jeudi, juillet 18, 2013

Déraillement de train, une chance pour la France ? (3)

En attendant d'en savoir plus sur les causes du déraillement de Brétigny, une agence étrangère (car, en France, la censure est directement dans la tête des journalistes. C'est une perfection de la censure qui mérite un prix Jdanov), la Mena, a enquêté sur les pillages.

Une remarque. Au sens strict, la censure de la classe jacassante ne fonctionne pas : l'information gênante finit par sortir. Mais, au sens politique, le seul qui compte, ça marche : les 90 % de Français qui ne s'abreuvent qu'aux grands médias, ceux qui hiérarchisent l'information de manière à brouiller la compréhension des événements et à masquer l'essentiel, ignoreront toujours cette information.

Extrait :


La Ména :       Les autorités parlent d’un seul secouriste qui se serait fait dérober son téléphone.

Damien :         C’est totalement faux. D’ailleurs, si on n’avait volé qu’un seul téléphone, comment y aurait-il eu quatre interpellations ? Ils se mettent maintenant à quatre pour chouraver un portable ? Il y a eu de nombreux vols et plus encore de tentatives de vols sur les secouristes.

                        Et il y a eu un affrontement en règle CRS-jeunes. Au départ, ils étaient une quinzaine, vingt peut-être ; lors de l’affrontement, leur nombre a pratiquement doublé. Les hommes ont dû faire usage de la force et de petites grenades DMP, à la fois fumigènes et lacrymogènes.

                        Nous avons essuyé des jets de pierres et de canettes nourris.

La Ména :       Pourquoi ne les avez-vous pas appréhendés ?

Damien :         A quoi ça sert, j’ai envie de vous dire à quoi ça sert ! Récemment, nous en avons serrés qui venaient de dégrader une voiture de RER et qui avaient racketté les passagers, ils n’ont eu que du sursis. A quoi ça sert ?

                        Ils sont arrivés juste après le déraillement, se sont jetés sur les personnes qui se trouvaient au sol – je ne sais pas si elles étaient blessées ou mortes -, en tout cas, ils se sont jetés sur elles, les ont fouillées et ont commencé à leur faire les poches.

                        Dans un premier temps, on a cru qu’ils s’approchaient des victimes pour donner un coup de main aux secouristes, mais nous nous sommes très vite rendu compte qu’ils étaient en train de les dépouiller.

                        Et on a classé cela sans suite. Comme ils ne veulent pas que ça se sache, c’est classé sans suite. Eh oui !



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