vendredi, juillet 10, 2015

Les européistes torturent les démocraties européennes et les peuples se soumettent

Aujourd'hui, deux thèses s'opposent sur Alexis Tsipras :
  • c'est un européiste comme les autres, juste beaucoup plus rusé. La preuve : son referendum mal gaulé ne posait pas la question de la sortie de l'Euro et il a accepté presque toutes les conditions des créanciers.
  • c'est un anti-européiste qui a déjà décidé de la sortie de la Grèce de l'Euro mais qui prépare le peuple grec et qui manoeuvre pour en mettre la responsabilité sur les Allemands.
Voici quelques articles, dans un sens ou dans l'autre :

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Europe et démocratie : la double illusion !

Grexit: incompréhensible stratégie de Tsipras

Jacques Sapir : Tsipras a-t-il capitulé ?

J'apprécie que Rioufol s'intéresse vraiment à la jeunesse (et non pour l'instrumentaliser) :

La Grèce met au défi l'Europe paillasson
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Elargissons.

Mon équation, fidèles lecteurs vous la connaissez bien, est simple :

> démocratie => souveraineté => frontières => nation

En bonne logique, la contraposée coule de source :

> supranationalisme (européisme ou mondialisme) => effacement des frontières => abandon de souveraineté => fin de la démocratie

Or, il me semble que les peuples sont tétanisés par cette prise de pouvoir des technocrates.

L'Europe bruxelloise (devrait-on dire aujourd'hui «berlinoise» ?) devient la prison des peuples, mais ceux-ci n'essaient pas trop de s'évader. Bien sûr, ils s'abstiennent ou votent pour les partis «populistes» mais tout cela ne fait pas une révolution. Et je ne comprends pas vraiment pourquoi.

Certains prétendent que tant que les magasins sont pleins, il n'y a pas de révolte, encore moins de révolution. L'argument ne me satisfait pas, il est trop matériel. Alors je continue de m'interroger.

Addendum

Ah, s'il n'y avait pas Zemmmour ...


Crise en Grèce : "Le plus grand ennemi de... par rtl-fr


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