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dimanche, mars 24, 2019

Espion suisse

Rien que ce qu’il dit de la liseuse suffit à mes yeux à le classer dans la tranche supérieure de l’humanité.































dimanche, août 07, 2016

Petit mais agile et musclé

Depuis à peu près dix ans, je suis persuadé que l’avenir politique est aux petits Etats. La question a déjà été abordée sur ce blog.

Le raisonnement est le suivant : les grosses bureaucraties étaient nécessaires quand l’information était rare et chère, pour centraliser les précieuses données et faire des économies d’échelle dans le traitement de celles-ci. Maintenant que l’information est abondante et quasi-gratuite, le mouvement s’inverse, l’avenir est aux entités capables d’exploiter l’information disponible, donc agiles et réactives, c’est-à-dire petites. D’où les succès de la Suisse, de la Suède, de l’Islande, de Singapour … Et les relatifs échecs des pays plus gros (les pays fédéraux méritent à eux seuls un débat).

Le Brexit, l’indépendance de l’Ecosse, de la Catalogne, de la Corse, me semble dans un certain sens de l’histoire même si j’ai des objections dans chaque cas. Quant à l’UE, c’est évidemment à mes yeux une idée du XIXème siècle portée par des hommes nés au XIX ème siècle, prolongée au XXème siècle par des individus dont la principale caractéristique est de se tromper sur tout avec un aplomb stupéfiant, aucun intérêt.

La seule limite à ce raisonnement est militaire : en général, ce sont les plus grosses armées, donc les plus gros Etats, qui gagnent les guerres. On remarquera que la Suisse et Singapour sont très armés.

Cet article aborde beaucoup de sujets, dont celui-ci :

Olivier Rey : « Le discours sur les droits de l'homme est devenu fou »

C'est moi qui souligne :

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Il est indéniable que ce qu'on appelle aujourd'hui l'élite compte presque exclusivement des ravis de la planétarisation. Cela étant, ces soi-disant dirigeants dirigent très peu : leur rôle est d'accompagner le mouvement, de le favoriser, d'y adapter la société. C'est le sens, par exemple, du «En Marche !» d'Emmanuel Macron. En marche vers quoi ? Peu importe, l'important est d'«aller de l'avant», même si cela suppose d'accentuer encore les ravages. Les lois sociétales participent de ce « marchisme ». Par exemple, la famille à l'ancienne est un des derniers lieux de résistance au mouvement de contractualisation généralisée. Tout ce qui peut la démantibuler est donc bon à prendre, « va dans le bon sens ».

[…]

Politique vient de polis qui, en grec, désignait la cité. Pour les Grecs, les Perses étaient des barbares non parce qu'ils auraient été ethniquement inférieurs, mais parce qu'ils vivaient dans un empire. La politique ne s'épanouit qu'à des échelles limitées, au-delà desquelles elle dépérit. C'est pourquoi le grand argument qui a été seriné aux Européens, que leurs nations étaient trop petites pour exister encore politiquement et devaient transférer leur souveraineté à une entité continentale, où la politique retrouverait ses droits, a été une pure escroquerie. La politique n'a pas été transférée des nations à l'Union européenne, elle s'est simplement évaporée - à vrai dire tel était, sous les «éléments de langage» destinés à le masquer, le but recherché.

La nation mérite d'être défendue parce que c'est la seule échelle où une vie politique existe encore un peu. En même temps, des nations comme la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni sont déjà trop grandes pour que la politique y joue pleinement son rôle. Dans les années 1850, Auguste Comte déplorait l'unification italienne comme un mouvement rétrograde, et pensait qu'à l'inverse, c'était la France qui aurait dû se diviser en dix-sept petites républiques (soixante-dix en Europe). Selon lui, c'était seulement après s'être ancrées dans une vie à cette dimension que les petites patries auraient été à même de se réunir de façon féconde, afin de traiter ensemble les questions qui outrepassent leur échelle.

Aujourd'hui la Suisse, avec ses huit millions d'habitants et sa vie cantonale, est l'État européen où la démocratie est la plus vivace. Et historiquement, les cités de la Grèce classique, entre le VIe et le IVe siècle avant notre ère, ainsi que les cités-États italiennes de la Renaissance (Florence comptait moins de 100 000 habitants du temps de sa splendeur) constituent des réussites inégalées, qui montrent qu'en étant ouvertes sur le monde, des patries de petite taille sont capables de resplendir dans tous les domaines. Le problème est que même si beaucoup de petits États sont préférable à quelques gros, un gros État dispose d'un avantage: il est en mesure d'écraser un voisin plus petit. De là la tendance à la croissance en taille, quand bien même tout le monde, au bout du compte, devrait y perdre.

