mercredi, septembre 02, 2015

Bob et les immigrés en Suisse

Puisque certains apprécient Bob et qu'il n'a pas de blog, je fais de la copie non autorisée sans aucune honte :




@scoubab00 | 02 septembre 2015 à 13:16
Je signale à nos lecteurs que nos placides voisins helvètes, qui ne font pas partie de l'Union européenne, ont davantage d'immigrés que nous, proportionnellement à leur population bien sûr. Sont-ils aussi "décadents" ? Merci de nous le dire si vous savez - moi j'ai pas l'impression mais bon, l'emmenthal que je déguste souvent est bien d'chez nous. La petite mosquée dans la prairie c'est peut-être mieux qu'une jachère financée par l'opulente Politique agricole commune ?
Je peux volontiers vous renseigner si votre curiosité est sincère.
Le problème que vous évoquez involontairement est celui de l'information tronquée : c'est souvent pire qu'une absence d'information.
Il est exact que la Suisse a une proportion spectaculaire d'étrangers parmi sa population : 25 %.
Il est aussi exact que globalement, la Suisse se porte infiniment mieux que ses voisins de l'Union européenne, et la France au premier chef : chômage presque inexistant, budget excédentaire, dette publique modérée, niveau de vie parmi les plus élevés du monde, goût du travail et de l'ordre, etc.
C'est là qu'est susceptible de commencer la mauvaise foi. Il serait facile d'en conclure : vous voyez bien que l'immigration massive n'est pas un problème, voire constitue la solution !
Car il manque encore la plus grande partie de l'information.
Premièrement : la Suisse est (globalement) un pays libéral, "ultra-libéral" même, pour adopter le vocabulaire de ceux qui prônent l'immigration de masse, en général. Si vous voulez instaurer une politique d'immigration dans un pays, la moindre des contreparties est d'y mener une politique libérale. Nous en sommes loin, en France, où 100 % des partis politiques sont anti-libéraux, et se partagent entre anti-libéraux virulents, anti-libéraux enragés et anti-libéraux ordinaires.
Deuxièmement : la Suisse est (globalement) un pays sécuritaire et conservateur, où on ne plaisante pas avec la loi et l'ordre ni avec l'identité nationale. Là encore, c'est exactement à l'opposé des valeurs de gauche qui inspirent le soutien à l'immigration sans contraintes.
Troisièmement : il y a immigration et immigration. Il y a la bonne et la mauvaise.
L'immigration qui a caractérisé la Suisse depuis la fin de la guerre, c'est une immigration européenne, une immigration de travail et une immigration de chrétiens.
Dans un premier temps, venus des pays pauvres de l'Europe : Italie, Espagne, Portugal.
Dans un deuxième temps, venus des pays européens en voie de paupérisation pour cause de socialisme : la France notamment, mais aussi de pays riches à la faveur de la mondialisation : Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis...
Une dernière frange de la bonne immigration, marginale mais très présente dans les fantasmes socialo-français, est celle des étrangers très riches qui viennent payer des impôts en Suisse au lieu de les payer chez eux.
Tous ces gens-là ont contribué à faire la richesse et la bonne santé de la Suisse.
Et pourtant.
Même ces gens-là, en Suisse, suscitent désormais l'hostilité. Il y a désormais, en Suisse, un véritable racisme anti-français et anti-allemand, dû à une raison simple et légitime : il y a trop de Français et trop d'Allemands en Suisse. Quand votre patron ou votre chef est de plus en plus souvent un Français ou un Allemand, quand des cabinets de recrutement installés sur place par des Français cooptent des Français, le conflit d'intérêt est indiscutable et les Suisses se défendent avec raison.
Vous voyez que le racisme n'est pas simplement une question de "couleur de peau",comme disent les imbéciles et les malhonnêtes. (Comme si les gens refusaient le voisinage des Noirs en raison de leur couleur de peau...)
Mais c'est encore sans aborder la mauvaise immigration, qui a démarré avec les guerres de Yougoslavie. La Suisse, saisie par sa naïveté humanitaire, a admis sur son sol des"réfugiés" balkaniques, pour beaucoup musulmans.
Et ce fut le début de ses ennuis.
Cette immigration, allogène mais déjà ancienne, fut suivie d'une immigration "à la française", d'Arabes, d'Africains et de romanichels. Venus non pas travailler, mais pratiquer la délinquance, et attendre que les Blancs s'occupent d'eux le reste du temps. Un nombre non négligeable étant d'ailleurs... des "Français".
La police, la justice et la presse suisses étant plus honnêtes que leurs homologues français, il est facile de constater que la quasi-totalité de la délinquance, souvent grave, est provoquée par ces mauvais immigrants.
Il y a désormais des "crimes d'honneur" en Suisse, des home-jackings, des hold-up, des cambriolages à la pelle, etc.
C'était absolument inexistant du temps où les immigrants étaient des Italiens et des Espagnols.
Et maintenant, les Suisses se voient imposer des bâtiments entiers accueillant des"demandeurs d'asile" au fin fond de leurs cantons paysans.
Tandis que la contagion islamique fait son oeuvre, que le président de l'association musulmane la plus importante du pays est un Suisse de souche, et que la Suisse connaît, comme tout le monde, ses "enfants" partis faire le djihad en Syrie.
Les Suisses n'étant pas (ou pas tout à fait encore) décadents, ils ont, fort heureusement, porté au pouvoir un parti "raciste", "néo-nazi" et "ultra-libéral", j'ai nommé l'Union du centre (UDC).
Votre fameuse "petite mosquée dans la prairie" a été refusée par les Suisses, qui, avec bon sens, ont interdit chez eux les minarets par référendum. Aux hurlements de l'oligarchie internationale, et d'une bonne partie de leur classe politique et médiatique.
Car, hélas, en Suisse comme ailleurs, les dirigeants, les banquiers centraux et les journalistes ont beaucoup de mal à résister aux sirènes du gauchisme international et du mondialisme, et la Suisse est menacée de destruction comme les autres.
Finissons sur une note statistique : les 25 % d'étrangers en Suisse doivent être tempérés par le fait que, contrairement à ce qui se passe dans un pays en forme d'hexagone, la Suisse ne distribue pas sa nationalité aux étrangers comme des bonbons. Il est très difficile, et très long, de devenir Suisse.
Juste pour rigoler : parmi les innombrables personnes physiques et morales qui ont un droit de veto sur une demande de naturalisation, il y a... les voisins du candidat.
Voilà une idée qu'elle est bonne, et dont nous pourrions nous inspirer.
J'espère que toutes ces informations vous donneront de quoi méditer devant votre prochaine tranche d'emmenthal.

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