogant que les idées reçues des autres sont fausses.
Première idée reçue démontée : l'immigration menace l'identité française, avec comme référence Azouz Begag et Patrick Weill. Je vous jure, je n'invente rien.
Ensuite : le niveau scolaire baisse. Il y a également : un enfant a besoin d'un papa et d'une maman ; où l'on nous explique qu'une maman seule, que deux papas, que deux mamans ou qu'une rame de TGV de papas-mamans, c'est très bien aussi, que la construction psychique de l'enfant se fait quand même (comme je remarque que la construction psychique d'un enfant battu quotidiennement se fait quand même, je me demande si la question occultée n'est pas : quelle construction psychique ? Non ?)
Tout est dans ce genre, surtout, n'achetez pas ce livre, sauf si, comme moi, vous voulez rigoler un bon coup.
mercredi, août 25, 2010
Roms : les mitres molles me les brisent menu
Voici les deux commentaires que j'ai laissés sur le site du journal Le Monde : Nicolas Sarkozy et les catholiques : le divorce ?
Fort heureusement, les "mitres molles" et leur sentimentalité guimauve new-age sont loin de représenter l'ensemble des catholiques. A leur place, j'aurais honte d'être encensé par un organe de la bien-pensance, mais il y a maintenant quelques décennies qu'elles ont avalé toute honte et qu'elles éprouvent une volupté masochiste à renier leurs racines historiques et intellectuelles.
Rappelons qu'il est du devoir du chrétien d'exercer la charité, mais aussi de punir l'impie et de récompenser le juste. Le devoir de charité ne dispense pas du respect de la loi, ce n'est pas une incitation à la désobéissance civile. Si les Roms n'étaient pas facteurs de troubles, il n'y aurait pas de sujet et pas de polémique. Plus généralement, le niveau intellectuel du clergé français baisse, faute de vocations. D'où l'oubli ce certains "fondamentaux" et le recours à une sentimentalité creuse.
Mon camarade Fromage Plus a fait litière des conneries des mitres molles : When in Rome
Fort heureusement, les "mitres molles" et leur sentimentalité guimauve new-age sont loin de représenter l'ensemble des catholiques. A leur place, j'aurais honte d'être encensé par un organe de la bien-pensance, mais il y a maintenant quelques décennies qu'elles ont avalé toute honte et qu'elles éprouvent une volupté masochiste à renier leurs racines historiques et intellectuelles.
Rappelons qu'il est du devoir du chrétien d'exercer la charité, mais aussi de punir l'impie et de récompenser le juste. Le devoir de charité ne dispense pas du respect de la loi, ce n'est pas une incitation à la désobéissance civile. Si les Roms n'étaient pas facteurs de troubles, il n'y aurait pas de sujet et pas de polémique. Plus généralement, le niveau intellectuel du clergé français baisse, faute de vocations. D'où l'oubli ce certains "fondamentaux" et le recours à une sentimentalité creuse.
Mon camarade Fromage Plus a fait litière des conneries des mitres molles : When in Rome
De l'utilité de notions ringardes
On entend souvent que des notions traditionnelles, comme le patriotisme, l'honneur ou la décence sont totalement dépassées. Et même quand on ne le dit pas, qui en fait usage n'en est pas moins classé dans la pire ringardise.
Je crois en la sagesse de la tradition. Si les anciens avaient l'usage de ces notions, on peut présumer leur utilité. J'entends utilité au sens le plus pratique du terme, je ne rentre pas dans des considérations morales qui ont aussi leur importance.
Prenons l'exemple de l'honneur d'un pays. Aujourd'hui, qui se réclamerait de l'honneur de la France, au sens viril, cornélien, pour réclamer des décisions difficiles serait aussitôt ridiculisé. On ne parle plus de l'honneur de la France que pour exiger des renoncements à nous-mêmes, pour justifier l'à-plat-ventrisme devant telle ou telle cause étrangère. C'est l'honneur de la France, selon certains, de se laisser envahir.
Mais à quoi pouvait donc servir l'honneur au sens antique ? La réponse est assez simple : c'est une abstraction qui permet de s'élever au-dessus de la facilité des renoncements successifs, qui peuvent chacun être justifiés.
Prenons l'exemple célèbre de l'ascension d'Hitler au pouvoir européen : cela valait-il la peine de faire la guerre pour empêcher la remilitarisation de la Rhénanie ? Cela valait-il la peine de mourir pour Dantzig ? Bien évidemment, non. Mais l'honneur commandait de réagir dès la première infraction, et il n'y a guère de doutes qu'on se fût épargné bien des drames.
On voit qu'une décision commandée par l'honneur aurait été bien plus intelligente que toutes les «bonnes» raisons des «intelligents» de renoncer à l'honneur. De Gaulle, qui, dans ses mémoires, écrit qu'une décision conforme à l'honneur peut se révéler un bon placement à long terme ne dit pas autre chose.
On peut faire le même genre d'analyse pour le patriotisme ou la décence.
Bien sûr, il est arrivé que, par excès, ces notions aient des conséquences néfastes. Mais le monde parfait n'existe pas. A choisir entre un pays sans honneur et un pays un peu tatillon sur l'honneur, je crois que le second est plus pérenne.
Je crois en la sagesse de la tradition. Si les anciens avaient l'usage de ces notions, on peut présumer leur utilité. J'entends utilité au sens le plus pratique du terme, je ne rentre pas dans des considérations morales qui ont aussi leur importance.
Prenons l'exemple de l'honneur d'un pays. Aujourd'hui, qui se réclamerait de l'honneur de la France, au sens viril, cornélien, pour réclamer des décisions difficiles serait aussitôt ridiculisé. On ne parle plus de l'honneur de la France que pour exiger des renoncements à nous-mêmes, pour justifier l'à-plat-ventrisme devant telle ou telle cause étrangère. C'est l'honneur de la France, selon certains, de se laisser envahir.
Mais à quoi pouvait donc servir l'honneur au sens antique ? La réponse est assez simple : c'est une abstraction qui permet de s'élever au-dessus de la facilité des renoncements successifs, qui peuvent chacun être justifiés.
Prenons l'exemple célèbre de l'ascension d'Hitler au pouvoir européen : cela valait-il la peine de faire la guerre pour empêcher la remilitarisation de la Rhénanie ? Cela valait-il la peine de mourir pour Dantzig ? Bien évidemment, non. Mais l'honneur commandait de réagir dès la première infraction, et il n'y a guère de doutes qu'on se fût épargné bien des drames.
On voit qu'une décision commandée par l'honneur aurait été bien plus intelligente que toutes les «bonnes» raisons des «intelligents» de renoncer à l'honneur. De Gaulle, qui, dans ses mémoires, écrit qu'une décision conforme à l'honneur peut se révéler un bon placement à long terme ne dit pas autre chose.
On peut faire le même genre d'analyse pour le patriotisme ou la décence.
Bien sûr, il est arrivé que, par excès, ces notions aient des conséquences néfastes. Mais le monde parfait n'existe pas. A choisir entre un pays sans honneur et un pays un peu tatillon sur l'honneur, je crois que le second est plus pérenne.
A propos d'Eva Joly
On parle d'Eva Joly comme candidate des Verts à la présidence de la République.
Ca me fait franchement rire car le type des ascétiques qui tirent un orgueil démesuré de leur ascétisme et en conçoivent le sentiment insupportable de leur infinie supériorité sur le reste des pauvres pécheurs est aussi vieux que les religions.
Eva Joly n'est que la transposition en politique de cette forme de perversion bien connue des Pères de l'Eglise. Les politiciens qui lavent plus blanc que blanc, on sait comment ça finit : dans le ridicule ou dans la dictature (Savonarole, vous connaissez ?).
Vu l'appétence des Verts pour le ridicule, on se doute qu'on va rigoler.
Ca me fait franchement rire car le type des ascétiques qui tirent un orgueil démesuré de leur ascétisme et en conçoivent le sentiment insupportable de leur infinie supériorité sur le reste des pauvres pécheurs est aussi vieux que les religions.
Eva Joly n'est que la transposition en politique de cette forme de perversion bien connue des Pères de l'Eglise. Les politiciens qui lavent plus blanc que blanc, on sait comment ça finit : dans le ridicule ou dans la dictature (Savonarole, vous connaissez ?).
Vu l'appétence des Verts pour le ridicule, on se doute qu'on va rigoler.
Libellés :
Eva Joly,
les Verts toujours aussi cons
vendredi, août 20, 2010
La défense doit-elle être proportionnée pour être légitime ?
A l'occasion de l'affaire René Galinier, j'ai découvert une notion du droit français : pour être légitime, la défense doit être proportionnée à l'attaque.
Je ne suis pas juriste, mais cette idée me choque : la famille et la propriété privée sont sacrées. Elles sont le sanctuaire de l'homme libre, le support concret de sa liberté. Leur défense ne souffre donc comme limitation que la vérification de la réalité de l'attaque : franchissement de clôture, coups, etc. Nul besoin de proportionnalité.
La proportionnalité est socialiste, c'est-à-dire vicieuse et immorale. En effet, elle indique que la préservation du monopole étatique de la violence est plus importante que la famille et que la propriété.