L'Autrichien Leopold Kohr (lauréat du prix Nobel alternatif en 1983) demeure malheureusement très méconnu. En 1957, dans son livre The Breakdown of Nations, il écrivait: « Il n'y a pas de détresse sur terre qui puisse être soulagée, sauf à petite échelle. […] C'est pourquoi par l'union ou par l'unification, qui augmente la taille, la masse et la puissance, rien ne peut être résolu. Au contraire, la possibilité de trouver des solutions diminue au fur et à mesure que le processus d'union avance. Pourtant, tous nos efforts collectivisés et collectivisants semblent précisément dirigés vers ce but fantastique - l'unification. Qui, bien sûr, est aussi une solution. La solution de l'effondrement spontané».

Les choses étant ce qu'elles sont, je crains qu'il ne faille en passer par de tels effondrements. Quand je dis cela, je me fais traiter de Cassandre. Je rappellerai toutefois que dans la mythologie grecque, les mises en garde de Cassandre étaient toujours fondées, le problème étant que personne ne la croyait. Ainsi, malgré ses avertissements, les Troyens firent-ils entrer le cheval de bois dans leur ville. On ne peut pas dire que cela leur ait réussi. Par ailleurs, si les effondrements qui se préparent ont de quoi faire peur, car ils engendreront de nombreuses souffrances, la perspective n'est pas seulement négative : ils peuvent aussi être l'occasion pour les peuples d'échapper aux fatalités présentes, et de revenir à la vie.
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dimanche, mars 06, 2016

Trahison de la classe dirigeante : en Suisse aussi

Violons la Constitution en toute décontraction

Tout l'Occident est gangréné par cette hyper-classe mondiale nomade dont l'intérêt bien compris git dans la mondialisation alors que l'intérêt des peuples sédentaires est d'être protégé par des frontières.

Cette opposition est irréconciliable. Elle ne peut se résoudre que par la disparition de l'hyper-classe mondiale ou par la disparition des peuples.

Il est donc tout à fait dans l'ordre des choses que l'hyper-classe mondiale bataille férocement, même au petit niveau du cadre supérieur qui envoie ses enfants dans une université américaine,  pour la submersion démographique, le remplacement des sédentaires par les nomades et que, inversement, les sédentaires votent pour d'affreux « populistes ».

On notera d'ailleurs que les affreux « populistes », façon Marine Le Pen ou Ligue du Nord italienne, jettent un voile pudique sur la lutte contre le Grand Remplacement à mesure qu'ils se rapprochent du pouvoir et donc de l'hyper-classe. Choisis ton camp, camarade !

Il me semble que, comme toujours, la vérité sera révélée par les très prosaïques problèmes budgétaires.

L'hyper-classe mondiale vit d'impôts protégés par des frontières qu'elle détruit. Pas de frontières quand il s'agit de faire l'optimisation fiscale des gros mais des frontières bien étanches quand il s'agit de prélever les impôts des petits qui font tourner le capitalisme de connivence. C'est une des interprétations du déchainement monétaire des banques centrales : empêcher les ajustement qui révéleraient les failles du Système mondialisée.

Combien de temps cette contradiction va-t-elle tenir ? Nous vivons une époque passionnante. Peut-être vivons-nous la fermeture d'une parenthèse démocratique de deux siècles et le retour à l'humanité de toujours, la loi du plus fort. Pourquoi l'hyper-classe mondiale pressure-t-elle les peuples ? Parce qu'elle est la plus forte, parce qu'elle a su acheter les peuples avec leur propre argent. C'est dégueulasse ? C'est la vie sans âme. Bienvenu dans un nouveau ancien monde sans conscience ni scrupules.

dimanche, février 14, 2016

Mise en boite du libéralisme suisse

Trouvé ici :



@ jllm | 13 février 2016 à 19:21
Mais quel secteurs sont susceptibles d'embaucher en France quand les coûts de production restent si bas à l'étranger ?

