vendredi, mai 16, 2014

Après Juppé, Strauss-Kahn

Il y a quelques semaines, la mode dans la classe jacassante était de parler d'Alain Juppé.

Aujourd'hui, elle est à Dominique Strauss-Kahn.

Je suis effaré de cette capacité des imbéciles occupant les medias à s'enthousiasmer pour de vieux chevaux de retour qui ont prouvé une chose et une seule : leur inaptitude, complète et radicale.

On nous bassine avec la prétendue compétence économique de DSK. C'est la même que celle de François Hollande et de Pierre Moscovici, «professeurs d'économie» à Sciences-Po ?

Cette compétence fictive est une construction médiatique tout aussi vide que la supposée carrure présidentielle de Hollande qu'on a nous a vendue pendant la campagne électorale (ceux qui n'ont pas une mémoire de poisson rouge mazouté s'en souviennent).

Martine Aubry est une insupportable conne, mais, tout de même, le désastre des 35 heures, c'est une idée du «compétent» Strauss-Kahn.  Les 35 heures, l'équivalent économique de la défaite de 40, rien que cela devrait empêcher DSK de sortir dans la rue. Mais bon, le général Gamelin a eu le front de la ramener au lieu de rentrer sous terre, alors DSK ...

Addendum : le cas DSK est un exemple intéressant du fait que l'essentiel aujourd'hui est médiatique. Peu importe que DSK soit réellement un bon économiste, le principal est que l'on dise, afin qu'à force de répétition, cette hypothèse plus que douteuse devienne une vérité partagée, une opinion publique incontestable.

Je vous serine que notre intelligence collective s'effondre. Cette préférence outrancière pour les représentations fictives au détriment des réalités concrètes en est un des symptômes les plus graves et les plus agaçants.

Mais il y a une justice : la réalité finit toujours par se venger. Hélas, elle frappe en gros et sans faire de détails.

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