On ne s'étonne donc pas qu'un appareil judiciaire pourri de gauchisme, qui n'a qu'un rapport lointain et usurpé avec la Justice, fasse preuve d'autant de sévérité avec ceux qui se défendent que de laxisme, voire de sympathie, pour les "socialement proches".
En revanche, on peut s'étonner, et se féliciter, que les Français soient encore capables de saines réactions malgré le matraquage incessant pour les convaincre de se comporter en eunuques et d'en être fiers. La vieille mentalité paysanne n'est pas totalement morte. Tout le problème est de transformer les jacqueries en victoires politiques. Les chouans furent exterminés, mais la France paysanne écrasa la Commune.
La bien-pensance a parfaitement compris l'enjeu, c'est pourquoi des réactions isolées sont tolérées mais aucun cas leur coagulation en un mouvement politique. Toute inclination politique vers le conservatisme, si minime soit-elle, est aussitôt trainé dans la boue ("fachisse") pour parer au danger.
Je ne suis pas juriste, mais cette idée me choque : la famille et la propriété privée sont sacrées. Elles sont le sanctuaire de l'homme libre, le support concret de sa liberté. Leur défense ne souffre donc comme limitation que la vérification de la réalité de l'attaque : franchissement de clôture, coups, etc. Nul besoin de proportionnalité.
La proportionnalité est socialiste, c'est-à-dire vicieuse et immorale. En effet, elle indique que la préservation du monopole étatique de la violence est plus importante que la famille et que la propriété.
On ne s'étonne donc pas qu'un appareil judiciaire pourri de gauchisme, qui n'a qu'un rapport lointain et usurpé avec la Justice, fasse preuve d'autant de sévérité avec ceux qui se défendent que de laxisme, voire de sympathie, pour les "socialement proches".
En revanche, on peut s'étonner, et se féliciter, que les Français soient encore capables de saines réactions malgré le matraquage incessant pour les convaincre de se comporter en eunuques et d'en être fiers. La vieille mentalité paysanne n'est pas totalement morte. Tout le problème est de transformer les jacqueries en victoires politiques. Les chouans furent exterminés, mais la France paysanne écrasa la Commune.
La bien-pensance a parfaitement compris l'enjeu, c'est pourquoi des réactions isolées sont tolérées mais aucun cas leur coagulation en un mouvement politique. Toute inclination politique vers le conservatisme, si minime soit-elle, est aussitôt trainé dans la boue ("fachisse") pour parer au danger.
Libellés :
dictature du Bien,
légitime défense,
RENÉ GALINIER
jeudi, août 19, 2010
Anti-racisme : rétrovirus hitlero-stalinien
Dans cette formule, antiracisme rétrovirus hitlero- stalinien, je me suis amusé à condenser mon analyse de l'antiracisme. Bien sûr, elle est hors de portée de la cervelle de moineau d'un journaliste et ne rencontrera donc pas le succès.
Rétrovirus : l'antiracisme s'attaque aux défenses de l'occident. Le blanc n'a plus le droit de se défendre contre les autres, forcément colorés, sous peine de se faire accuser de racisme. Accusation qui vaut condamnation. En revanche, les autres, protégés par leur statut de victimes intrinsèques du racisme, ont le droit d'attaquer. Le cas de René Galinier, jusque dans sa caricaturale cruauté, illustre à merveille ce point.
Hitlero : l'antiracisme fonctionne exactement suivant les mêmes mécanismes que l'hitlérisme avec des valeurs en miroir. Le surhomme est le métis (voir les odes délirantes à Obama), l'épuration forcée est remplacée par le métissage forcé. Cette obsession raciale aura les mêmes conséquences atroces si l'on ne la combat pas.
Stalinien : l'antiracisme emploie les méthodes de propagande stalinienne mises au point dans les années 30.
Rétrovirus : l'antiracisme s'attaque aux défenses de l'occident. Le blanc n'a plus le droit de se défendre contre les autres, forcément colorés, sous peine de se faire accuser de racisme. Accusation qui vaut condamnation. En revanche, les autres, protégés par leur statut de victimes intrinsèques du racisme, ont le droit d'attaquer. Le cas de René Galinier, jusque dans sa caricaturale cruauté, illustre à merveille ce point.
Hitlero : l'antiracisme fonctionne exactement suivant les mêmes mécanismes que l'hitlérisme avec des valeurs en miroir. Le surhomme est le métis (voir les odes délirantes à Obama), l'épuration forcée est remplacée par le métissage forcé. Cette obsession raciale aura les mêmes conséquences atroces si l'on ne la combat pas.
Stalinien : l'antiracisme emploie les méthodes de propagande stalinienne mises au point dans les années 30.
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RENÉ GALINIER
mercredi, août 18, 2010
Sécurité et justice
Sécurité et justice
Un site recommandé par un commentateur : où l'on s'aperçoit que la trahison de sa mission pour cause d'imprégnation gauchiste ne touche pas seulement l'école.
Un site recommandé par un commentateur : où l'on s'aperçoit que la trahison de sa mission pour cause d'imprégnation gauchiste ne touche pas seulement l'école.
Hystérie bien-pensante : le sursaut avant la mort ?
L'hystérie bien-pensante à propos de la sécurité publique a atteint un paroxysme de ridicule : il devient "fachissse" de déclarer que la place des criminels est en prison.
Je demande si, à l'exemple du réchauffisme, cette véhémence braillarde n'est pas un signe de panique. En effet, de nombreux signes attestent que les tabous érigés par la culture de l'excuse pour priver les Français de parole sautent. L'affaire Zemmour semble vieille de cent ans.
Optimisme excessif ?
Je demande si, à l'exemple du réchauffisme, cette véhémence braillarde n'est pas un signe de panique. En effet, de nombreux signes attestent que les tabous érigés par la culture de l'excuse pour priver les Français de parole sautent. L'affaire Zemmour semble vieille de cent ans.
Optimisme excessif ?
mardi, août 17, 2010
Frances : 60 millions de consommateurs
A ma droite, la France de toujours ; à ma gauche, l'aFrance d'après. Comparons.
La France de toujours a une histoire millénaire, ses réalisations artistiques et culturelles sont encore les plus visitées du monde, ses paysages font l'envie des touristes, elle a été le berceau de l'automobile, de l'aviation et de la TSF.
L'aFrance d'après, c'est les jacklangueries, les émeutes raciales, des quartiers qui ressemblent à Beyrouth, la tiers-mondisation économique et sociale, la glissade obscurantiste.
Les gauchistes ont raison : la France moisie existe, c'est scandaleux et elle doit disparaitre. Mais, la France moisie, c'est leur France.
La France de toujours a une histoire millénaire, ses réalisations artistiques et culturelles sont encore les plus visitées du monde, ses paysages font l'envie des touristes, elle a été le berceau de l'automobile, de l'aviation et de la TSF.
L'aFrance d'après, c'est les jacklangueries, les émeutes raciales, des quartiers qui ressemblent à Beyrouth, la tiers-mondisation économique et sociale, la glissade obscurantiste.
Les gauchistes ont raison : la France moisie existe, c'est scandaleux et elle doit disparaitre. Mais, la France moisie, c'est leur France.
lundi, août 16, 2010
Sécurité publique : la "droiche" telle qu'en elle-même ...
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux gros câlins pour les délinquants malheureux, pardon, à la justice, écrit un article dans Les Échos de ce jour intitulé Dur avec les délinquants, dur avec les causes de la délinquance où il commet l'exploit de ne pas expliquer comment il entend être dur avec les délinquants et d'oublier parmi les causes de la délinquance les deux principales : la mauvaise immigration et le laxisme institutionnalisé. En revanche, il arrive à placer le mot humanisme (1000 points au Scrabble degôche) dont on n'a franchement que foutre dans un tel contexte.
Bref, avec une droite pareille, pas besoin de gauche. Les delinquants peuvent continuer tranquillement à se payer notre tête.
C'est stupéfiant à quel point la phrase d'Einstein que j'aime tant "il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre" se révèle adaptée à la politique française.
Notons que toute loi nouvelle sur le sujet, même répressive, est une procrastination : il faut commencer par appliquer tout de suite les lois existantes, quitte à supprimer les plus criminophiles, et mettre au placard les magistrats qui pratiquent la culture de l'excuse.
Les honnêtes gens, à qui va ma sollicitude, ne s'en porteront que mieux.
Bref, avec une droite pareille, pas besoin de gauche. Les delinquants peuvent continuer tranquillement à se payer notre tête.
C'est stupéfiant à quel point la phrase d'Einstein que j'aime tant "il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre" se révèle adaptée à la politique française.
Notons que toute loi nouvelle sur le sujet, même répressive, est une procrastination : il faut commencer par appliquer tout de suite les lois existantes, quitte à supprimer les plus criminophiles, et mettre au placard les magistrats qui pratiquent la culture de l'excuse.
Les honnêtes gens, à qui va ma sollicitude, ne s'en porteront que mieux.
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il n'y a pas de gouvernement
samedi, août 14, 2010
Barack Hussein Obama soutient la construction d'une mosquée à Ground Zero
Cette nouvelle me fait beaucoup rire : on la croirait directement sortie du camp des saints, avec tout le grotesque suicidaire que cela suppose.
Pauvres Américains ! Il est vrai qu'ils l'ont élu, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ils ont inventé le politiquement correct, qu'ils en boivent le calice jusqu'à la lie .
