mardi, mars 18, 2014

Une scène hideuse

Une scène hideuse

Par Maxime Tandonnet

Scène hideuse, mais rigoureusement authentique. Hier, soir, l'une de mes amies en était encore bouleversée. Médecin, elle circulait dans Paris pour aller soigner un patient. Manque de chance, sa plaque d'immatriculation se terminait par un numéro pair et elle se trouvait donc en infraction avec la règle de la "circulation alternée" contre la pollution. Soudain, un petit bonhomme en vélo se lance à sa poursuite, jaillit devant elle et bloque son véhicule. Un autre vélo le rejoint. Tous deux l'empêchent de repartir, l'agonisent d'injure. Apercevant une patrouille de policiers, ils hèlent les fonctionnaires en montrant du doigt la plaque d'immatriculation de ma copine en infraction. Celle-ci portant un caducée sur son pare-brise, elle s'est expliquée et n'a pas été verbalisée. On imagine bien la mentalité de ses délateurs: bobos parisiens, probablement (mais pas sûr) électeurs écologistes du premier tour et socialistes au second, ultra bien-pensants, haïssant de toutes leurs tripes la "droite" et sa politique "fasciste". Et puis, on ne peut pas s'empêcher de se demander face à ce genre de comportement: en d'autres temps et d'autres circonstances, qui auraient-ils dénoncé?... La politique se montre en ce moment sous ses pires aspects, mais la société civile, ou une partie d'entre elle, n'est pas beaucoup moins vicieuse.

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Mon commentaire :

Je suis partisan de plus du jugement social, moins de laxisme moral, de plus de «il y a ce qui se fait et ce qui ne se fait pas».

Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici.

Le jugement social, c'est une bonne explication de gravure entre adultes, pas l'appel à la police. Et, peut-être que deux pauvres connards de cyclistes peuvent comprendre qu'un médecin se déplace en voiture.

Je suis comme Maxime Tandonnet : le recours à la police me semble fort inquiétant. Le comportement à la fois infantile et inquisiteur d'imbéciles dangereux.

On voit où quarante ans de destruction de la société par l'étatisme et de bourrage de crâne bien-pensant nous mènent.

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