Tous. A condition de baisser radicalement la dépense publique, et donc les impôts et les cotisations "sociales".
C'est marrant comme en France, lorsqu'on évoque les coûts de production, on ne voit que les salaires qui puissent être baissés... et non le coût de l'Etat, qui est pourtant bien supérieur !
Comment fait donc la Suisse pour embaucher dans tous les secteurs, y compris industriels, alors qu'elle a des salaires qui ne sont pas loin d'être les plus élevés du monde ? La réponse est simple : son Etat coûte presque deux fois moins que le nôtre.
Pour ranger différentes bricoles à la maison, j'achète des petites boîtes en plastique fort bien conçues, jolies et remarquablement solides. Elles coûtent une bouchée de pain, et je les trouve en hypermarché. Il ne s'agit pas d'un produit de distributeur ; c'est une marque suisse qui les fabrique. Pas en Chine : en Suisse.
Expliquez-moi donc ce qu'il y a de plus banal, de plus "à faible valeur ajoutée" qu'une boîte en plastique transparent. La "sagesse populaire" (socialiste) voudrait qu'on ne puisse faire fabriquer de tels objets que par des enfants réduits en esclavage, nourris d'épluchures et enchaînés à leurs machines dans je ne sais quel pays de miséreux.
Eh bien non. Il sont fabriqués dans l'un des pays du monde qui paye ses ouvriers le plus cher. Comment est-ce possible ? Parce que la Suisse est un pays "ultra-libéral".

mercredi, septembre 02, 2015

Bob et les immigrés en Suisse

Puisque certains apprécient Bob et qu'il n'a pas de blog, je fais de la copie non autorisée sans aucune honte :




@scoubab00 | 02 septembre 2015 à 13:16
Je signale à nos lecteurs que nos placides voisins helvètes, qui ne font pas partie de l'Union européenne, ont davantage d'immigrés que nous, proportionnellement à leur population bien sûr. Sont-ils aussi "décadents" ? Merci de nous le dire si vous savez - moi j'ai pas l'impression mais bon, l'emmenthal que je déguste souvent est bien d'chez nous. La petite mosquée dans la prairie c'est peut-être mieux qu'une jachère financée par l'opulente Politique agricole commune ?
Je peux volontiers vous renseigner si votre curiosité est sincère.
Le problème que vous évoquez involontairement est celui de l'information tronquée : c'est souvent pire qu'une absence d'information.
Il est exact que la Suisse a une proportion spectaculaire d'étrangers parmi sa population : 25 %.
Il est aussi exact que globalement, la Suisse se porte infiniment mieux que ses voisins de l'Union européenne, et la France au premier chef : chômage presque inexistant, budget excédentaire, dette publique modérée, niveau de vie parmi les plus élevés du monde, goût du travail et de l'ordre, etc.
C'est là qu'est susceptible de commencer la mauvaise foi. Il serait facile d'en conclure : vous voyez bien que l'immigration massive n'est pas un problème, voire constitue la solution !
Car il manque encore la plus grande partie de l'information.
Premièrement : la Suisse est (globalement) un pays libéral, "ultra-libéral" même, pour adopter le vocabulaire de ceux qui prônent l'immigration de masse, en général. Si vous voulez instaurer une politique d'immigration dans un pays, la moindre des contreparties est d'y mener une politique libérale. Nous en sommes loin, en France, où 100 % des partis politiques sont anti-libéraux, et se partagent entre anti-libéraux virulents, anti-libéraux enragés et anti-libéraux ordinaires.
Deuxièmement : la Suisse est (globalement) un pays sécuritaire et conservateur, où on ne plaisante pas avec la loi et l'ordre ni avec l'identité nationale. Là encore, c'est exactement à l'opposé des valeurs de gauche qui inspirent le soutien à l'immigration sans contraintes.
Troisièmement : il y a immigration et immigration. Il y a la bonne et la mauvaise.
L'immigration qui a caractérisé la Suisse depuis la fin de la guerre, c'est une immigration européenne, une immigration de travail et une immigration de chrétiens.
Dans un premier temps, venus des pays pauvres de l'Europe : Italie, Espagne, Portugal.
Dans un deuxième temps, venus des pays européens en voie de paupérisation pour cause de socialisme : la France notamment, mais aussi de pays riches à la faveur de la mondialisation : Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis...
Une dernière frange de la bonne immigration, marginale mais très présente dans les fantasmes socialo-français, est celle des étrangers très riches qui viennent payer des impôts en Suisse au lieu de les payer chez eux.
Tous ces gens-là ont contribué à faire la richesse et la bonne santé de la Suisse.
Et pourtant.
Même ces gens-là, en Suisse, suscitent désormais l'hostilité. Il y a désormais, en Suisse, un véritable racisme anti-français et anti-allemand, dû à une raison simple et légitime : il y a trop de Français et trop d'Allemands en Suisse. Quand votre patron ou votre chef est de plus en plus souvent un Français ou un Allemand, quand des cabinets de recrutement installés sur place par des Français cooptent des Français, le conflit d'intérêt est indiscutable et les Suisses se défendent avec raison.
Vous voyez que le racisme n'est pas simplement une question de "couleur de peau",comme disent les imbéciles et les malhonnêtes. (Comme si les gens refusaient le voisinage des Noirs en raison de leur couleur de peau...)
Mais c'est encore sans aborder la mauvaise immigration, qui a démarré avec les guerres de Yougoslavie. La Suisse, saisie par sa naïveté humanitaire, a admis sur son sol des"réfugiés" balkaniques, pour beaucoup musulmans.
Et ce fut le début de ses ennuis.
Cette immigration, allogène mais déjà ancienne, fut suivie d'une immigration "à la française", d'Arabes, d'Africains et de romanichels. Venus non pas travailler, mais pratiquer la délinquance, et attendre que les Blancs s'occupent d'eux le reste du temps. Un nombre non négligeable étant d'ailleurs... des "Français".
La police, la justice et la presse suisses étant plus honnêtes que leurs homologues français, il est facile de constater que la quasi-totalité de la délinquance, souvent grave, est provoquée par ces mauvais immigrants.
Il y a désormais des "crimes d'honneur" en Suisse, des home-jackings, des hold-up, des cambriolages à la pelle, etc.
C'était absolument inexistant du temps où les immigrants étaient des Italiens et des Espagnols.
Et maintenant, les Suisses se voient imposer des bâtiments entiers accueillant des"demandeurs d'asile" au fin fond de leurs cantons paysans.
Tandis que la contagion islamique fait son oeuvre, que le président de l'association musulmane la plus importante du pays est un Suisse de souche, et que la Suisse connaît, comme tout le monde, ses "enfants" partis faire le djihad en Syrie.
Les Suisses n'étant pas (ou pas tout à fait encore) décadents, ils ont, fort heureusement, porté au pouvoir un parti "raciste", "néo-nazi" et "ultra-libéral", j'ai nommé l'Union du centre (UDC).
Votre fameuse "petite mosquée dans la prairie" a été refusée par les Suisses, qui, avec bon sens, ont interdit chez eux les minarets par référendum. Aux hurlements de l'oligarchie internationale, et d'une bonne partie de leur classe politique et médiatique.
Car, hélas, en Suisse comme ailleurs, les dirigeants, les banquiers centraux et les journalistes ont beaucoup de mal à résister aux sirènes du gauchisme international et du mondialisme, et la Suisse est menacée de destruction comme les autres.
Finissons sur une note statistique : les 25 % d'étrangers en Suisse doivent être tempérés par le fait que, contrairement à ce qui se passe dans un pays en forme d'hexagone, la Suisse ne distribue pas sa nationalité aux étrangers comme des bonbons. Il est très difficile, et très long, de devenir Suisse.
Juste pour rigoler : parmi les innombrables personnes physiques et morales qui ont un droit de veto sur une demande de naturalisation, il y a... les voisins du candidat.
Voilà une idée qu'elle est bonne, et dont nous pourrions nous inspirer.
J'espère que toutes ces informations vous donneront de quoi méditer devant votre prochaine tranche d'emmenthal.