Pauvres Américains ! Il est vrai qu'ils l'ont élu, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Ils ont inventé le politiquement correct, qu'ils en boivent le calice jusqu'à la lie .
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Les dégueulasses font campagne
Les porte-voix habituels de la dégueulasserie (Le Monde, Libé, Nouvel Obs, Telerama, ...) sont en campagne présidentielle. Déjà, on peut trouver leurs procédés anti-sarkoziens peu reluisants (amalgames, rumeurs, matraquage, ...), mais bon, il faut se faire une raison : la mauvaise foi et le mauvais goût sont devenus les armes principales de la politique moderne.
Mais ces salopiauds-là en profitent pour nous ressortir la vieille rengaine des contempteurs des Français (Français de souche, bien entendu. A cette occasion, ces gros malins qui ne sont pas à une saloperie près acceptent soudain qu'il y ait deux sortes de Français. Bref, il est permis de considérer que les Français de papier ne sont pas tous français au même degré, exclusivement si c'est pour insulter les vrais Français).
Les Français ne seraient que des ordures et des imbéciles, au pétainisme (1) latent et au racisme toujours présent, à la merci des manipulations grossières d'un émule d'Hitler (n'est-ce pas Nicolas S. ?). Une campagne médiatique suffirait à réveiller leurs pulsions génocidaires, du fait de l'horrible sentiment xénophobe qui les travaille.
Très important, cette notion de sentiment xénophobe : les opposants du Bien ne sauraient faire usage de leur raison (d'ailleurs absente), ils sont forcément la proie de leurs sentiments, toujours bas et vulgaires.
Que l'hostilité des Français à une forme d'immigration et à certaines populations puisse résulter d'une analyse factuelle de la situation des hommes en général et de leur pays en particulier, ainsi que de l'expérience, voilà ce que les sectateurs du Bien ne concèderont jamais.
Ainsi pérorent ceux qui donnent le ton médiatique dans la belle France de 2010. Il y a des gens qui gagnent très bien leur vie en basant tous leurs papiers sur l'idée que les Français sont des salauds. Elle est belle, la vie médiatique !
Qui mettra de l'ordre (2) dans ce sandale permanent ?
*********
(1) : je rappelle que le maréchal Pétain est mort, ce qui légitime quelques doutes sur la vigueur du pétainisme.
(2) : c'est facile, aucun de ces torchons n'est viable sans subventions. Il suffit de serrer le kiki pour qu'ils redécouvrent les vertus du respect et du patriotisme.
Mais ces salopiauds-là en profitent pour nous ressortir la vieille rengaine des contempteurs des Français (Français de souche, bien entendu. A cette occasion, ces gros malins qui ne sont pas à une saloperie près acceptent soudain qu'il y ait deux sortes de Français. Bref, il est permis de considérer que les Français de papier ne sont pas tous français au même degré, exclusivement si c'est pour insulter les vrais Français).
Les Français ne seraient que des ordures et des imbéciles, au pétainisme (1) latent et au racisme toujours présent, à la merci des manipulations grossières d'un émule d'Hitler (n'est-ce pas Nicolas S. ?). Une campagne médiatique suffirait à réveiller leurs pulsions génocidaires, du fait de l'horrible sentiment xénophobe qui les travaille.
Très important, cette notion de sentiment xénophobe : les opposants du Bien ne sauraient faire usage de leur raison (d'ailleurs absente), ils sont forcément la proie de leurs sentiments, toujours bas et vulgaires.
Que l'hostilité des Français à une forme d'immigration et à certaines populations puisse résulter d'une analyse factuelle de la situation des hommes en général et de leur pays en particulier, ainsi que de l'expérience, voilà ce que les sectateurs du Bien ne concèderont jamais.
Ainsi pérorent ceux qui donnent le ton médiatique dans la belle France de 2010. Il y a des gens qui gagnent très bien leur vie en basant tous leurs papiers sur l'idée que les Français sont des salauds. Elle est belle, la vie médiatique !
Qui mettra de l'ordre (2) dans ce sandale permanent ?
*********
(1) : je rappelle que le maréchal Pétain est mort, ce qui légitime quelques doutes sur la vigueur du pétainisme.
(2) : c'est facile, aucun de ces torchons n'est viable sans subventions. Il suffit de serrer le kiki pour qu'ils redécouvrent les vertus du respect et du patriotisme.
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vendredi, août 13, 2010
Anti-éducation : il n'est jamais trop tôt pour mal faire
Peut-être l'ignorez vous, mais les gauchos n'ayant aucune décence, ils ont fait de la littérature enfantine une de leurs armes de propagande.
C'est ainsi qu'on trouve dans les bibliothèques scolaires des livres niveau 7 ans intitulés Jean a deux mamans.
Mais 7 ans, c'est déjà tard pour le bourrage de crânes. Je viens de trouver dans un livre pour 3 ans un chapitre Tu as le droit d'être en colère. De la bonne éducation pour syndicalistes SNCF, ou pire. Et ce n'est pas un moment d'égarement : examinant cette série, j'ai découvert des marques d' "ouverture d'esprit" du même acabit, comme par exemple des enfants donnant leur avis sur le comportement de leurs parents.
Bien sûr, quand on est un adulte qui a encore conscience de ses devoirs, on corrige le tir. Mais pour un qui résiste, combien ne voient même pas où est le problème ?
C'est ainsi qu'on trouve dans les bibliothèques scolaires des livres niveau 7 ans intitulés Jean a deux mamans.
Mais 7 ans, c'est déjà tard pour le bourrage de crânes. Je viens de trouver dans un livre pour 3 ans un chapitre Tu as le droit d'être en colère. De la bonne éducation pour syndicalistes SNCF, ou pire. Et ce n'est pas un moment d'égarement : examinant cette série, j'ai découvert des marques d' "ouverture d'esprit" du même acabit, comme par exemple des enfants donnant leur avis sur le comportement de leurs parents.
Bien sûr, quand on est un adulte qui a encore conscience de ses devoirs, on corrige le tir. Mais pour un qui résiste, combien ne voient même pas où est le problème ?
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mardi, août 10, 2010
Le camp des saints (Jean Raspail)
Première lecture de vacances.
En 1973, Jean Raspail écrit ce roman où il imagine le débarquement d'un million de miséreux indiens sur la Côte d'Azur.
Raspail est féroce pour les occidentaux qui n'ont plus la tripe de se battre. Les mitres molles sont exécutées avec sauvagerie.
Il y a une scène que j'aime bien : c'est quand le professeur tue d'un simple coup de fusil le jeune tiers-mondiste venu lui cracher sa haine de sa civilisation et sa jubilation de se fondre dans les autres, puis qu' il s'attable tranquillement pour son dernier soir avant l'invasion. Assiette, couteau, fourchette, cinq verres, un pour chaque vin ; rite typiquement occidental, puisqu'ailleurs, on mange avec les mains ou les baguettes et que le vin n'y est pas un rituel. Je serai bien malheureux quand, ce qui ne saurait tarder si nous ne faisons rien, le couscous sera devenu plat national.
Ce livre sur un sujet grave est plein de grotesque. L'exageration permet de dénoncer la lâcheté des autorités : politiciens, évêques, intellectuels.
Évidemment, ce roman est plus que jamais d'actualité : Raspail avait bien anticipé les salauds, style Mgr Gaillot et RESF. Plus généralement, il a bien senti cette fatigue de vivre, cette envie d'abandon, que ressentent les occidentaux. Mais quoi ? La civilisation est toujours sauvée par une élite.
En 1973, Jean Raspail écrit ce roman où il imagine le débarquement d'un million de miséreux indiens sur la Côte d'Azur.
Raspail est féroce pour les occidentaux qui n'ont plus la tripe de se battre. Les mitres molles sont exécutées avec sauvagerie.
Il y a une scène que j'aime bien : c'est quand le professeur tue d'un simple coup de fusil le jeune tiers-mondiste venu lui cracher sa haine de sa civilisation et sa jubilation de se fondre dans les autres, puis qu' il s'attable tranquillement pour son dernier soir avant l'invasion. Assiette, couteau, fourchette, cinq verres, un pour chaque vin ; rite typiquement occidental, puisqu'ailleurs, on mange avec les mains ou les baguettes et que le vin n'y est pas un rituel. Je serai bien malheureux quand, ce qui ne saurait tarder si nous ne faisons rien, le couscous sera devenu plat national.
Ce livre sur un sujet grave est plein de grotesque. L'exageration permet de dénoncer la lâcheté des autorités : politiciens, évêques, intellectuels.
Évidemment, ce roman est plus que jamais d'actualité : Raspail avait bien anticipé les salauds, style Mgr Gaillot et RESF. Plus généralement, il a bien senti cette fatigue de vivre, cette envie d'abandon, que ressentent les occidentaux. Mais quoi ? La civilisation est toujours sauvée par une élite.
lundi, août 09, 2010
Vacances
Sheila - L 'école est finie 1963
envoyé par svsheila. - Clip, interview et concert.
Retour dans deux semaines. Ne cassez pas la vaisselle en mon absence.
La médiocre obsession anti-fasciste
Les anti-sarkozystes croient tenir un argument fort avec leurs sempiternels parallèles entre «les heures les plus sombres de notre histoire» et Nicolas Sarkozy, son gouvernement, sa politique.
