mardi, février 11, 2014

Quelques mots à propos du référendum suisse sur l'immigration

Alarme suisse

Leçons du 9 février

L'aveu : l'Europe n'est pas démocrate

D'autres ayant écrit mieux que moi, je ne vais guère insister :

1) les «élites» dirigeantes sont unies dans une pensée unique, il n'y a plus d'alternance politique véritable. ils ont tous les mêmes idées, à quelques nuances près. Idées qui ne sont pas, et de très loin, celles des peuples.

La démocratie représentative est morte puisque les représentants ne représentent plus rien que leur caste et non leurs mandants.

C'est pourquoi tout referendum en France est repoussé à une date ultérieure car, quelque soit le sujet, il serait une occasion de constater, comme en 2005, le fossé entre la classe jacassante et le peuple, c'est-à-dire la mort de la démocratie représentative, qui justifie pourtant l'existence de la classe jacassante.

Ce phénomène n'est pas circonscrit à la France ni même à l'UE;, puisque la Suisse est touchée.

2) Le fossé des idées débouche sur un fossé politique et social. Il y a «eux» et «nous». «Nous» les détestons. «Ils» nous méprisent.

Concrètement, le référendum suisse n'aura quasiment aucune conséquence pratique : «ils» s'entendront, des deux cotés de la frontière, pour vider le vote populaire de sa substance lors de la transposition.

3) Cette situation de blocage est conflictuelle : «ils» aimeraient se débarrasser de nous (c'est le Grand Remplacement) et «nous» aimerions nous débarrasser d'eux (c'est l'incantation «ça va péter»).

Or, je pense que cette situation de blocage est pérenne. Rien ne va péter et nous n'allons pas être remplacés tout de suite. La situation va donc continuer à pourrir et à se dégrader.

Nous sommes assez dans la situation du Meilleur des mondes.

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