mardi, février 11, 2014

Quelques mots à propos du référendum suisse sur l'immigration

Alarme suisse

Leçons du 9 février

L'aveu : l'Europe n'est pas démocrate

D'autres ayant écrit mieux que moi, je ne vais guère insister :

1) les «élites» dirigeantes sont unies dans une pensée unique, il n'y a plus d'alternance politique véritable. ils ont tous les mêmes idées, à quelques nuances près. Idées qui ne sont pas, et de très loin, celles des peuples.

La démocratie représentative est morte puisque les représentants ne représentent plus rien que leur caste et non leurs mandants.

C'est pourquoi tout referendum en France est repoussé à une date ultérieure car, quelque soit le sujet, il serait une occasion de constater, comme en 2005, le fossé entre la classe jacassante et le peuple, c'est-à-dire la mort de la démocratie représentative, qui justifie pourtant l'existence de la classe jacassante.

Ce phénomène n'est pas circonscrit à la France ni même à l'UE;, puisque la Suisse est touchée.

2) Le fossé des idées débouche sur un fossé politique et social. Il y a «eux» et «nous». «Nous» les détestons. «Ils» nous méprisent.

Concrètement, le référendum suisse n'aura quasiment aucune conséquence pratique : «ils» s'entendront, des deux cotés de la frontière, pour vider le vote populaire de sa substance lors de la transposition.