Pour ceux qui sont assez vieux (1) pour ne pas avoir subi le matraquage d'antifascisme de pacotille, promu par notre beau système éducatif, qui a pris son essor dans les années 80 (rappelons tout de même pour rire que De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac ont tour à tour été qualifiés de fascistes, mais bizarrement, pas Mitterrand, qui avait le plus de titres pour cela), bien loin d'être un argument-massue, c'est un procédé rhétorique outrancier qui ridiculise l'ensemble du discours. De plus, c'est une insulte aux vraies victimes.
Et utiliser la caution de quelques anciens résistants, je pense à Stéphane Hessel, ajoute à l'indignité du procédé.
Il m'est arrivé d'écrire que les méthodes de manipulation des foules d'Obama, de Royal et de Sarkozy héritaient du fascisme, mais il ne faut pas exagérer le parallèle. S'il fallait absolument faire ce parallèle, il serait d'ailleurs plus dans les manipulations de la langue par le «politiquement correct» que dans le discours de matamore de Sarkozy.
Il est parfaitement légitime dans un Etat de droit de de décider qui est citoyen et qui est étranger, d'expulser les indésirables et de durcir la répression des crimes et délits si l'existante est jugée insuffisante.
Le respect du passé commence par le fait de ne pas l'utiliser à tort et à travers pour des amalgames douteux.
*************
(1) : ou qui sont jeunes mais assez intelligents pour se faire leur propre opinion
Pour ceux qui sont assez vieux (1) pour ne pas avoir subi le matraquage d'antifascisme de pacotille, promu par notre beau système éducatif, qui a pris son essor dans les années 80 (rappelons tout de même pour rire que De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac ont tour à tour été qualifiés de fascistes, mais bizarrement, pas Mitterrand, qui avait le plus de titres pour cela), bien loin d'être un argument-massue, c'est un procédé rhétorique outrancier qui ridiculise l'ensemble du discours. De plus, c'est une insulte aux vraies victimes.
Et utiliser la caution de quelques anciens résistants, je pense à Stéphane Hessel, ajoute à l'indignité du procédé.
Il m'est arrivé d'écrire que les méthodes de manipulation des foules d'Obama, de Royal et de Sarkozy héritaient du fascisme, mais il ne faut pas exagérer le parallèle. S'il fallait absolument faire ce parallèle, il serait d'ailleurs plus dans les manipulations de la langue par le «politiquement correct» que dans le discours de matamore de Sarkozy.
Il est parfaitement légitime dans un Etat de droit de de décider qui est citoyen et qui est étranger, d'expulser les indésirables et de durcir la répression des crimes et délits si l'existante est jugée insuffisante.
Le respect du passé commence par le fait de ne pas l'utiliser à tort et à travers pour des amalgames douteux.
*************
(1) : ou qui sont jeunes mais assez intelligents pour se faire leur propre opinion
dimanche, août 08, 2010
Ca pays est-il foutu ?
Plus encore que la démographie, ce qui incline au pessimisme pour l'avenir de ce pays est son manque de ressort spirituel. Les Français d'aujourd'hui ressemblent aux bernard l'hermite : ils occupent une civilisation qu'ils n'ont pas créée et qu'ils ne comprennent plus. Quand je vois des Français fêter des fêtes musulmanes, souhaiter «Joyeux Aïd» comme ils auraient honte de souhaiter «Joyeuses Pâques», je suis consterné car je devine là la veulerie, la lâcheté, l'abondon de soi-même, mais notre ami Robert Marchenoir conserve espoir :
Je vous trouve bien pessimistes. Une des manies de l'époque, ivre de technologie et de science vulgarisée, consiste à prolonger les courbes.
Mais l'histoire n'est pas une machine. L'histoire ne se fait pas dans un tableau Excel.
Toutes ces prévisions apocalyptiques, dans lesquelles j'ai moi-même abondamment donné, se font toutes choses égales par ailleurs. Mais, justement, les choses ne restent pas égales par ailleurs. l'histoire et la politique sont pleines de bouleversements imprévus.
Et puis il faut se méfier de ces prophéties auto-réalisatrices. Il est certain que si même les fachos répètent qu'on est foutus et qu'il n'y a rien à faire, eh bien on sera foutus et il n'y aura rien à faire.
Il y a un moment où il faut faire la différence entre le journalisme et le militantisme.
"Il n'y avait rien à faire", mais les Suisses ont voté contre les minarets. "Il n'y avait rien à faire", mais les Français viennent de se prononcer à une écrasante majorité pour des mesures énergiques contre la délinquance immigrée. "Il n'y avait rien à faire", mais Geert Wilders a créé à partir de rien une force politique majeure aux Pays-Bas. "Il n'y avait rien à faire", mais, après le mouvement des Tea Parties, il semble bien qu'Obama s'achemine vers un échec cinglant aux élections de novembre. "Il n'y avait rien à faire", mais le site Fdesouche, créé par deux fachos bas du front et sentant mauvais qui se réunissaient dans un bar mal famé, est probablement devenu en trois coups les gros le premier site d'information politique en France.
"Il n'y avait rien à faire" en 1940, non plus. L'espérance est une vertu théologale.
Comment savez-vous que les flux migratoires ne vont pas s'inverser, sans qu'il soit besoin de "charters" et de "trains de la honte" ? Il suffit de quelques mesures dissuasives bien choisies.
Comment savez-vous que la natalité africaine en Occident ne va pas chuter ? C'est déjà arrivé à d'autres.
Comment savez-vous qu'il n'y aura pas une vague de conversion des musulmans occidentaux au christianisme ? Cela existe déjà. Les musulmans ont tout à y gagner.
Comment savez-vous que la coupure du robinet allocatif, rendue inévitable par les déficits publics, ne va pas stopper l'immigration ?
Qu'est-ce qui vous autorise à dire que les Occidentaux, largement majoritaires chez eux et riches des ressources prouvées de leur savoir-faire, ne trouveront pas la volonté et les moyens de se défendre ?
Qu'est-ce qui vous permet de dire que l'islam mondial ne va pas s'effondrer sous le poids de sa logique interne nihiliste, une fois tari le robinet pétrolier ?
Je suis d'accord sur tout sauf le dernier point : je parie que, dans deux cents ans, nous roulerons encore au pétrole et que les pétromoarchies en seront encore richissimes. Ce n'est pas une certitude, mais j'y crois assez. Il ne faut donc pas compter sur l'épuisement du pétrole pour affaiblir l'islam. Mais bon, il y a une raison fondamentale pour penser que son influence ne s'étendra pas indéfiniment : c'est une religion rétrograde, obscurantiste, totalement inadaptée à la modernité. Elle peut profiter des fruits de la modernité ; en aucun cas les cultiver.
Pour le reste, je rappelle la nécessité de prédire des catastrophes pour les éviter.
Mais c'est vrai, tout n'est pas perdu : l'occident en a vu d'autres. Tout n'allait pas bien en 732, tout n'allait pas bien en 1526, tout n'allait pas bien en 1571, et pourtant, nous nous en sommes sortis.
Et puis, comme je l'ai dit, il y a une raison fondamentale de penser que l'occident ne disparaîtra pas de sitôt : sans occident, jusqu'à preuve du contraire, pas d'innovation technologique. On a certes déjà vu dans l'histoire des retours en arrière, mais les forces de rappel seront puissantes.
Je vous trouve bien pessimistes. Une des manies de l'époque, ivre de technologie et de science vulgarisée, consiste à prolonger les courbes.
Mais l'histoire n'est pas une machine. L'histoire ne se fait pas dans un tableau Excel.
Toutes ces prévisions apocalyptiques, dans lesquelles j'ai moi-même abondamment donné, se font toutes choses égales par ailleurs. Mais, justement, les choses ne restent pas égales par ailleurs. l'histoire et la politique sont pleines de bouleversements imprévus.
Et puis il faut se méfier de ces prophéties auto-réalisatrices. Il est certain que si même les fachos répètent qu'on est foutus et qu'il n'y a rien à faire, eh bien on sera foutus et il n'y aura rien à faire.
Il y a un moment où il faut faire la différence entre le journalisme et le militantisme.
"Il n'y avait rien à faire", mais les Suisses ont voté contre les minarets. "Il n'y avait rien à faire", mais les Français viennent de se prononcer à une écrasante majorité pour des mesures énergiques contre la délinquance immigrée. "Il n'y avait rien à faire", mais Geert Wilders a créé à partir de rien une force politique majeure aux Pays-Bas. "Il n'y avait rien à faire", mais, après le mouvement des Tea Parties, il semble bien qu'Obama s'achemine vers un échec cinglant aux élections de novembre. "Il n'y avait rien à faire", mais le site Fdesouche, créé par deux fachos bas du front et sentant mauvais qui se réunissaient dans un bar mal famé, est probablement devenu en trois coups les gros le premier site d'information politique en France.
"Il n'y avait rien à faire" en 1940, non plus. L'espérance est une vertu théologale.
Comment savez-vous que les flux migratoires ne vont pas s'inverser, sans qu'il soit besoin de "charters" et de "trains de la honte" ? Il suffit de quelques mesures dissuasives bien choisies.
Comment savez-vous que la natalité africaine en Occident ne va pas chuter ? C'est déjà arrivé à d'autres.
