lundi, novembre 05, 2012

«Choc de compétitivité», l'expression qui effraie François Hollande comme l'eau effraie mon chat


Excellente analyse de Philippe Tesson : dans l'expression «Choc de compétitivité», le mot «choc» effraie plus François Hollande que le mot «compétitivité».

Ce président, et par conséquent  ce gouvernement, a plus qu'il n'est raisonnable l'esprit de finasserie. François Hollande a l'esprit féminin tel que le décrivent les misogynes. On palabre, on discutaille, on ne tranche pas, on joue sur les mots, on promet sans promettre, on embrouille le gogo, on s'engage en prévoyant une voie de dégagement, on attend le temps qu'il faut que le consensus se dégage de lui-même.

Je pense qu'il ressent l'impératif de «viser haut et se tenir droit», suivant l'expression gaullienne, comme une indécence, comme une brutalité impolie, mal venue, comme une agressivité inutile, comme une exposition de virilité idiote et manquant de finesse.

Seulement voilà : décider, c'est trancher, donc arrêter de finasser. Préférer une solution à toutes les autres posssibles.

François Hollande confronte donc la France à une question qui serait intéressante si elle restait théorique mais qui devient dramatique à l'épreuve des faits : peut-on gouverner sans décider ?

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