3) Cette situation de blocage est conflictuelle : «ils» aimeraient se débarrasser de nous (c'est le Grand Remplacement) et «nous» aimerions nous débarrasser d'eux (c'est l'incantation «ça va péter»).

Or, je pense que cette situation de blocage est pérenne. Rien ne va péter et nous n'allons pas être remplacés tout de suite. La situation va donc continuer à pourrir et à se dégrader.

Nous sommes assez dans la situation du Meilleur des mondes.

dimanche, octobre 20, 2013

Ce «modèle social» que le monde entier nous envie ... presque

Sécu : les transfrontaliers manifestent pour leur système dérogatoire.

Sondage après sondage, les Français se disent persuadés d'avoir le meilleur système de santé du monde. Comment peuvent-ils affirmer cela, puisqu'ils ne connaissent pas les autres systèmes de santé autrement que par des racontars de journaleux ?

Justement, quand des Français connaissent vraiment un autre système des santé, comme les transfrontaliers qui travaillent en Suisse, c'est l'autre système qu'ils préfèrent.

Alors pourquoi les Français affirment-ils sans raison l'excellence de notre système ? Pour se rassurer. Tout ce qui touche à la santé est anxiogène, alors on a peu de mal à se dire qu'on va être soigné dans un système fou, kafkaïen, soviétique.


dimanche, août 11, 2013

Pour réparer un oubli

Un hommage que j'aurais du rendre hier :

L'horreur aux Tuileries

On notera la réaction particulièrement mesquine des autorités françaises. Elles sont belles, les «valeurs républicaines» !

dimanche, novembre 04, 2012

«Mariage homosexuel» : pas de «débat», un référendum

Sur le «mariage homosexuel», pas de pseudo-débat qui est toujours dans la main des medias gauchistes. Un référendum.

Je sais que cela pose un problème juridique : cette question n'est pas dans le cadre défini par la loi pour le référendum. Mais allez donc expliquer aux Français qu'on ne peut pas leur poser la question parce que la loi l'interdit. Ils vous diront de changer cette loi.

Ma conviction politique est claire : la démocratie est un système très imparfait, et c'est sous sa forme représentative qu'il a le plus d'inconvénients. Je suis pour la monarchie, mais comme je n'y crois pas dans un avenir proche, la forme politique vraisembable qui me paraît la moins mauvaise est la démocratie directe.

Des référendums souvent et sur tous les sujets.

Même si le peuple est susceptible de bien des égarements, je lui crois plus de bon sens et plus de patriotisme qu'à la classe jacassante politico-médiatique. Sur dix référendums, il y en aura peu-être quatre dont les résultats seront idiots. C'est un ratio bien meilleur que les décisions prises par notre classe prétendue éclairée.

Le fond du problème, c'est que dans nos politiciens qui n'ont que le mot démocratie à la bouche, bien peu font confiance au peuple français, peut-être aucun, et j'en soupçonne beaucoup, notamment à gauche, de le détester purement et simplement.







mardi, juillet 03, 2012

Discours de politique générale de JM Ayrault




J'ai déjà écrit que nous nous suicidons par le socialisme, je ne vais pas me répéter, je vous renvoie à ce billet :

France : le suicide par le socialisme

Tout de même, un contre-exemple du suicide par le socialisme, la prospérité par l'innovation (socialisme et innovation sont incompatibles), tout près de chez nous : la Suisse.

dimanche, juillet 24, 2011

La Grande-Bretagne, la nouvelle Suisse ?

A euro crisis... but also an opportunity for Britain

Daniel Hannan propose une stratégie qui, si j'étais grand-breton, m'intéresserait fort :

> la Grande-Bretagne a une vocation naturelle à être le refuge de ceux qui fuient la crise de l'Euro. Or, cette place est prise par la Suisse. Pourquoi ? Parce que la Grande-Bretagne est corsetée par trop de traités européens.

> les mécanismes mis en place pour sauver l'Euro sont illégaux au regard des traités existants.

> la Grande-Bretagne se sert de cette illégalité pour obtenir la levée des contraintes qui la gênent : «OK, je ferme les yeux sur vos magouilles mais, en contrepartie, vous me déliez de telle, telle et telle obligation».

Le problème de cette idée, pas mauvaise du point de vue britannique, c'est qu'une fois qu'on a mis sur la table l'argument de l'illégalité du sauvetage de l'Euro, même comme simple menace, on ouvre la boite de Pandore.

Il est vrai que le problème pourrait être définitivement réglé par les Allemands : si, comme il n'est pas impossible, la cour constitutionnelle de Kralsruhe déclare le sauvetage de l'Euro illégal, tout l'édifice européiste s'écroule.