Comment savez-vous qu'il n'y aura pas une vague de conversion des musulmans occidentaux au christianisme ? Cela existe déjà. Les musulmans ont tout à y gagner.
Comment savez-vous que la coupure du robinet allocatif, rendue inévitable par les déficits publics, ne va pas stopper l'immigration ?
Qu'est-ce qui vous autorise à dire que les Occidentaux, largement majoritaires chez eux et riches des ressources prouvées de leur savoir-faire, ne trouveront pas la volonté et les moyens de se défendre ?
Qu'est-ce qui vous permet de dire que l'islam mondial ne va pas s'effondrer sous le poids de sa logique interne nihiliste, une fois tari le robinet pétrolier ?
Je suis d'accord sur tout sauf le dernier point : je parie que, dans deux cents ans, nous roulerons encore au pétrole et que les pétromoarchies en seront encore richissimes. Ce n'est pas une certitude, mais j'y crois assez. Il ne faut donc pas compter sur l'épuisement du pétrole pour affaiblir l'islam. Mais bon, il y a une raison fondamentale pour penser que son influence ne s'étendra pas indéfiniment : c'est une religion rétrograde, obscurantiste, totalement inadaptée à la modernité. Elle peut profiter des fruits de la modernité ; en aucun cas les cultiver.
Pour le reste, je rappelle la nécessité de prédire des catastrophes pour les éviter.
Mais c'est vrai, tout n'est pas perdu : l'occident en a vu d'autres. Tout n'allait pas bien en 732, tout n'allait pas bien en 1526, tout n'allait pas bien en 1571, et pourtant, nous nous en sommes sortis.
Et puis, comme je l'ai dit, il y a une raison fondamentale de penser que l'occident ne disparaîtra pas de sitôt : sans occident, jusqu'à preuve du contraire, pas d'innovation technologique. On a certes déjà vu dans l'histoire des retours en arrière, mais les forces de rappel seront puissantes.
Les préjugés et les «intellos»
Comme je m'amuse beaucoup en ce moment à taquiner ces imbéciles (pas tous, mais tout de même beaucoup) d'abonnés du Monde voici le message que j'ai posté sous un article expliquant une fois de plus que les Français sont des salauds de xénophobes (1) :
Les intellos jugent toujours péremptoirement que les préjugés des non-intellos sont injustifiés (c'est un préjugé d'intello, mais celui-ci est vrai car les intellos ont toujours raison). En fait, c'est l'inverse : les préjugés ont le plus souvent, pas toujours, une racine juste. Un préjugé est un jugement transmis dont la raison s'est perdue. Mais il avait bien une justification, oubliée mais toujours valable ou devenue obsolète. Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité.
Un dénommé Max me répond :
@Franck Boizard Les "intellos", comme vous dîtes avec mépris (je veux bien en faire partie) essaie de réfléchir avant d'écrire ou de parler. Le préjugé, c'est justement parler ou écrire sans avoir réfléchi et donc sortir une contrevérité, pour ne pas dire une bêtise; c'est parler d'une réalité qu'on ne connait pas.Mais bon quand je lis la valeur que vous accordez au préjugé, je suis honoré d'être un "intello"!
A quoi je réponds :
Max, vous avez raison : je méprise les "intellos" qui sortent de leur domaine et jugent de tout sans savoir, privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique. Je pense qu'ils ont fait beaucoup de mal. Vous en êtes un parfait exemple, vous avez la vanité de croire que vous pouvez juger de tout grâce à votre puissant cerveau. Vous m'excuserez de ne pas avoir votre extraordinaire intelligence et d'accorder une place (pas toute la place) à la sagesse populaire.
Après quoi j'ai droit aux trois réponses suivantes :
Raphaël C.
A F.Boizard:"Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité":une part seulement,mais enrobée par des amalgames&approximations,qui en limitent la validité.Se satisfaire d'une vision biaisée de la réalité(assimilée à la"sagesse populaire"),de la croyance que voir suffit pour savoir(&comprendre),voilà qui est"juger sans savoir":c'est cette paresse intellectuelle qui fait beaucoup de mal.Combattre,sans relâche,les idées reçues,c pas"intello",c un devoir ! http://petitlien.fr/idees
Françoise R.
Ainsi selon M. Boizard, il faut mépriser les "intellos" et se nourrir de préjugés (ils "ont souvent une racine juste"), "ne pas privilégier le jugement moral sur la réflexion pratique"... Comment peut-on asséner de telles sottises au regard de l'Histoire?
JCA
M Franck Boizard vous "méprisez ceux qui privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique"? Avec ce raisonnement cela peut aller très loin. Ex:je m'exonère du jugement moral selon lequel tous les hommes sont égaux;je choisis ceux qui ne le sont pas et ma "réflexion pratique" me conduit à des solutions nécessairement "pratiques" et dans un ordre "pratique" croissant: stigmatisations,discriminations, ghéttoïsation,et au final solution fatalement la plus finale possible...
Soyons clairs. Je savais que, avec ce commentaire, je m'attaquais au cœur de l'intellectualisme : chacun peut juger de tout avec son puissant cerveau et, à l'inverse, la sagesse collective n'existe pas, c'est pourquoi l'intellectuel doit guider cet abruti de peuple.
Commençons par un préliminaire qui me tient à cœur : mes contradicteurs s'expriment sous couvert de l'anonymat, moi pas. Vous ne m'en voudrez pas de considérer que cela établit en ma faveur une supériorité morale infranchissable.
Rapahël C. est le moins con : même si remettre en cause les idées reçues ne me semble pas une priorité, sa réponse n'est pas idiote. Il n'a visiblement pas compris le centre de ma réflexion, ce n'est pas parce qu'on ignore les racines d'une idée qu'elle est sans valeur.
Françoise R. : une conne de première catégorie. A l'histoire, on peut faire dire ce qu'on veut. Je peux même vous montrer que l'histoire nous enseigne qu'il vaut mieux se fier aux préjugés du peuple qu'aux engouements des intellectuels.
JCA n'a rien compris mais je le pardonne : en 500 caractère, j'ai du mal à introduire toutes les nuances nécessaires. Je ne pense évidemment pas qu'il ne faut aucun jugement moral, mais que celui-ci ne doit pas prendre toute la place. D'autant plus que le jugement moral est souvent pour les intellectuels un effet de la paresse: il évite d'avoir à se renseigner sur les fastidieux détails pratiques.
Cependant, son allégation que des solutions pratiques sans jugement moral mènent au judéocide est une méconnaissance totale de l'histoire. Bien au contraire, les antisémites commencent par poser un jugement moral, peu flatteur, sur les juifs.
Encore un endoctriné de l'anti-fascisme avec 70 ans de retard qui ne comprend rien à rien.
Commenter les articles du Monde n'est pas facile : plus encore que la limitation à 500 caractères, c'est la limitation à 2 commentaires qui posent problème. Mes contradicteurs auront toujours le dernier mot. Je dois donc par quelques nuances de l'expression répondre par avance aux objections.
Face à ces difficultés, la qualité de mes commentaires est inégale. Mais je suis tout de même effaré du faible niveau des commentaires en général : on en retire la pénible impression que toute question peut être analysée avec les termes «pétainiste» et «fasciste».
**********************
(1) ce qui est bien entendu faux : on n'accepte pas sans réagir d'être envahi par des millions de pique-assiettes quand on est xénophobe.
Les intellos jugent toujours péremptoirement que les préjugés des non-intellos sont injustifiés (c'est un préjugé d'intello, mais celui-ci est vrai car les intellos ont toujours raison). En fait, c'est l'inverse : les préjugés ont le plus souvent, pas toujours, une racine juste. Un préjugé est un jugement transmis dont la raison s'est perdue. Mais il avait bien une justification, oubliée mais toujours valable ou devenue obsolète. Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité.
Un dénommé Max me répond :
@Franck Boizard Les "intellos", comme vous dîtes avec mépris (je veux bien en faire partie) essaie de réfléchir avant d'écrire ou de parler. Le préjugé, c'est justement parler ou écrire sans avoir réfléchi et donc sortir une contrevérité, pour ne pas dire une bêtise; c'est parler d'une réalité qu'on ne connait pas.Mais bon quand je lis la valeur que vous accordez au préjugé, je suis honoré d'être un "intello"!
A quoi je réponds :
Max, vous avez raison : je méprise les "intellos" qui sortent de leur domaine et jugent de tout sans savoir, privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique. Je pense qu'ils ont fait beaucoup de mal. Vous en êtes un parfait exemple, vous avez la vanité de croire que vous pouvez juger de tout grâce à votre puissant cerveau. Vous m'excuserez de ne pas avoir votre extraordinaire intelligence et d'accorder une place (pas toute la place) à la sagesse populaire.
Après quoi j'ai droit aux trois réponses suivantes :
Raphaël C.
A F.Boizard:"Un préjugé a donc de fortes chances de receler une part de vérité":une part seulement,mais enrobée par des amalgames&approximations,qui en limitent la validité.Se satisfaire d'une vision biaisée de la réalité(assimilée à la"sagesse populaire"),de la croyance que voir suffit pour savoir(&comprendre),voilà qui est"juger sans savoir":c'est cette paresse intellectuelle qui fait beaucoup de mal.Combattre,sans relâche,les idées reçues,c pas"intello",c un devoir ! http://petitlien.fr/idees
Françoise R.
