mercredi, février 11, 2015

Islamisation, déchristianisation et le secret de l'islam

Les gens sans foi religieuse, ce qui est le cas de la majorité des occidentaux, considèrent souvent les religions sous le seul angle sociologique.

Ils ne s'intéressent pas au contenu des doctrines qui leur semblent des vieilleries sans intérêt. On constate un très net recul de la connaissance du christianisme. L'islam et le bouddhisme ne sont vus qu'à travers des poncifs sans guère de substance.

Pourtant, si l'on veut comprendre l'islamisation de nos contrées et les conséquences qui en découlent (très néfastes à mon avis), il faut se renseigner sur ce que dit vraiment l'islam (le Coran, les hadiths, les autorités, l'histoire, les traditions, etc.).

Le dieu trinitaire des chrétiens et le dieu monolithique et dominateur des musulmans ne peuvent pas engendrer la même société. Mahomet et Jésus sont si radicalement différents que ceux qui se réclament d'eux ne peuvent qu'être séparés par des différences irréductibles (contrairement à ce que disent certains lâches ou ignorants, ou les deux).

Après s'être informé, on comprend mieux l'attrait de l'islam sur les déracinés, fort nombreux :

Pourquoi dans nos sociétés occidentales des jeunes se convertissent à l'islam

On est dans la même tonalité que mon billet sur les djihadistes. L'article du Figaro est plus précis.

Il faut donc continuer à creuser notre connaissance de l'islam.

Au début de siècle précédent, Chesterton, aidé par d'autres, a eu une intuition qui pourrait bien être géniale (comme d'habitude serait-on tenté de dire, concernant Chesterton) : l'islam en tant qu'hérésie chrétienne en dehors du christianisme.

Il semble que les dernières découvertes aillent dans ce sens :

Le grand secret de l'islam

Prenez le temps, au moins, de survoler l'ouvrage en lien ci-dessus.

Tout cela peut expliquer le caractère intrinsèquement terroriste de l'islam.

Toujours est-il que le lien entre islam et christianisme paraît fondamental. Il est d'autre part évident qu'en occident, l'islamisation est, aujourd'hui comme hier, le pendant de la déchristianisation.

Interrogeons nous donc sur la déchristianisation des sociétés occidentales.

On peut invoquer bien des causes externes : l’urbanisation, le fait que la maladie et la mort soient désormais cachées et technicisées, la campagne politique très active de déchristianisation, etc.

Mais il y a des causes internes à l’Eglise qui méritent d’être considérées :

1) le catholicisme s’est féminisée. Pour le dire avec un brin de provocation, c’est devenu une religion de vieilles femmes. Dans les églises, les femmes, mêmes jeunes (donc pas d’influence de la différence d’espérance de vie), sont en majorité.

A force d’exiger un effacement de soi qui confine parfois à la renonciation et au suicide intellectuel, le « tendre la joue gauche » interprété de manière très extensive, on sombre dans un masochisme malsain, le blabla de salon de thé, on n’exige plus rien des autres, des non-catholiques, on ne conquiert plus rien, on parle de nouvelle évangélisation sans oser affirmer la Vérité, on devient mollassson, mièvre …

De ce point de vue, je comprends que l’islam soit plus mobilisateur pour des jeunes hommes, mais aussi des jeunes femmes, qui cherchent à être guidés, parfois d’une main de fer.

Le cardinal Burke, qui vient d’être mis sur la touche par le pape François, s’en explique très bien : The Church can’t flourish without fathers.

Il serait temps de se souvenir des soldats du Christ et des chevaliers des croisades, de redonner à la liturgie un peu de solennité et de grandeur.

2) depuis la contre-réforme, le culte s’est intellectualisé à outrance.

Il n’a plus rien de simple et de populaire dans nos contrées.

Le christianisme a toujours été complexe, les musulmans savent bien le lui reprocher (de mon point de vue catholique, l’islam est une religion simpliste pour abrutis, l’idolâtrie du monothéisme comme dit Alain Besançon. Ca tombe bien, les abrutis ne sont pas en voie de disparition). Mais il y avait des transpositions populaires, processions, rogations, culte des saints, qui ont peu à peu disparu et qui ne me semblent pas illégitimes.

Voilà où j'en suis.

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