samedi, octobre 16, 2010

La France sur la même trajectoire de la Grèce

Le fisc français est plus efficace que le fisc grec, ce qui fait que nous nous dirigeons vers la cessation de paiement avec un taux d'imposition beaucoup plus élevé que les Grecs, et donc avec beaucoup moins de marges de manœuvre coté recettes, mais, à part ce point, nos situations sont remarquablement parallèles, à deux ans d'écart.

En 2008, en Grèce, il y avait des manifestations contre les réformes, les jeunes étaient dans la rue, les syndicats et l'opposition expliquaient qu'il ne fallait pas se soumettre, que tout pouvait continuer comme avant.

Puis, les manifestations sont devenues de plus en plus violentes, tournant à l'émeute.

Il a fallu trois morts dont une femme enceinte pour que les Grecs se résignent et préfèrent la réforme à la chienlit.

J'espère qu'en France il n'y aura pas de morts, mais hélas, les idées fausses sont si fortement ancrées que je crains que nous ne devions attendre le brutal rappel à la réalité que constituent des morts bien réels dans ce monde-ci, pour faire éclater la bulle des fantasmes d'«un autre monde est possible» (1).


Les jeunes, les vieux, les riches


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(1) : d'autant que je suis estomaqué de constater à quel point des médias dits sérieux jouent les pyromanes.

4 commentaires:

Robert Marchenoir a dit…

Deux conneries dans l'article de Le Boucher : l'immigration n'aggraverait pas le chômage, et Sarkozy ne serait pas la bonne personne pour réformer les retraites en raison du rejet qu'il susciterait dans l'opinion.

C'est intellectuellement malhonnête.

Si Sarkozy suscite du rejet dans l'opinion, c'est justement parce qu'il a osé s'attaquer aux mythes Degauche et annoncé des réformes de droite (souvent seulement en paroles, mais ça suffit pour provoquer la haine des Degauche).

Ce ne sont pas les électeurs de droite déçus de Sarkozy qui provoquent le rejet dont parle Le Boucher.

Après, il y a toujours la théorie selon laquelle il faudrait confier aux Degauche les réformes Dedroite : élisons donc des socialauds qui vont faire une politique de droite ni vu ni connu, avec un orchestre de violons et un gros tube de vaseline.

Ce genre de magouilles a pu marcher, mais on est bien loin de là maintenant. On ne peut plus y aller qu'au bulldozer, il est trop tard pour tortiller du cul.

fboizard a dit…

Bob,

Vous vous exprimez toujours avec cette élégance qui vous caractérise, mais je suis d'accord.

Vous voulez connaître le fond de ma pensée ? La président qui fera les réformes recourra à l'article 16 pour s'imposer.

Robert Marchenoir a dit…

Ah, c'est le tube de vaseline qui vous choque. Je n'avais pas eu l'impression d'aller au taquet, pourtant. Je peux faire beaucoup mieux si on me demande gentiment (et même quand on ne me demande pas, d'ailleurs).

Obsédé Textuel a dit…

Non Robert. Ce qui doit le choquer c'est votre orchestre de violons. A moins d'y ajouter un alto peut être?

Les strings c'est pas son truc. Je suis certain qu'il doit préférer les fleurs offertes au grand air...