Ainsi selon M. Boizard, il faut mépriser les "intellos" et se nourrir de préjugés (ils "ont souvent une racine juste"), "ne pas privilégier le jugement moral sur la réflexion pratique"... Comment peut-on asséner de telles sottises au regard de l'Histoire?
JCA
M Franck Boizard vous "méprisez ceux qui privilégient le jugement moral sur la réflexion pratique"? Avec ce raisonnement cela peut aller très loin. Ex:je m'exonère du jugement moral selon lequel tous les hommes sont égaux;je choisis ceux qui ne le sont pas et ma "réflexion pratique" me conduit à des solutions nécessairement "pratiques" et dans un ordre "pratique" croissant: stigmatisations,discriminations, ghéttoïsation,et au final solution fatalement la plus finale possible...
Soyons clairs. Je savais que, avec ce commentaire, je m'attaquais au cœur de l'intellectualisme : chacun peut juger de tout avec son puissant cerveau et, à l'inverse, la sagesse collective n'existe pas, c'est pourquoi l'intellectuel doit guider cet abruti de peuple.
Commençons par un préliminaire qui me tient à cœur : mes contradicteurs s'expriment sous couvert de l'anonymat, moi pas. Vous ne m'en voudrez pas de considérer que cela établit en ma faveur une supériorité morale infranchissable.
Rapahël C. est le moins con : même si remettre en cause les idées reçues ne me semble pas une priorité, sa réponse n'est pas idiote. Il n'a visiblement pas compris le centre de ma réflexion, ce n'est pas parce qu'on ignore les racines d'une idée qu'elle est sans valeur.
Françoise R. : une conne de première catégorie. A l'histoire, on peut faire dire ce qu'on veut. Je peux même vous montrer que l'histoire nous enseigne qu'il vaut mieux se fier aux préjugés du peuple qu'aux engouements des intellectuels.
JCA n'a rien compris mais je le pardonne : en 500 caractère, j'ai du mal à introduire toutes les nuances nécessaires. Je ne pense évidemment pas qu'il ne faut aucun jugement moral, mais que celui-ci ne doit pas prendre toute la place. D'autant plus que le jugement moral est souvent pour les intellectuels un effet de la paresse: il évite d'avoir à se renseigner sur les fastidieux détails pratiques.
Cependant, son allégation que des solutions pratiques sans jugement moral mènent au judéocide est une méconnaissance totale de l'histoire. Bien au contraire, les antisémites commencent par poser un jugement moral, peu flatteur, sur les juifs.
Encore un endoctriné de l'anti-fascisme avec 70 ans de retard qui ne comprend rien à rien.
Commenter les articles du Monde n'est pas facile : plus encore que la limitation à 500 caractères, c'est la limitation à 2 commentaires qui posent problème. Mes contradicteurs auront toujours le dernier mot. Je dois donc par quelques nuances de l'expression répondre par avance aux objections.
Face à ces difficultés, la qualité de mes commentaires est inégale. Mais je suis tout de même effaré du faible niveau des commentaires en général : on en retire la pénible impression que toute question peut être analysée avec les termes «pétainiste» et «fasciste».
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(1) ce qui est bien entendu faux : on n'accepte pas sans réagir d'être envahi par des millions de pique-assiettes quand on est xénophobe.
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samedi, août 07, 2010
Mon pélerinage aéronautique du jour
Jean Raspail dit souvent que la terre de France n'est pas n'importe quelle terre parce qu'elle est habitée par l'esprit de nos ancêtres qui y sont enterrés. Il m'arrive quelquefois de péleriner au hasard de mes promenades pour rendre hommage à d'illustres Français.
Nous étions déjà allé voir le monument d'Hélène Boucher à Yermenonville, sculpté par son père.

Depuis un certain temps, je cherchais la plaque commémorative sur le site de l'accident mortel, ou plutôt son support puisqu'il semblait que la plaque avait été volée (il y a des cons partout), dans la forêt de Magny-les-hameaux.
J'ai du m'y reprendre à deux fois. La première fois, seul, j'ai mal interprété les indications dont j'étais muni. Mais je suis tombé nez à nez avec trois biches, aussi surprises que moi, ça m'a contenté pour la journée.
Aujourd'hui, en couple, nous sommes encore partis dans la mauvaise direction. En fait, la plaque est près de la route à trois minutes de marche, je la cherchais beaucoup plus loin. Nous avons vu s'enfuir une biche. Décidément, je vois plus de gibier en région parisienne que dans ma Sologne !
Et comme une joie n'arrive jamais seule, il y a de nouveau une plaque commémorative, avec une mention étrange aux «libérateurs» (si quelqu'un pouvait m'expliquer ? Un sacrifice au politiquement correct ? Tout ce qui n'est pas rattaché à la lutte contre le fascisme est indigne d'être commémoré ?).
Bref, une bonne journée.
Si le destin d'Hélène Boucher me touche tant, c'est qu'elle a quelque chose de Jeanne d'Arc : une jeune mort, pas le temps d'être touchée par rien de bas et de vulgaire. Hélène Boucher est une étoile filante d'une grande pureté dans le ciel de l'aviation française. Sa mort saisit de stupeur tous ceux qui en furent témoins.
La mort d'Hélène Boucher
Nous étions déjà allé voir le monument d'Hélène Boucher à Yermenonville, sculpté par son père.
Depuis un certain temps, je cherchais la plaque commémorative sur le site de l'accident mortel, ou plutôt son support puisqu'il semblait que la plaque avait été volée (il y a des cons partout), dans la forêt de Magny-les-hameaux.
J'ai du m'y reprendre à deux fois. La première fois, seul, j'ai mal interprété les indications dont j'étais muni. Mais je suis tombé nez à nez avec trois biches, aussi surprises que moi, ça m'a contenté pour la journée.
Aujourd'hui, en couple, nous sommes encore partis dans la mauvaise direction. En fait, la plaque est près de la route à trois minutes de marche, je la cherchais beaucoup plus loin. Nous avons vu s'enfuir une biche. Décidément, je vois plus de gibier en région parisienne que dans ma Sologne !
Et comme une joie n'arrive jamais seule, il y a de nouveau une plaque commémorative, avec une mention étrange aux «libérateurs» (si quelqu'un pouvait m'expliquer ? Un sacrifice au politiquement correct ? Tout ce qui n'est pas rattaché à la lutte contre le fascisme est indigne d'être commémoré ?).
Bref, une bonne journée.
Si le destin d'Hélène Boucher me touche tant, c'est qu'elle a quelque chose de Jeanne d'Arc : une jeune mort, pas le temps d'être touchée par rien de bas et de vulgaire. Hélène Boucher est une étoile filante d'une grande pureté dans le ciel de l'aviation française. Sa mort saisit de stupeur tous ceux qui en furent témoins.
La mort d'Hélène Boucher
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Comment la gauche voit les Français
Relevé personnel dans les fils des commentaires des journaux Le Monde, Libération et le Nouvel Observateur des termes utilisés pour qualifier les Français par des commentateurs visiblement de gauche (comme les commentateurs n'ont pas tellement de vocabulaire, ce sont les mêmes termes qui reviennent -accrochez vous) :
> beaufs, xénophobes, antisémites, pétainistes, nazis, fascistes, nauséabonds, abrutis, franchouillards, manipulés, peureux, peur de l'autre, j'ai honte, je suis dégouté, anti-humanistes, débiles, rétrogrades, sous-informés, ne réfléchissent pas, crédules, naïfs et, pour finir en beauté, un commentateur définit la population française ainsi : âgée, frileuse, conservatrice, xénophobe, raciste.
Tous ces termes, je les ai lus des centaines de fois. Je ne les ai pas lus des milliers de fois parce que je me suis arrêté de lire.
Il n'y a pas à dire, la gauche a raison : quand on méprise à ce point un peuple, il faut en changer.
> beaufs, xénophobes, antisémites, pétainistes, nazis, fascistes, nauséabonds, abrutis, franchouillards, manipulés, peureux, peur de l'autre, j'ai honte, je suis dégouté, anti-humanistes, débiles, rétrogrades, sous-informés, ne réfléchissent pas, crédules, naïfs et, pour finir en beauté, un commentateur définit la population française ainsi : âgée, frileuse, conservatrice, xénophobe, raciste.
Tous ces termes, je les ai lus des centaines de fois. Je ne les ai pas lus des milliers de fois parce que je me suis arrêté de lire.
Il n'y a pas à dire, la gauche a raison : quand on méprise à ce point un peuple, il faut en changer.
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Le braillomètre saturé, un bon signe ?
En ce moment, la gauche nous fait sa grande scène préférée : la vertu outragée, la république en danger, l'hystérie résistante (avec 70 ans de retard, tout de même) et le nazi à l'Elysée. On a droit à toute la panoplie : la xénophobie bien connue des Français (1), le pétainisme atavique des mêmes Français (1), Vichy de retour, les zeureslesplussombres, un rom en prison est le précurseur d'un juif au four, valeurs de la raie publique bafouées, je défaille, retenez moi ou je fais un malheur, tous à la manif de septembre pour sauver la raie publique etc, etc, etc ...
C'est doublement ridicule : les propos tenus sont grotesques (faire respecter l'ordre est nazi ?) et aucune proposition pratique n'est avancée, ce qui est pourtant le cœur du problème.
