vendredi, février 22, 2013

Trois émissions cinglantes


BFM Les Experts 19/02

Alain Madelin revient utilement sur sa marotte : pour faire des économies, il faut faire de l'économie. Avec une vraie économie du travail, du logement, de la santé, de la retraite, la France se porterait beaucoup mieux.

BFM Les Experts 20/02

J'ai exactement la même analyse de Jean-Pierre Petit :

> la France est victime du social-clientélisme et  de l'inflation démocratique : trop d'élus qui dépensent trop. Des clientèles ont été créées qu'il est très difficile de débrancher.

> Hollande a été élu sur le déni de réalité, à la suite d'une campagne électorale indigente des deux cotés, qui n'a abordé franchement aucun des vrais problèmes de la France.

> Affronter la réalité suppose une méthode et une persévérance  dont Hollande est incapable puisqu'il a été élu pour fuir la réalité.

> Hollande ira donc de rustine en rafistolage.

Enfin, on retiendra cet excellent commentaire d'un auditeur : «Pourquoi la révision des prévisions de croissance a-t-elle été annoncée par Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères ? Parce que l'économie est un affaire tout à fait étrangère au gouvernement Hollande !»

BFM Les Experts 21/02

Quel est le point commun entre Maurice Taylor et Gérard Depardieu ?

Ils ont tous les deux été en but au mépris de classe des bobos.

Ne revenons pas sur le fait que Gérard Depardieu, d'extraction modeste, ex-apprenti imprimeur à 14 ans, a été le seul exilé fiscal visé durablement par des attaques ad hominem haineuses des bobos. Les millionaires et les milliardaires bourgeois sont traités de manière beaucoup plus polie par ces gens.

Dans sa réponse verbeuse à Maurice Taylor, qui a commencé sa vie comme ajusteur (aux Etats-Unis, un ajusteur peut devenir milliardaire. Pas en France. Je ne vois pas de raison de nous glorifier de cette différence), Montebourg étale sa morgue aristocratique, sa culture livresque hors sujet.

Enfin, toujours dans cette catégorie «mépris de classe des bobos», après le «troussage de domestique» de Jean-François Kahn, on notera le comble de raffinement, d'élégance et de distinction d'Anne Sinclair : «Il n'y a pas de mal à se faire sucer par une femme de ménage».

Et ce sont ces gens qui nous font des leçons de respect et de solidarité à tout prétexte !

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