samedi, mai 20, 2017

La beauté de la France

Philippe de Villiers insiste, à très juste titre, sur la préservation de la beauté comme argument majeur des conservateurs. C'est aussi un vecteur d'intégration.

Si nous versons trop dans l'intellectualisme, nous ne convaincrons personne.

La France est belle comme le sont peu de pays (en fait, je pense « aucun » mais je n'ose pas l'écrire). Quelques pays, qui se comptent sur les doigts d'une main, sont aussi variés mais aucun n'est aussi concentré.







En regardant vers le pays de France,
Un jour m’advint, à Douvres sur la mer,
Qu’il me souvint de la douce plaisance
Que je soulais au dit pays trouver ;
Si commençai de cœur à soupirer,
Combien certes que grand bien me faisoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Je m’avisai que c’était non savance
De tels soupirs dedans mon cœur garder,
Vu que je vois que la voie commence
De bonne paix, qui tous biens peut donner ;
Pour ce, tournai en confort mon penser ;
Mais non pourtant mon cœur ne se lassoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Alors chargeai en la nef d’Espérance
Tous mes souhaits, en leur priant d’aller
Outre la mer, sans faire demeurance,
Et à France de me recommander.
Or nous donn’ Dieu bonne paix sans tarder !
Adonc aurai loisir, mais qu’ainsi soit,
De voir France que mon cœur aimer doit.
Paix est trésor qu’on ne peut trop louer.
Je hais guerre, point ne la dois priser ;
Destourbé m’a longtemps, soit tort ou droit,
De voir France que mon cœur aimer doit !




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