Certains pensent que cette saturation du braillomètre est un bon signe. Elle prouverait d'une part qu'un point sensible est touché et d'autre part que la gauche est désarmée puisque sa seule réponse est la vocifération. Autrement dit, ça serait le chant du signe de la complaisance gauchiste pour la criminalité, la fin de la culture de l'excuse.
C'est en partie vrai mais bien trop optimiste : combien de fois nous sommes nous déjà dit «Non, là, ce n'est pas possible, la gauche est tellement conne que ça va finir par se voir» ?
Et, à chaque fois, nous fumes déçus : la vulgate gauchiste réinvestissait les journaux comme si rien ne s'était passé.
Pourquoi ? Parce que la gauche a bien compris qu'elle détenait des atouts sur deux points fondamentaux :
> ce qui est important, c'est non pas ce que les gens pensent mais ce qu'ils expriment, car ce qui n'est pas exprimé n'existe pas dans le débat public. Or, la presse inféodée à la gauche fait bien attention qu'aucune opinion anti-gauchiste ne s'exprime intelligemment. Pour critiquer la vulgate gauchiste, on prend toujours l'abruti du coin, on ne vient jamais voir LHC.
> Ceux qui ont le pouvoir, ce sont ceux qui votent. Mieux vaut flatter les préjugés des profs qui ont le temps de s'intéresser à la politique et d'aller voter que de faire plaisir au petit blanc de banlieue qu'on a habilement découragé de la politique et qui n'ira pas voter.
Vous allez comprendre : imaginez la situation inverse. La gauche arrête son hystérie, se rend aux réalités et admet qu'il y a bien un problème de sécurité avec une composante migratoire et que la prévention ne suffit pas. Que va faire le petit blanc qui ne vote plus depuis des années ? Il va se dire que, si la gauche en est là, il y a encore de l'espoir pour lui, que la politique se débloque. Et il va aller voter. Mais pas pour la gauche : par ce retournement de doctrine, elle vient d'admettre qu'elle se foutait du monde depuis des décennies.
Donc il est absolument essentiel pour la gauche de maintenir le petit blanc dans cet état d'aboulie désespérée qui fait qu'il ne va pas voter. C'est comme du temps de l'URSS : laisser la réalité pénétrer par une minuscule faille, dans un moment d'inattention, et c'est tout l'édifice qui s'écroule d'un coup.
La saturation du braillomètre n'est pas seulement un signe de panique, c'est aussi un message vers le petit blanc : «Ne va pas voter FN ou Sarko, ça ne sert à rien, tu vois bien que c'est encore nous, exclusivement, qui avons la parole. Tant que nous serons là, la réalité ne passera pas et ton vote est perdu.»
Et ça marche.
******************
(1) : bizarrement, quand il s'agit d'insulter, la gauche comprend bien qu'il y a deux sortes de Français : les Français pétainistes xénophobes, ce ne sont évidemment pas les «issus de la diversité», mais les Dupont et les Martin bien blancs qui ont de la glaise de France collée aux bottes.
C'est doublement ridicule : les propos tenus sont grotesques (faire respecter l'ordre est nazi ?) et aucune proposition pratique n'est avancée, ce qui est pourtant le cœur du problème.
Certains pensent que cette saturation du braillomètre est un bon signe. Elle prouverait d'une part qu'un point sensible est touché et d'autre part que la gauche est désarmée puisque sa seule réponse est la vocifération. Autrement dit, ça serait le chant du signe de la complaisance gauchiste pour la criminalité, la fin de la culture de l'excuse.
C'est en partie vrai mais bien trop optimiste : combien de fois nous sommes nous déjà dit «Non, là, ce n'est pas possible, la gauche est tellement conne que ça va finir par se voir» ?
Et, à chaque fois, nous fumes déçus : la vulgate gauchiste réinvestissait les journaux comme si rien ne s'était passé.
Pourquoi ? Parce que la gauche a bien compris qu'elle détenait des atouts sur deux points fondamentaux :
> ce qui est important, c'est non pas ce que les gens pensent mais ce qu'ils expriment, car ce qui n'est pas exprimé n'existe pas dans le débat public. Or, la presse inféodée à la gauche fait bien attention qu'aucune opinion anti-gauchiste ne s'exprime intelligemment. Pour critiquer la vulgate gauchiste, on prend toujours l'abruti du coin, on ne vient jamais voir LHC.
> Ceux qui ont le pouvoir, ce sont ceux qui votent. Mieux vaut flatter les préjugés des profs qui ont le temps de s'intéresser à la politique et d'aller voter que de faire plaisir au petit blanc de banlieue qu'on a habilement découragé de la politique et qui n'ira pas voter.
Vous allez comprendre : imaginez la situation inverse. La gauche arrête son hystérie, se rend aux réalités et admet qu'il y a bien un problème de sécurité avec une composante migratoire et que la prévention ne suffit pas. Que va faire le petit blanc qui ne vote plus depuis des années ? Il va se dire que, si la gauche en est là, il y a encore de l'espoir pour lui, que la politique se débloque. Et il va aller voter. Mais pas pour la gauche : par ce retournement de doctrine, elle vient d'admettre qu'elle se foutait du monde depuis des décennies.
Donc il est absolument essentiel pour la gauche de maintenir le petit blanc dans cet état d'aboulie désespérée qui fait qu'il ne va pas voter. C'est comme du temps de l'URSS : laisser la réalité pénétrer par une minuscule faille, dans un moment d'inattention, et c'est tout l'édifice qui s'écroule d'un coup.
La saturation du braillomètre n'est pas seulement un signe de panique, c'est aussi un message vers le petit blanc : «Ne va pas voter FN ou Sarko, ça ne sert à rien, tu vois bien que c'est encore nous, exclusivement, qui avons la parole. Tant que nous serons là, la réalité ne passera pas et ton vote est perdu.»
Et ça marche.
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(1) : bizarrement, quand il s'agit d'insulter, la gauche comprend bien qu'il y a deux sortes de Français : les Français pétainistes xénophobes, ce ne sont évidemment pas les «issus de la diversité», mais les Dupont et les Martin bien blancs qui ont de la glaise de France collée aux bottes.
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vendredi, août 06, 2010
Surenchère droitière ? Chouette alors !
Jamais deux sans trois, encore un billet qui n'est pas de moi. Après, j'arrête.
Surenchère droitière ? Chouette alors !
Pas un mot à changer, je n'aurais pas dit mieux.
Surenchère droitière ? Chouette alors !
Pas un mot à changer, je n'aurais pas dit mieux.
Voici le vrai scandale de la Vème république
Voici le vrai scandale de la Vème république
L'angle d'attaque qui me semble passionnant dans ce billet et que, hélas, Ivan Rioufol perd de vue, est le suivant : qu'est-ce qui fait, dans nos institutions, que les politiciens peuvent espérer accéder au pouvoir alors qu'ils méprisent la majorité des Français ?
L'angle d'attaque qui me semble passionnant dans ce billet et que, hélas, Ivan Rioufol perd de vue, est le suivant : qu'est-ce qui fait, dans nos institutions, que les politiciens peuvent espérer accéder au pouvoir alors qu'ils méprisent la majorité des Français ?
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Code de la nationalité : la réforme ou le chaos
Excellent billet de Malika Sorel qui va au cœur du problème :
Code de la nationalité : la réforme ou le chaos
Nota : j'en veux toujours à Alain Finkielkraut de s'être opposé (avec succès) aux lois Pasqua il y a vingt ans. Bien qu'il ait retourné sa veste depuis, je crois que rien de ce qu'il pourra dire et faire ne sera suffisant pour rattraper cette faute, pour ne pas dire ce crime.
Code de la nationalité : la réforme ou le chaos
Nota : j'en veux toujours à Alain Finkielkraut de s'être opposé (avec succès) aux lois Pasqua il y a vingt ans. Bien qu'il ait retourné sa veste depuis, je crois que rien de ce qu'il pourra dire et faire ne sera suffisant pour rattraper cette faute, pour ne pas dire ce crime.
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mercredi, août 04, 2010
Les abonnés du Monde me fatiguent
Depuis quelques temps, je me faisais un malin de poster des commentaires à contre-courant sur les articles du journal Le Monde, d'autant plus que la contrainte des 500 caractères est un défi.
Mais les abonnés du Monde sont vraiment trop cons, ils me fatiguent : autant essayer de faire lire Platon à un âne.
Mais les abonnés du Monde sont vraiment trop cons, ils me fatiguent : autant essayer de faire lire Platon à un âne.
mardi, août 03, 2010
Commerce libre et immigration limitée
Pour justifier l'immigrationnisme, auquel je m'oppose farouchement, on m'a souvent répondu «Toi qui es libéral, tu es pour la libre circulation des biens, donc tu dois être pour celle des personnes : un objet ne doit pas avoir plus de droit qu'une personne».
A cela, je répliquais d'une part que cette leçon de libéralisme venant de gens en général pas du tout libéraux m'était suspecte et que, d'autre part, faire une équivalence entre un bien et une personne me paraissait un sophisme, un objet n'a pas de droits. Mais, je n'avais pas réfléchi à la question plus avant.
Mais internet, spécialement LHC (béni soit son nom) et à Roro, est une merveille, j'ai trouvé ce texte :
Pour le libre échange et une immigration limitée
Le concept fondamental est celui d'invitation.
