lundi, mars 12, 2018

Ca Trump toujours plus les abrutis

L'annonce d'une possible rencontre de D. Trump et de Kim Jong-Un n'aura surpris que les malheureux qui ne lisent pas ce blog.

Cela fait des mois que je vous répète que Trump a probablement une stratégie mais que je n'arrive pas à la discerner tant il brouille les cartes mais que, en tout état de cause, ceux qui le prennent pour un imbécile ou un fou sont les dupes de ses talents de manipulateur.

Il a le potentiel pour être le meilleur président américain depuis Reagan et l'homme des bonnes surprises (pour les Américains).

Donald Trump et Kim Jong-un : un barrage pour le Pacifique


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Sur le plan international, il a indiqué être prêt à travailler avec Vladimir Poutine. Et il attend sûrement la réélection de celui-ci, en ce mois de mars, pour reprendre le fil de la relation. C’est sans doute la raison pour laquelle il hésite sur la situation en Syrie où la Turquie (membre de l’Otan…) malmène les alliés kurdes (YPG) des Etats-Unis en envahissant le territoire syrien et en bombardant les civils. D’ailleurs, le président Trump avait annoncé que l’Otan n’avait plus sa raison d’être… Si, dans la grande négociation qui est en cours, il a la certitude que l’Otan budgétivore ne sert plus à rien car il aura trouvé un deal avec la Russie, il mettra en sommeil cette relique de la guerre froide et, comme il l’a annoncé, utilisera les économies ainsi faites pour redonner à la recherche industrielle militaire les moyens et les commandes colossales qui permettront de donner à son pays une grande suprématie géostratégique sur la Chine.

Pour Donald Trump, en effet, si l’Europe est une concurrente qu’il va affaiblir en l’obligeant à plus dépenser pour sa défense, sa vraie rivale est la Chine. Il veut régler assez vite la question du Moyen-Orient pour ne plus avoir à y consacrer son énergie. Il sait que la Russie pourra l’aider à cantonner les velléités de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire (si proche des frontières russes) et que la Turquie n’intéressera plus personne sitôt la Syrie en voie de normalisation. Dans ce nouveau Yalta qui s’esquisse c’est le Pacifique qui lui importe. Et il a bien l’intention d’y contrer l’expansionnisme chinois, son véritable objectif.

Contre la Chine il a déjà gagné la première et la deuxième manche géostratégique : en anéantissant le marché transpacifique et en devenant, via Séoul, celui qui aura créé une fêlure entre Pyongyang et la Chine. Certains commentateurs sont tellement – et ridiculement – anti-Trump qu’ils imaginent que ce serait une victoire et un bénéfice attribuable à la Chine que d’avoir rapproché Kim Jung-un et Donald Trump. Il n’en est rien: la Chine perdrait une monnaie de menace et d’échange en perdant la main sur la Corée du Nord. Du coup, aux mesures protectionnistes qu’il prendra sur le plan commercial, la Chine ne pourra guère riposter car si ses entreprises perdaient le marché américain il en résulterait un marasme économique, puis des troubles politiques dans l’Empire du Milieu. En 2020, trois générations après la victoire du communisme, la Chine entrera dans une période sensible comparable à celle de l’URSS en 1990.

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En résumé : ne sont surpris que ceux qui limitaient leur compréhension du projet Trump aux facéties destinées à son électorat populaire, qu’il rassure ainsi. Il est au contraire extrêmement facile de le comprendre (voire d’être admiratif) : encore une fois, tout ce qu’il fait avait été annoncé. Encore fallait-il observer et réfléchir. Quant à Emmanuel Macron, c’est l’anti-Trump. Il dit et n’agit pas au fond. Et rien de ce qu’il fait n’avait été annoncé. Grand Chambellan du système, il n’en changera rien, le conduisant inévitablement ainsi à sa perte. La France perd une occasion unique (après le Brexit) de suivre le brise-glace Trump et de promouvoir la reconstruction d’une vraie, libre et forte Europe des nations, à la place de feu celle de Bruxelles.
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Je pense que des petits merdeux sur-diplomés qui pètent plus haut que leur cul, à la Macron, Trump a du en rencontrer treize à la douzaine dans sa vie de promoteur immobilier.

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