dimanche, octobre 01, 2017

Catalogne : les guerres modernes sont informationnelles

Gengis Kahn se souciait assez peu de faire la propagande de ses conquêtes.

Et pourtant ... L'Espagne est sur le point d'être disloquée comme aucune guerre n'a pu le faire. La Grande-Bretagne est sous la même menace. Après-demain, peut-être la France. Quant aux problèmes que pose la sécession de l'Ukraine à la Russie, il est superflu de s'y étendre.

Tout cela, ces défaites sans (presque) un coup de feu, ce sont d'abord des guerres informationnelles perdues.

Le gouvernement espagnol, s'il s'y était pris à temps, aurait pu essayer de faire passer les indépendantistes catalans pour ce qu'ils sont : d'insupportables trotsko-bolcho (il ne fait pas bon vivre en Catalogne et être opposé à l'indépendance), des bobos bourgeois (pléonasme) qui ne veulent pas partager, voire des agents de l'étranger (je ne comprends pas que la Chine et la Russie ne luttent pas plus ardemment contre George Soros et son orchestre).

Au lieu de cela, ce sont les indépendantistes qui ont pris la haute main médiatique.

Les gouvernements, malgré toute leur puissance matérielle, sont parfois d'une naïveté confondante.

A l'inverse, on voit en Syrie que guerre informationnelle et guerre physique sont liées : l'image médiatique d'Assad n'est pas positive, mais elle s'est nuancée avec les victoires remportées avec l'aide des Russes.

Dans la guerre informationnelle, on peut renverser la vapeur si la défaite n'est pas consommée, mais il faut se battre. Le papier (que je n'arrive même pas à retrouver) de l'ambassadeur d'Espagne dans le Figaro arrive bien tard.

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