Pour qu'un bien circule, il faut qu'il soit invité dans le pays hôte. Celui qui invite un bien dans le pays hôte, c'est l'acheteur. C'est cela qui rend le libre échange des biens supportable : les biens ne débarquent pas chez vous contre votre volonté, vous les avez invités. Vous ne voyez pas, par exemple, les Chinois venir déverser leurs déchets en France.
Inversement, l'immigration de peuplement (c'est-à-dire la colonisation) que nous subissons, personne ne l'a invitée. Certains politiciens ont laissé faire pour se constituer un prolétariat de substitution, des industriels en ont profité, mais jamais, au grand jamais, le peuple français, seul légitime, n'a décidé d'inviter les immigrés. C'est si vrai que les politiciens ont toujours fait très attention de ne pas lui demander son avis, car ils connaissaient d'avance la réponse, négative.
L'auteur préconise donc une mesure que je propose d'imposer aux connards de RESF : si quelqu'un veut inviter un étranger chez lui, qu'il le fasse, mais à ses frais, que l'étranger ne bénéficie d'aucun système collectiviste et que l'invitant réponde de ses actes ad vitam eternam ou jusqu'à naturalisation (1).
On remarquera que cette idée d'immigration invitée s'oppose au droit du sol. En effet, un étranger ne peut acquérir la citoyenneté qu'en étant délié de la nécessité d'être invité, c'est-à-dire en ayant acquis une légitimité dans le pays d'accueil, par le travail etla propriété. L'auteur va même plus loin en écrivant que le droit du sol est une trahison par l'Etat de son devoir fondamental de protection de ses citoyens.
*************
(1) : j'imagine la tête des bien-pensants «sanspapiéristes» si toute la misère du monde venait camper chez eux et à leurs frais, pas en bas dans la rue, espace public, mais bien chez eux, dans leur espace privé ! Emmanuelle Béart avec le méchoui sur ses tapis précieux ! Comme d'habitude, la gauche finance sa générosité sur le dos des citoyens qui n'en peuvent mais.
A cela, je répliquais d'une part que cette leçon de libéralisme venant de gens en général pas du tout libéraux m'était suspecte et que, d'autre part, faire une équivalence entre un bien et une personne me paraissait un sophisme, un objet n'a pas de droits. Mais, je n'avais pas réfléchi à la question plus avant.
Mais internet, spécialement LHC (béni soit son nom) et à Roro, est une merveille, j'ai trouvé ce texte :
Pour le libre échange et une immigration limitée
Le concept fondamental est celui d'invitation.
Pour qu'un bien circule, il faut qu'il soit invité dans le pays hôte. Celui qui invite un bien dans le pays hôte, c'est l'acheteur. C'est cela qui rend le libre échange des biens supportable : les biens ne débarquent pas chez vous contre votre volonté, vous les avez invités. Vous ne voyez pas, par exemple, les Chinois venir déverser leurs déchets en France.
Inversement, l'immigration de peuplement (c'est-à-dire la colonisation) que nous subissons, personne ne l'a invitée. Certains politiciens ont laissé faire pour se constituer un prolétariat de substitution, des industriels en ont profité, mais jamais, au grand jamais, le peuple français, seul légitime, n'a décidé d'inviter les immigrés. C'est si vrai que les politiciens ont toujours fait très attention de ne pas lui demander son avis, car ils connaissaient d'avance la réponse, négative.
L'auteur préconise donc une mesure que je propose d'imposer aux connards de RESF : si quelqu'un veut inviter un étranger chez lui, qu'il le fasse, mais à ses frais, que l'étranger ne bénéficie d'aucun système collectiviste et que l'invitant réponde de ses actes ad vitam eternam ou jusqu'à naturalisation (1).
On remarquera que cette idée d'immigration invitée s'oppose au droit du sol. En effet, un étranger ne peut acquérir la citoyenneté qu'en étant délié de la nécessité d'être invité, c'est-à-dire en ayant acquis une légitimité dans le pays d'accueil, par le travail etla propriété. L'auteur va même plus loin en écrivant que le droit du sol est une trahison par l'Etat de son devoir fondamental de protection de ses citoyens.
*************
(1) : j'imagine la tête des bien-pensants «sanspapiéristes» si toute la misère du monde venait camper chez eux et à leurs frais, pas en bas dans la rue, espace public, mais bien chez eux, dans leur espace privé ! Emmanuelle Béart avec le méchoui sur ses tapis précieux ! Comme d'habitude, la gauche finance sa générosité sur le dos des citoyens qui n'en peuvent mais.
lundi, août 02, 2010
La pauvreté cause-t-elle la délinquance ? Un point de vue simplement humain
La bien pensance, de gauche, mais également de droite, nous explique que la délinquance est causée par la pauvreté et le chômage.
Cette explication m'a toujours paru hautement suspecte concernant nos pays occidentaux : quand on sait les dizaines de milliards d'€ déversés sur la politique dite de la ville depuis des décennies alors que la délinquance augmentait simultanément, on est fondé à douter.
Je ne me livrerai pas à une bataille de chiffres, d'une part parce que c'est fastidieux, d'autre part parce que ça brouille le débat plus que ça ne l'éclaire. En effet, le problème n'est pas récent et les réflexions sur le sujet nombreuses.
Tout d'abord, nous ne sommes plus au temps de Victor Hugo et des Misérables : il n'y a pas dans la France de 2010 nécessité de voler pour survivre (à supposer que ce fût le cas au XIXème siècle : Victor Hugo a raconté pas mal de conneries).
Il est vrai que l'océan de tentation consumériste qui nous cerne engendre probablement des pulsions de vol. Mais les tentations sont infinies, alors pourquoi les pauvres seraient plus voleurs que les autres ?
Cela supposerait que les pauvres aient une moralité inférieure à celle des riches, argument étrange.
Quel est la différence entre un voleur et quelqu'un qui ne vole pas ? C'est une lapalissade : le délinquant rechigne moins à enfreindre la loi.
Explorons cette piste de la moralité : qu'est-ce qui abaisse la moralité ?
Une famille éclatée.Une mauvaise éducation. De mauvais exemples. La conviction d'être en marge du groupe, que ses lois ne sont pas pour vous. L'idée que la société est injuste, fautive et vous doit quelque chose, qu'on est légitime à récupérer illégalement son du.
Comme par hasard, nous avons là le portrait des maux qui accablent une frange significative de la population d'origine africaine et nord-africaine.
Et l'on comprend alors pourquoi la communauté asiatique fait beaucoup moins parler d'elle : elle n'est pas travaillé par le ressentiment et la victimisation.
La pauvreté et le chômage dans tout cela ? Je pense qu'il faut inverser la relation de cause à effet : pas facile quand on a un casier judiciaire ou qu'on vient d'un coin réputé mal famé de trouver un travail.
Xavier Raufer sous un angle plus froid :
La crise, le crime et les fausses excuses, par Xavier Raufer
Cette explication m'a toujours paru hautement suspecte concernant nos pays occidentaux : quand on sait les dizaines de milliards d'€ déversés sur la politique dite de la ville depuis des décennies alors que la délinquance augmentait simultanément, on est fondé à douter.
Je ne me livrerai pas à une bataille de chiffres, d'une part parce que c'est fastidieux, d'autre part parce que ça brouille le débat plus que ça ne l'éclaire. En effet, le problème n'est pas récent et les réflexions sur le sujet nombreuses.
Tout d'abord, nous ne sommes plus au temps de Victor Hugo et des Misérables : il n'y a pas dans la France de 2010 nécessité de voler pour survivre (à supposer que ce fût le cas au XIXème siècle : Victor Hugo a raconté pas mal de conneries).
Il est vrai que l'océan de tentation consumériste qui nous cerne engendre probablement des pulsions de vol. Mais les tentations sont infinies, alors pourquoi les pauvres seraient plus voleurs que les autres ?
Cela supposerait que les pauvres aient une moralité inférieure à celle des riches, argument étrange.
Quel est la différence entre un voleur et quelqu'un qui ne vole pas ? C'est une lapalissade : le délinquant rechigne moins à enfreindre la loi.
Explorons cette piste de la moralité : qu'est-ce qui abaisse la moralité ?
Une famille éclatée.Une mauvaise éducation. De mauvais exemples. La conviction d'être en marge du groupe, que ses lois ne sont pas pour vous. L'idée que la société est injuste, fautive et vous doit quelque chose, qu'on est légitime à récupérer illégalement son du.
Comme par hasard, nous avons là le portrait des maux qui accablent une frange significative de la population d'origine africaine et nord-africaine.
Et l'on comprend alors pourquoi la communauté asiatique fait beaucoup moins parler d'elle : elle n'est pas travaillé par le ressentiment et la victimisation.
La pauvreté et le chômage dans tout cela ? Je pense qu'il faut inverser la relation de cause à effet : pas facile quand on a un casier judiciaire ou qu'on vient d'un coin réputé mal famé de trouver un travail.
Xavier Raufer sous un angle plus froid :
La crise, le crime et les fausses excuses, par Xavier Raufer
What Social Science Does—and Doesn’t—Know
Un article trouvé par Bob qui tombe très bien dans notre problématique de sociologisme :
What Social Science Does—and Doesn’t—Know
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